On commence à le savoir : le " pervers " est une invention récente. Il n'apparaît comme tel que dans les tensions sociales issues du Second Empire, de la Commune et des sombres débuts de la IIIe République. La masturbation, ce " confort fatal ", était certes tenue pour un fléau depuis le Rousseau des Confessions, et les pédérastes, infâmes, bougres, bardaches et autres " chevaliers de la Manchette " hantaient depuis longtemps les rapports de police. Seule pourtant la psychiatrie parvint à réunir ces traits épars pour en faire surgir un personnage nouveau : le pervers fin de siècle. Elle le put grâce à l'inverti : " âme féminine dans un corps d'homme ", ou homme viril aimant un autre homme non moins viril ? Désormais, les témoignages se disputent le terrain : les médecins (Charcot, Magnan, Lasègue, Laupts, Legrand du Saulle, Motel, Sérieux, Tardieu) écrivent leurs récits de cas comme des romanciers ; les romanciers (Huysmans, Zola, Flaubert, Dubarry) s'alimentent aux comptes rendus des revues médicales ; les sexologues font leur apparition, et les invertis eux-mêmes publient des confessions plutôt hard ". L'armée des fétichistes vient enfin prêter main-forte à toutes ces conduites sexuelles, où transparaît une " imagination érotique " propre à effrayer une société hantée par l'idée de sa décadence. Rosario entraîne son lecteur dans une vertigineuse efflorescence de pathologies hautes en couleurs, au regard de laquelle seule la sexualité conjugale et reproductrice survit comme norme. Son érudition montre, textes à l'appui, sur quel mycélium psychiatrico-littéraire a fleuri la première figure moderne du " pervers ".
Commandé avant 16h, livré demain
Date de parution
16/10/2001
Poids
360g
Largeur
136mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782908855494
Titre
L' IRRESISTIBLE ASCENSION DU PERVERS
ISBN
2908855496
Auteur
ROSARIO V
Editeur
EPEL
Largeur
136
Poids
360
Date de parution
20011016
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
La fraîcheur et la spontanéité donnent le ton à ce roman de Rosario Valcarcel dont le titre nous rappelle que la ville de Las Palmas a eu ses moments de gloire en 1954. Le cinéaste américain John Huston choisit en effet l'espace maritime de la Grande Canarie pour le tournage de Moby Dick, une adaptation de la fiction de Melville. Rosario Valcarcel, native de Las Palmas, recrée sous une forme romanesque captivante ces moments fabuleux qui font partie de son vécu d'adolescente. Si la présence lumineuse du célèbre acteur Gregory Peck va transformer un quotidien insulaire monocorde en instants magiques, c'est la baleine qui servira de fil conducteur au roman. Dans une société assujettie à une Eglise omniprésente sous un régime de contraintes et historiquement autoritaire, seule la subtile ingéniosité de ses habitants braves et bienveillants permet de composer avec l'adversité. La jeune Maria Teresa et son petit ami sauront eux aussi contourner certains tabous et vivre leurs pulsions amoureuses naissantes grâce à leur charmante débrouillardise.
Ses plus grandes batailles, une femme les livre contre son propre corps. Un soir de l'été 1994, Catalina, 16 ans, quitte précipitamment la maison de sa copine avant qu'on la raccompagne. Il n'y a plus de bus, elle part à pied et décide de faire du stop. Elle a peur des mauvaises rencontres mais encore plus du couvre-feu imposé par ses parents. Entre 18h15 et 21h45, avec un suspense digne d'un thriller, on va suivre ses pensées comme une expérience intime, parfois déroutante, parfois contradictoire, mais surtout intense, comme tout ce qu'on vit à l'adolescence. Ce sera aussi une tentative de prise de conscience de son propre corps qu'elle cherche à apprivoiser malgré le regard des autres. L'auteure transfère sur le plan physique l'éducation sentimentale de son héroïne, miroir de la vie et de son temps, pour nous suggérer que les batailles des femmes reflètent les violences de chaque époque. Un livre parfaitement actuel sur le désir de liberté et le corps féminin comme champ de conflit émotionnel, affectif et politique. Un roman juste, universel et plein de tendresse.
