
La compagnie des invasives
Les invasives entretiennent une relation compliquée avec les humains. Soigneusement collectées aux antipodes et acclimatées pour orner nos jardins ou nos intérieurs, elles nous tiennent sous leur charme tant qu'elles demeurent à ces places assignées. Mais il arrive qu'elles se libèrent de l'influence humaine, pour achever dans la nature leur course forcée autour de la planète. A l'aise dans les milieux perturbés par nos activités, elles s'y étalent au point de modifier le paysage. Alors, les anciens objets végétaux du désir deviennent des objets de rebut. Et même si des voix s'élèvent pour réhabiliter ces envahisseuses, notre représentation dominante de la nature, nourrie d'éco-anxiété, nous crispe sur une démarche d'éradication purificatrice, censée juguler le "métissage" en cours de la biodiversité. Pourtant, loin d'être à l'origine de la crise environnementale, les plantes invasives viennent plutôt la conclure. Robinier, ailante, renouée du Japon, buddleia, oponces de la région méditerranéenne... Marianne Roussier du Lac attire notre attention sur ces mal-aimées de notre environnement familier. Et révèle le rapport trouble que nous entretenons au vivant.
| EAN | 9782746527645 |
|---|---|
| Titre | La Compagnie des invasives. Sur les chemins de la nature ordinaire |
| Auteur | Roussier du Lac Marianne ; Tassin Jacques ; Rousse |
| Editeur | POMMIER |
| Largeur | 134 |
| Poids | 188 |
| Date de parution | 20240320 |
| Nombre de pages | 156,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Sullivan et les ciels de feu des soirs de la savane
Roussier Clément ; Pedretti AllegraSullivan a beau être né dans le Grand Nord, il ne rêve qu'à l'Afrique. Tout ça à cause des histoires que le vieux George lui a racontées et d'une phrase qu'il entend résonner en lui depuis sa naissance : Il existe quelque part. Qu'est-ce qui existe ? Où cela existe-t-il ? Il l'ignore. Pour le découvrir, il va quitter les siens et s'en aller sur les routes du monde, là où la vie n'est qu'Aventure et rencontres...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,50 € -

HENRIETTE GROLL
DALLOZ/ROUSSIERLa peinture ne se fait avec rien d'autre que de la couleur, et son pouvoir secret, et la vie sous sa forme la plus pure, la plus périssable, sa forme plastique. Il faut et il suffit d'être amoureux d'une forme et de deux tons pour commencer à peindre. La couleur peut être poétique, mais malgré le peintre, je veux dire malgré sa volonté consciente. " Henriette Gröll. Henriette Gröll (1906-1996) a traversé un siècle de peinture, un siècle d'écriture. Personnage flamboyant, elle a côtoyé les grands de la vie culturelle. André Malraux, Max Jacob, Jules Supervielle, Léon-Paul Fargue, François Mauriac... se réunissaient autour d'elle dans son fameux salon littéraire de la rue des Beaux-Arts à Paris. Entre les hommes de plume et la retraite silencieuse propre à la création, Henriette Gröll vivait sa passion. " La peinture ne se parle pas, elle se fait " dit-elle en 1956. Héritière de Manet, Valadon et Derain, amie de Zadkine, Maillol, Marval, son inspiration vient de la nature, de la terre - sa terre, le Dauphiné -, des êtres peuplant son univers qu'elle peint ou dessine. Et la couleur, toujours la couleur qui envahit l'espace de la toile avec une sensualité intemporelle. " Par la peinture, donner un coup de frein à la marche du monde, arrêter le temps. Par le tableau, fabriquer de petites enclaves d'éternité " écrit Pierre Boncompain. François Roussier et Guillaume Dalloz nous font découvrir une grande dame de la peinture et une femme habitée par la poésie, la littérature et la musique.EpuiséVOIR PRODUIT38,00 € -

Des cadres dans la mondialisation. De la guerre économique à une économie de paix
Ledouble Philippe ; Chergé Hubert de ; Roussier SoComment trouver un juste positionnement entre une dénonciation sans nuance de la mondialisation et une acceptation passive des phénomènes d'injustices et de violences qu'elle peut entraîner ? Quelle place donner à l'homme, entre les exigences de rentabilité et la nécessité d'une croissance économique qui serve la paix mondiale ? À partir de cas concrets comme la gestion de plans sociaux, le dialogue avec les syndicats ou les représentants des actionnaires, la reconversion de territoires, la gestion de crise, l'utilisation de la finance ou la rencontre de la pauvreté, des cadres parfois soumis à des cas de conscience difficiles développent une nouvelle pratique de la mondialisation. Les auteurs mettent en évidence des repères pour une économie explicitement au service de l'homme. Les concepts présentés ouvrent des perspectives qui permettent de passer de la guerre économique à une économie de paix, intérieure et collective. Ce livre intéresse tous ceux qui sont confrontés dans leurs responsabilités professionnelles aux enjeux et aux questions liés au développement de la mondialisation. Il est destiné à nourrir le débat et la réflexion.EpuiséVOIR PRODUIT22,80 €
Du même éditeur
-

