La fabrication du papier dans la France des Lumières. Les Montgolfier et leurs ouvriers, 1761-1805
Rosenband Léonard ; Parent Emmanuel ; Van Ruymbeke
PU RENNES
20,00 €
Impression à la demande
EAN :9782753500846
Huit ans avant la Révolution, la papeterie de Vidalon-le-Haut fut le théâtre d'une grève violente et d'un lock-out victorieux. Ce conflit social, fruit de l'antagonisme entre les maîtres papetiers et leurs compagnons, bénéficia finalement aux Montgolfier, propriétaires et gérants de la fabrique. Le lock-out de 1781 leur fournit l'occasion de former un nouveau type d'ouvrier, un employé malléable, et de transformer le cadre traditionnel de la manufacture en un théâtre de l'innovation technique. L'histoire que nous brosse La fabrication du papier dans la France des Lumières. Les Montgolfier et leurs ouvriers, 1761-1805 part de l'atelier et des réalités du monde ouvrier. Ce faisant, Leonard N. Rosenband nous propose une étude approfondie de l'activité papetière à la fin du XVIIIe siècle. Ilexplique comment le papier était fabriqué, décrivant l'outillage, les techniques, les matières premières et les flux saisonniers du métier. Il explore en même temps les nombreux conflits et arrangements qui ont ponctué les relations entre maîtres et ouvriers. Dressant un tableau fascinant des mutations techniques qui ont affecté l'industrie du papier, il montre comment celles-ci ont transformé un système de production très élaboré et établi depuis longtemps. Les archives Montgolfier représentent une source d'informations étonnamment riche, retraçant jour après jour les procédures et lesproductions, et consignant des règles complexes allant de la fixation précise des heures de repas et de prières jusqu'aux problèmes de propriété et d'hygiène personnelle. Elles permettent d'observer à la fois les attitudes des Montgolfier et celles de leurs ouvriers, leurs rapports au métier et leursinteractions. En pénétrant dans le détail des innovations techniques et des relations de travail pendant une époque de troubles sociaux, cettemonographie de la fabrique des Montgolfier vient enrichir le débat actuel sur la nature et l'impact du capitalisme en France à la veille de la Révolution.
Nombre de pages
242
Date de parution
09/02/2006
Poids
501g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782753500846
Titre
La fabrication du papier dans la France des Lumières. Les Montgolfier et leurs ouvriers, 1761-1805
Auteur
Rosenband Léonard ; Parent Emmanuel ; Van Ruymbeke
Editeur
PU RENNES
Largeur
160
Poids
501
Date de parution
20060209
Nombre de pages
242,00 €
Disponibilité
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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