Qu'est-ce qu'un véritable politique? Que doit-il savoir, non seulement pour gouverner la cité mais pour en produire et en garantir l'unité, toujours mise en péril par des valeurs, des intérêts et même des vertus contradictoires? Avec ces questions, Platon, dans le Politique, est le premier à concevoir la nécessité d'une science politique, capable de produire la cité comme un tissu entrecroisant courageux et modérés, donc de forcer "faucons" et "colombes" à partager des valeurs communes. Rien ne saurait être plus actuel que ce diagnostic platonicien. Stanley Rosen nous offre un commentaire patient, profond, et néanmoins sensible à l'ironie. Il s'attache essentiellement à dégager le lien entre philosophie et politique. Car si, pour une fois, le dialogue s'achève sur une définition, nous ne devons pas nous en satisfaire puisque ce pénible exercice avait pour but premier de nous rendre meilleurs dialecticiens, donc philosophes, et telle est justement la condition pour être un véritable politique et non pas un sophiste. En prenant le dialogue par où il nous rebute, par son parcours plutôt que par son résultat, l'auteur en démêle les différentes étapes comme autant de fils, afin de les tisser ensemble et de faire apparaître la cohérence du texte. Seul un grand platonisant, et un authentique philosophe, pouvait apporter une interprétation qui allie l'explication la plus détaillée à une méditation critique.
Date de parution
04/04/2005
Poids
450g
Largeur
215mm
Plus d'informations
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EAN
9782711616855
Titre
LE POLITIQUE DE PLATON
ISBN
2711616851
Auteur
ROSEN
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
450
Date de parution
20050404
Nombre de pages
0,00 €
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Rosen Michael ; Oxenbury Helen ; Lauriot-Prévost C
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Dans ce livre, devenu un classique, Charles Rosen, pianiste américain de renommée internationale et de culture européenne, s'est proposé de repenser entièrement la notion controversée de style musical classique, qui naît avec Haydn et Mozart vers 1775 et s'achève pour lui avec Beethoven; et il en analyse toutes les caractéristiques musicales et culturelles.A partir d'un examen détaillé des symphonies et quatuors à cordes de Haydn, des concertos, quintettes et opéras de Mozart, enfin des sonates pour piano de Beethoven, il montre qu'une même tension dramatique est au coeur de toutes ces oeuvres et en vient à définir le style classique comme "la résolution symétrique de forces opposées'. Une grande sensibilité aux hommes double l'analyse formelle. En Haydn se mêlent l'innocence pastorale, l'humour, la lucidité et une joyeuse énergie; tandis que Mozart nous apparaît dans cette séduction qui relie subversivement la pensée révolutionnaire et l'érotisme.Cette réédition comporte une préface nouvelle et un chapitre sur Beethoven et la tradition jusqu'alors inédits en français."
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
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