Une écologie du bonheur
Lambin EricDéfendre l'environnement revient-il à défendre notre bonheur? Quelques pays ouvrent la voie ? Costa Rica, Bhoutan ? avec des programmes de développement novateurs. Il n'empêche, le tableau reste sombre: l'homme est déjà sévèrement séparé de la nature et il existe un clivage immense entre pays riches et pays pauvres. Les conséquences de ce double constat: émergence de nouvelles maladies ainsi que de nouvelles sources d'insécurité pourraient en être les premiers symptômes. Cet ouvrage offre une synthèse claire, remarquablement documentée, de l'interaction entre le bonheur humain et l'environnement. Il témoigne de l'importance pour l'homme des satisfactions émotionnelles et spirituelles qu'il éprouve au travers de l'expérience de son appartenance au monde naturel.EpuiséVOIR PRODUIT9,50 € -

Le temps qu'il fait
Brundle Harriet ; Rumbelow MattEn 10 chapitres, ce documentaire graphiquement innovant, aux illustrations simples (pictogrammes/infographie), propose l'essentiel à savoir sur le temps : la pluie, la neige, le vent, les nuages, les orages, les saisons, mais aussi le climat, le cycle de l'eau, ou encore les prévisions météo. Le tout complété par un glossaire et une activité à réaliser. Un documentaire idéal pour les enfants avec des textes simples et des illustrations claires.EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

LES MARCHANDS DE DOUTE
CONWAY/ORESKESRésumé : "Notre produit, c'est le doute." Les lobbies industriels (industrie du tabac, de l'énergie, du pétrole...) ont, à coup de milliards de dollars, élaboré une stratégie destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale qui aurait pu nuire à leurs intérêts. Une stratégie toute simple, qui a consisté à nier en bloc les preuves scientifiques de la dangerosité du tabac, du DDT, de la réalité du trou de la couche d'ozone, des atteintes environnementales des pluies acides... Discréditer la science et les scientifiques, semer la confusion : grâce à l'aide d'un petit groupe d'"experts indépendants" et de médias naïfs ou complaisants, cette stratégie a fonctionné et fonctionne toujours. Pour preuve : le réchauffement climatique ? l'enjeu le plus important pour la planète et ses habitants ? continue, en dépit des innombrables travaux menés à son sujet, en dépit de ses effets qui commencent à se faire sentir, d'être taxé de... gigantesque supercherie. Enquête aussi implacable qu'incroyable, ce quasi thriller témoigne de l'importance des faits scientifiques dans le débat public, et conduit à s'interroger sur la vulnérabilité de la société mondiale ? la tactique, rodée outre-Atlantique, s'exportant bien ? face aux "marchands de doute".EpuiséVOIR PRODUIT26,00 € -

La Guerre mondiale
Serres MichelOuverturePendant mon enfance, l'adolescence et le premier âge adulte, cinq à six guerres ont blessé ma formation et mes débuts dans la vie. Cette saignée du corps et de l'âme a duré de si longues années que je ne puis méditer sur ces conflits sans une émotion dont parfois l'intensité risque de déformer les faits, ici, mais les vivifie. Je parlerai de ce que j'ai vu, vécu et ressenti jusqu'à une souffrance dont je n'ai pas toujours conscience de la cruauté. Je pense, j'agis, je mourrai marqué de ce fer rouge, d'abandons certes, mais d'abord de violence et de meurtres.Premier jourRarissime en nombre, ma génération eut la chance simple de naître, puisque la précédente, par millions, avait pratiquement disparu dans la boucherie des tranchées, en 14-18; souffreteux, mon père avait été gazé à Verdun; athée, il s'était converti, dans l'enfer, sous les éclats des schrapnells et le tonnerre de la Bertha, parmi des jonchées de cadavres. Il ne voulut jamais parler de ce fragment de sa vie. Dans son collège, seule ma mère se maria, ses autres amies, promises blanches, pleurant toutes la perte d'un parrain, d'un fiancé ou ami possibles dans le tas de ce charnier. Le long de Garonne où je passai mes années d'attente, hors de notre habitat seulement jaillissaient des enfants piaillants; les maisons voisines abritaient de jeunes et de vieilles veuves, fantômes solitaires, lents, silencieux, vêtus de noir. Les champs alentour de la ville restaient en friches, faute de cultivateurs, socs, jougs et granges en déshérence.Gaie de l'électricité nouvelle, Paris, capitale culturelle, littéraire, musicale, chansonnière... s'amusait, dit-on; la province, la campagne, hagardes, se taisaient entre billons et sillons, car sa jeunesse paysanne dormait, dépenaillée en guenilles de fantassins, sous des stèles parallèles alignées jusqu'à l'horizon. Nous n'évaluons jamais la drogue narcotique de la question: qui va gagner? Ou la torpeur narcissique de l'avoir emporté. Oui, Paris avait gagné la guerre, dite Grande, et s'adonnait à la fête, alors que le peuple de France avait perdu ses jeunes et ses mâles; cette foule du silence haïssait déjà la violence, la politique désuète et la cruauté délirante de l'Histoire. Elle refusa l'affrontement de 39 et fuira tout autre massacre à venir. Elle a payé à jamais pour sa paix.Car la guerre de 14 connut d'abominables tueries.Mes premiers souvenirs datent de 1936, où, vers mon Sud-Ouest natal, affluèrent d'Espagne des réfugiés, rouges et blancs mêlés, dont une seule et même voix, proche de notre patois, racontait des atrocités, tortures extrêmes et sophistiquées, cadavres, froid et famine, insupportables à l'enfance. Il fallut les nourrir, les panser, les loger, leur trouver du travail. Leur guerre civile avait atteint un degré de barbarie analogue à celui dont j'avais failli ne pas naître.Car la guérilla d'Espagne connut d'abominables tueries.(...)Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER7,90 €
De la même catégorie
-

