La gestion des Opérations d'Aide au Développement. Entre critiques et réalisme
Rosanvallon André ; Lecomte Bernard J.
L'HARMATTAN
35,00 €
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EAN :9782296547643
La méthode d'aide par projet n'est pas neutre. Chaque projet est un pont entre la main qui donne et celle qui reçoit. Cette dernière est censée exprimer une demande : les instruments de prévision et d'utilisation de l'aide vont formater cette demande pour qu'elle s'inscrive dans la logique de l'offre d'aide". (Extrait de la Préface par B. J. Lecomte). C'est dans ce contexte que s'inscrit ce manuel d'acquisition et de renforcement des compétences professionnelles, ouvrage essentiellement pédagogique et méthodologique qui vise un public diversifié d'étudiants et de non étudiants, expérimentés ou non expérimentés, salariés ou bénévoles, mais ayant en commun de s'engager (ou d'être engagés) professionnellement comme acteurs dans des opérations de coopération internationale avec les pays du Sud et d'aide au développement. La démarche proposée repose sur une double préoccupation : la critique positive et le réalisme. Ce manuel a une triple vocation : faire acquérir la connaissance et l'appropriation des notions et des concepts qui relèvent du "langage du développement" en général et du "langage projet" en particulier et qui sont au coeur du "modèle conventionnel de gestion de projet" qu'impose "la main qui donne" ; faire prendre conscience des limites et des insuffisances des outils et des démarches courantes et usuelles des bailleurs de fonds publics et privés (dont certaines ONG), à partir d'une bonne connaissance de ces outils et de ces démarches pour les inciter à "résister" aux prescriptions des donateurs dont ils sont les "subordonnés" ; initier et encourager à rechercher et à mettre en oeuvre des approches et des démarches innovantes alternatives prenant effectivement en compte les desseins et les attentes de la "main qui reçoit" et les projets des populations "bénéficiaires", ainsi que leurs éventuelles résistances et leurs capacités d'innovation à partir des ressources qui leur sont propres et du renforcement de leurs organisations.
Nombre de pages
355
Date de parution
15/04/2011
Poids
545g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296547643
Titre
La gestion des Opérations d'Aide au Développement. Entre critiques et réalisme
Auteur
Rosanvallon André ; Lecomte Bernard J.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
545
Date de parution
20110415
Nombre de pages
355,00 €
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En Afrique, la crise de l'emploi constitue un défi majeur pour les politiques de développement. Il faut créer massivement des emplois dans le secteur moderne (privé, public ou semi-public) et dans le secteur informel (à condition qu'il s'agisse d'emplois décents). Ces opportunités sont limitées. Il reste alors la création d'emploi par l'auto-emploi au sein d'activités génératrices de revenus. Il convient aujourd'hui de renforcer les dispositifs, d'accompagner les porteurs de projets et de renforcer les compétences de leurs agents.
Le phénomène du populisme n'a pas encore été véritablement pensé. C'est en effet surtout à caractériser sociologiquement les électeurs populistes que se sont attachés la plupart des livres sur le sujet ; ou discuter ce dont il est le symptôme (le désenchantement démocratique, les inégalités galopantes, la constitution d'un monde des invisibles, etc.) ; ou encore à sonner le tocsin sur la menace qu'il représenterait. Cet ouvrage propose de le comprendre en lui-même, comme une idéologie cohérente qui offre une vision puissante et attractive de la démocratie, de la société et de l'économie. S'il exprime une colère et un ressentiment, sa force tient au fait qu'il se présente comme la solution aux désordres du présent. Il est pour cela l'idéologie ascendante du mie siècle, à l'heure où les mots hérités de la gauche semblent dorénavant résonner dans le vide. L'auteur en présente une théorie documentée, en retrace l'histoire dans celle de la modernité démocratique et en développe une critique approfondie et argumentée. Il permet ainsi d'en finir avec les stigmatisations impuissantes et dessine les grandes lignes de ce que pourrait être une alternative mobilisatrice à ce populisme.
Pendant presque un siècle, la construction de l'Etat-providence a constitué l'horizon naturel du progrès social dans les pays industriels. Cet Etat-providence est aujourd'hui mal en point. Il est d'abord devenu trop coûteux. Si elles continuaient à croître au rythme actuel, les dépenses de santé absorberaient bientôt la quasi-totalité des ressources des ménages ! Pour faire face à la hausse des dépenses sociales, les prélèvements obligatoires ont crû très rapidement, menaçant du même coup la compétitivité des entreprises et le dynamisme de l'économie. Mais l'Etat-providence est surtout devenu une machinerie de plus en plus opaque et bureaucratique. Les principes de solidarité et de redistribution qui le commandent n'apparaissent plus clairement. La crise de l'Etat-providence est culturelle et morale plus encore qu'économique.
Le Parlement des invisiblesUne impression d'abandon exaspère aujourd'hui de nombreux Français. Ils se trouvent oubliés, incompris, pas écoutés. Le pays, en un mot, ne se sent pas représenté. Cet essai, en forme de manifeste, a l'ambition de contribuer à le sortir de cet état inquiétant, qui mine la démocratie et décourage les individus. Pour remédier à cette mal-représentation, il veut former, par le biais d'une réflexion collective et participative, l'équivalent d'un Parlement des invisibles. Il répond au besoin de voir les vies ordinaires racontées, les voix de faible ampleur écoutées, la réalité quotidienne prise en compte.Dans une édition amplement mise à jour et augmentée, cet ouvrage cet ouvrage formule les principes et les conditions de mise en ?uvre d'un type d'expérimentation sociale, politique et intellectuelle qui s'avère aujourd'hui plus essentiel que jamais.Pierre RosanvallonProfesseur au Collège de France, il est l'auteur de nombreux ouvrages qui occupent une place majeure dans la théorie politique contemporaine et la réflexion sur la démocratie, parmi lesquels Le Bon Gouvernement (2015) et Le Siècle du populisme (2020).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...