Guide de conversation avec transcription phonétique adaptée, mots utiles, présentation du Portugal et du Brésil, renseignements pratiques actualisés et notions grammaticales de base.- Pratique et fonctionnel, cet ouvrage s'adresse spécialement à tous les voyageurs qui désirent se rendre au Portugal, au Brésil, ou dans les autres pays lusophones, pour leurs loisirs ou leur travail.- Utile avant et pendant le séjour pour ses informations pratiques, il vous permettra également de vous faire comprendre de vos interlocuteurs (Portugais, Brésiliens, Angolais, etc.) dans la plupart des situations rencontrées en voyage: douane, train, restaurant, hôtel, taxi, achats, musées, mais aussi musique, coutumes, rencontres, affaires, etc. Il pourra aussi être utilisé par vos hôtes pour dialoguer avec vous.- Chaque thème fait l'objet d'un chapitre complet où les renseignements pratiques, les mots utiles, la prononciation et les dialogues sont regroupés, dans le but de faciliter son utilisation.
Résumé : Italie, années 1950. La jeune Ada Maria est la fille d'un couple sans amour. Lorsque sa mère meurt prématurément, elle s'occupe de son petit frère tout en s'efforçant d'ignorer sa belle-mère qui s'impose peu à peu dans la maison. C'est dans ce quotidien en dehors du temps, rythmé par la couleur des frondaisons, la succession des naissances et des deuils, que l'Histoire fait irruption. Un jour, Ada Maria aperçoit un homme dans le bois avoisinant le village : c'est un Allemand, reclus dans une cabane depuis la fin de la guerre. De leur amour naîtra une petite fille aux yeux clairs et à la peau diaphane, Magnifica, changeant à tout jamais le destin tranquille auquel Ada Maria se croyait livrée.
Elisabeth Geblesco fut l'une des dernières analystes à rencontrer régulièrement Lacan. Elle ne faisait nullement mystère de cette analyse de contrôle, mais personne ne savait qu'elle en tenait le journal. Ses proches, comme ses élèves, ignoraient tout de l'existence des cinq cahiers ici publiés. Rédigés à chaud, après chaque rencontre avec Lacan, ils constituent d'abords un témoignage de première main sur l'élaboration incessante de la pensée lacanienne, sur les jeux du transfert et l'expérience du contrôle des cures analytiques. C'est aussi un mine d'informations sur la vie et la dissolution houleuse de l'Ecole freudienne de Paris.
Pour en avoir fait lui-même l'expérience et s'être par ailleurs engagé dans une pratique analytique, Sean Wilder interroge ici ce que la psychanalyse a pu dire de l'extase mystique. Freud, Lacan et Winnicott lui offrent des réponses diverses. Si chacun utilise le concept de moi, c'est en des sens très différents: Freud émet une condamnation qui assimile sentiment océanique et expérience religieuse; Lacan prête une oreille plus attentive aux élaborations mystiques et à leur mode de subjectivation; Winnicott forge te concept surprenant d'orgasme du moi pour désigner des états de non-intégration proches de ce que Henri Michaux - lui aussi convoqué - nomme le domaine du calme. Prenant un appui critique sur ces travaux, mais aussi sur sa pratique du zen, l'auteur revisite l'expérience mystique. Loin de ne concerner qu'elfe, sa contribution questionne ta consistance du savoir avec lequel l'analyste rend compte de sa pratique. Biographie de l'auteur Sean Wilder est américain, diplômé des Universités de Columbia et de Berkeley. Il vit en France depuis 1969. Il a acquis la nationalité française et exerce la psychanalyse à Montpellier.
Les psychotropes ont installé une machine au milieu de la scène psy. Comment travaille-t-elle ? Depuis 1852 (mise sur le marché du Largactil), les psychotropes ont d'abord réorganisé la psychiatrie lourde, héritière de la psychiatrie asilaire et de ses patients psychotiques. Puis ils ont fini par envahir et redéfinir tout le champ des troubles mentaux. Mais la machine est restée très modeste. Elle veut seulement aider. Elle a comme rouages un certain nombre de techniques et de tests comportementaux ou cellulaires, qui se pratiquent sur des rats, des souris et des chiens. Cependant, il pourrait bien y avoir une grandeur des psychotropes que les psychanalystes n'ont pas été capables de saisir et qui les met progressivement hors jeu.