Qu'est-ce qu'une plante ? Essai sur la vie végétale
Burgat FlorenceLa révision bienvenue et nécessaire de l'anthropocentrisme se paye aujourd'hui d'une tendance à la confusion et à l'indistinction. Ce règne de l'indistinction franchit avec les plantes aimantes et souffrantes une limite que rien n'autorise à franchir. Les plantes ne souffrent pas ; la souffrance est une expérience vécue par un corps propre. Et elles ne meurent qu'en un sens très relatif. Théophraste, déjà, remarque qu'un "olivier qui avait été un jour complétement brûlé reprit vie tout entier, corps d'arbre et frondaison". Or, mourir en un sens relatif n'est pas mourir, car la mort est la fin absolue et irréversible de tous les possibles. Un animal, ou un humain, est soit vivant soit mort. L'inépuisable variété des plantes, la beauté de la moindre fleur sauvage au bord des routes, la magie de ce qui sourd d'une graine sèche, offrent l'image d'une vie tranquille, une vie qui ne meurt pas. Cette vie qui ne meurt que pour renaître est le contraire d'une tragédie. Eblouis par les découvertes sur la communication chez les végétaux, nous avons tendance à tout penser sur le même plan. Florence Burgat propose une phénoménologie de la vie végétale qui met au jour la différence radicale entre ce mode d'être et le vivre animal et humain.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,50 € -

L'herbier d'Emilie Vast. Petite flore des bois d'Europe
Vast EmilieAprès un herbier consacré aux feuillus d'Europe, voici le nouvel herbier d'Emilie Vast sur la petite flore des sous-bois d'Europe. A la fois petit traité de botanique et beau livre d'images, il met en regard une plante avec la découpe de sa feuille, de son fruit et de sa graine. Mythologie, histoire et fonction de ces plantes des sous-bois d'Europe sont également évoquées dans cet objet poétique à usage pratique. Le premier herbier d'Emilie Vast a obtenu la mention du prix "non fiction" du Bologna Ragazzi Award 2010.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER17,00 € -

Les bases de la botanique de terrain. Familles et genres des plantes à fleurs d'Europe tempérée
Lüder Rita ; Champion Emmanuelle ; Terrisse JeanUn ouvrage de référence unique et sans équivalent, idéal pour s'initier en profondeur à l'observation sur le terrain. Plus de 800 pages pour identifier 80 familles de plantes, 60 genres et plus de 600 espèces.En stockCOMMANDER49,90 € -

Dans la peau d'une plante. 70 questions impertinentes sur la vie cachée des plantes
Lenne CatherineFleur d'un jour, chêne millénaire, brin d'herbe, arbre majestueux : à la ville, au jardin, en promenade, les plantes nous entourent. Mais sait-on vraiment comment elles vivent ? En 70 questions impertinentes, Catherine Lenne vous transporte dans la peau d'une plante : sa vie sexuelle, sa vie sociale, ses problèmes de poids, ses voyages, rien ne vous échappera ! Guidé par une enseignante-chercheuse tombée amoureuse des plantes il y a plus de vingt ans, vous apprendrez que les plantes ressentent les caresses, qu'elles bougent de vrais mouvements, qu'elles savent parler aux insectes et mille autres choses étonnantes encore... Facile à lire, scientifiquement irréprochable, ce livre comblera tous les curieux de nature et de connaissance, avec une mention spéciale pour les amateurs de fleurs et de forêts.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER23,00 €
