La Normandie que je connais se tient loin des remous de l'Atlantique. Son air est moins venteux et ses vents moins saumâtres ." Ainsi commence ce portrait d'un genre nouveau. Jean-François Roseau nous y dépeint Barbey d'Aurevilly sous des angles imprévus, surprenants, poétiques. Au-delà de l'éternel cliché du dandy catholique réfractaire au progrès, qui sait qu'il était amoureux des statues, qu'un libraire avait permis à son oeuvre d'exister, qu'il décorait ses brouillons pour la postérité ou qu'il était très prisé des présidents français ? L'écrivain, injustement oublié des manuels scolaires, apparaît tel que nous ne l'avons jamais vu. Il se dévoile dans ses rêveries, ses ambitions déçues, ses contradictions d'auteur anachronique, lorgnant vers Saint-Simon tout en préfigurant Proust et Céline, romanciers de la mémoire et de l'outrance. Mais Barbey est aussi prétexte à parler d'autres choses. De littérature, d'art, d'amitié, de politique, de vie, de mort. Jean-François Roseau nous entraîne dans ses pensées voyageuses, de Flaubert à Simenon, des enchères de l'hôtel Drouot aux rivages de la Manche. Tableau fragmenté, où chaque coup de pinceau est l'occasion d'une divagation tantôt anecdotique, tantôt érudite, Les Rêveries de Barbey éveillent les nôtres, s'y mêlent et les enchantent.
Nombre de pages
178
Date de parution
02/03/2023
Poids
200g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782749176000
Titre
Les rêveries de Barbey
Auteur
Roseau Jean-François
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
127
Poids
200
Date de parution
20230302
Nombre de pages
178,00 €
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En 1940, Albert Preziosi est l'un des premiers pilotes à refuser l'armistice. Ce jeune Corse quitte Royan pour Londres, Londres pour Le Caire, survole l'Egypte et la Libye. Alors qu'il s'apprête à rejoindre la seule unité française engagée en URSS, son avion est abattu au-dessus du désert libyen. Vivant, mais seul et assoiffé, il erre sans ressources pendant des jours. Sa rencontre puis sa liaison avec une Bédouine sont à l'origine de la rumeur persistante selon laquelle il serait le père de Mouammar Kadhafi. La chute d'Icare est une épopée merveilleuse qui célèbre les premiers temps de l'aviation et la course téméraire des hommes vers le soleil.
Quand l'hypermédiatisation des conflits, source de notre indifférence à l'horreur, s'estompe tout à coup sous une trouvaille exceptionnelle - des lettres de poilus découvertes au gré d'une promenade dans les rues de Montmartre -, l'Histoire redevient vivante. Et le souffle des épistoliers, liés par l'amour, le remords et l'exil, peut, à nouveau, nous communiquer un peu de cette indicible expérience de 14-18... A travers cette tragédie aux ardeurs mêlées, Jean-François Roseau nous fait redécouvrir la Grande Guerre du haut de ses vingt-trois ans, et signe un tout premier roman décapant.
Grâce Haddad exprime dans ce livre, par une écriture à la fois poétique et narrative, le malaise de toute une génération de Libanais qui ont eu l'impression de s'être fait voler un pan de vie, d'avoir tout possédé et de s'être réveillés un beau matin dépouillés de tout. « Paradis volé, Paradis perdu, Tout s'est écroulé autour d'elle, comme un séisme. Bizarre, elle, elle ne s'est pas écroulée, elle est toujours là. A faire quoi? Elle attend. Un jour, un an, une vie presque. Rien ne change. L'amertume est toujours là. Elle est toujours là. Y-a-t-il eu vraiment un paradis en Méditerranée? » Grâce Haddad, la Libanaise, qui a connu vingt ans de guerre civile, soulève ici, d'une façon particulièrement originale, la question de la recherche du bonheur. Pourquoi nous semble-t-il plus inaccessible à certaines périodes de notre vie? Pourquoi voulons-nous trop souvent idéaliser un avant et sataniser un après où nous ne parvenons pas à trouver nos repères? Le bonheur finalement ne serait-il pas tout proche dans ces mille petits rien qui égaient notre quotidien? A partir de 14 ans.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
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Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
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