SCHELLING L'AVENIR DE LA RAISON - RATIONALISME ET EMPIRISME
ROUX ALEXANDRA
DU FELIN
22,00 €
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EAN :9782866458416
Au tournant des années 1820-1830, Schelling découvre au sein de la philosophie deux grandes tendances à l'oeuvre : une tendance "négative" à rendre intelligible le réel en fonction de la nécessité des lois de la pensée, une tendance "positive" à y voir au contraire le fait d'un acte libre. Scrutant cette différence, il finit par montrer qu'elle implique de scinder la philosophie même en une philosophie qui fait intervenir uniquement la raison et une philosophie où la raison se laisse instruire par l'expérience. Le présent livre propose une interprétation nouvelle de ce moment crucial mais méconnu de la pensée moderne où Schelling accomplit, tout en le dépassant, l'idéalisme allemand. On y montre qu'il suspend l'avenir de la raison à un dédoublement de la philosophie qui implique de confier la réalisation des deux philosophies à un rationalisme et à un empirisme totalement inédits. Dans le rationalisme, la raison opère seule jusqu'à produire l'idée d'un principe absolu libre de poser le monde ; dans l'empirisme, elle prouve l'existence du principe par ses oeuvres effectives que sont successivement les faits de la nature et ceux de la conscience comme conscience religieuse. Ainsi, loin de produire le désespoir de la raison, Schelling montre au contraire que la raison se donne à elle-même un avenir en se différenciant.
Date de parution
24/03/2016
Poids
370g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782866458416
Titre
SCHELLING L'AVENIR DE LA RAISON - RATIONALISME ET EMPIRISME
Auteur
ROUX ALEXANDRA
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
370
Date de parution
20160324
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En faisant librement son profit des traités de Descartes sur L'Homme et les Passions de l'âme, Malebranche est l'inventeur d'une conception nouvelle de l'imagination : sans elle point de passions, dans lesquelles en effet elle donne toute sa mesure, y compris en ce sens qu'elle permet aux passions de se communiquer. Si l'imagination est bel et bien " cette folle qui se plaît à faire la folle ", c'est en vertu d'un jeu de la machine elle-même que la nature impose. Imaginer suscite toutes sortes d'habitudes : de là l'usage des langues, mais de là également cette facilité que donnent à la pensée les idées familières. Le brouillage des unions ayant serré les liens de l'âme avec le corps, libre cours est donné à l'imagination : de là tous ses désastres, depuis la transmission de la concupiscence jusqu'à celle des erreurs et des bizarreries. Mais si elle est " cette folle qui se plaît à faire la folle ", notre imagination n'en demeure pas le lieu et l'instrument d'une porosité qui fait le lien social.
Résumé : Dans l'Exposé de la philosophie rationnelle pure professé par Schelling dans les années 1847-1852, Malebranche est présenté comme un jalon majeur de l'histoire des conquêtes remportées graduellement par la raison moderne : pour avoir eu l'audace de désigner Dieu même par le seul mot de "l'Etre", il aurait su donner son vrai nom au concept suprême de la raison. Schelling propose toutefois une critique perspicace de son ontologie, critique qu'on a voulu mettre ici à l'épreuve des textes de Malebranche. Elle engage en effet des questions décisives pour la compréhension de la métaphysique du philosophe français :1) Que faut-il que soit Dieu pour que l'idée de "l'être" suffise à le penser ? 2) Si cette idée est celle de l'être "en général", l'ontologie de Malebranche ne prend-elle pas le risque de parler abstraitement de la Divinité, en outre d'être univoque ? 3) Comment Dieu peut-il bien être incompréhensible s'il est seulement celui qui comprend en lui-même tous les intelligibles ? 4) En quel sens sa substance est-elle participable par les êtres qu'il crée. et d'où lui vient au juste cette possibilité qu'elle a depuis toujours d'être participée ?
Pour la connaissance, la mort constitue l'abîme le plus redoutable qui soit. Le poète, en la personne de Yeats, le sait fort bien qui écrit : " l'homme a créé la mort ". Que dira-t-on de plus ? Précisément que parler de la mort, c'est une certaine manière pour l'homme de parler de lui-même. Il s'agira de reconnaître dans la mort cette question inouïe et affectante qui se soulève en l'homme encore vivant parmi les vivants et les morts. A première vue, elle doit commencer par se poser pour le moi. L'histoire de la philosophie elle-même atteste une tendance à privilégier le point de vue de l'ipséité sous les espèces du sujet philosophique. Mais pour parvenir au faîte et au fondement d'elle-même, la question de la mort se pose inévitablement pour autrui. L'expérience éthique doit pouvoir trouver ici sa place, sans prétendre néanmoins s'approprier toute la question elle-même. Dans ses plus hautes expressions, la mort finit par se savoir " à fond " (comme le dit à nouveau le poète), en découvrant qu'elle est l'affection d'une pesanteur, d'une finitude ontologique soufferte d'abord pour autrui dans un irréductible mouvement de " transascendance "...
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
Odile de Vasselot a 18 ans lorsque les Allemands envahissent la France. Convaincue dès le début du conflit de la nécessité de résister, elle est orientée vers des réseaux qui, bien qu'animés en grande partie par des civils, ont des objectifs militaires. A partir de 1942, elle est mise en contact avec deux vastes réseaux antinazis oeuvrant en Belgique, en France et en Espagne. Odile de Vasselot est d'abord agente de liaison pour le service de renseignement Zéro, puis sert, au sein du réseau Comète. comme convoyeuse de pilotes anglais rescapés des batailles aériennes, des opérations à haut risque et très mouvementées menées depuis le territoire belge. C'est en brossant le portrait de ses compagnons d'armes portés par leur courage, leur modestie et leur ténacité que l'autrice nous fait revivre une phase essentielle de la Résistance.