Théorie des fantômes. Pour une archéologie des images
Rongier Sébastien
BELLES LETTRES
26,00 €
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EAN :9782251445656
Les fantômes sont partout : dans la littérature comme dans le cinéma, la photographie, la peinture, la philosophie, les sciences, la technologie et même dans notre vie psychique. Mais qu'est-ce qu'un fantôme ? L'essai Théorie des fantômes tente d'offrir une réponse à cette question. Le fantôme est certes une figure de la peur, mais se pencher sur les formes de la revenance, c'est apprendre à penser les images et les formes artistiques. Envisager le fantôme comme mode de définition de l'image, c'est revenir aux sources culturelles de l'image (étymologies, formes artistiques, questions esthétiques et philosophiques). Ce parcours permet de penser le fantôme comme enjeu esthétique mais aussi question anthropologique puisque le fantôme nous place devant une représentation de la mort et un dispositif de mémoire. Qu'est-ce qu'un fantôme ? Réponse qui, de Pline à Derrida, de Platon à Spinoza, de Poussin à Hippolyte Bayard, de Homère à Shakespeare, de Hitchcock à M. Night Shyamalan, de Botticelli à Mankiewicz, de Kubrick à Benjamin, d'Aristote à Boccace, de Dante à Oliveira, de Barthes à Alain Cavalier, de Mesmer à Billy Wilder, de Proust au Général Instin, cherche à donner les contours esthétiques du fantomatique et des images en s'appuyant sur de nombreuses analyses d'oeuvres littéraires, artistiques et cinématographiques. Cette hantise de la mort qui traverse les oeuvres et la pensée nous permet d'envisager le fantôme comme un acte esthétique fondamental.
Nombre de pages
230
Date de parution
09/02/2016
Poids
370g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445656
Titre
Théorie des fantômes. Pour une archéologie des images
Auteur
Rongier Sébastien
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
158
Poids
370
Date de parution
20160209
Nombre de pages
230,00 €
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Quand on aura traversé les lieux de l'enfance, les souvenirs et la forme des villes, on fera face à la dislocation des journées. On affrontera un mot, accident, qui n'interrompra jamais la brutalité d'une disparition: au petit matin, un samedi de juin, une camionnette percute une voiture sur une route de Vendée. A Paris, le téléphone sonne dans l'appartement d'un jeune homme.
Conscient que sa tentative de fuir l'Europe était vouée à l'échec, Walter Benjamin s'est suicidé à Port-Bou en 1940. Avec lui, c'est une part de la conscience européenne qui a trouvé la mort. Sébastien Rongier s'est retrouvé par hasard dans la petite localité espagnole, lieu à la fois solaire et tragique où les apports majeurs de l'écrivain et philosophe allemand à l'histoire de l'art et de la pensée prennent un relief particulier. Où mieux qu'ici prendre conscience de la fragilité d'une pensée face au totalitarisme ? L'auteur trace le chemin qui l'a conduit vers ce penseur, au milieu des livres et des villes. Il dessine son portrait, entre souvenirs et mémoire des dernières années de l'existence de Benjamin. Celui qui avait à coeur de penser en dehors des systèmes s'est pourtant retrouvé acculé dans une impasse par le pire des systèmes qui soient. Et c'est autant l'impossibilité de penser autrement que celle de fuir qui l'a conduit à son geste fatal. En ce début de XXIe siècle, cette impossibilité ne menace-t-elle pas à nouveau ...
Il y a cet homme qui a gardé le réflexe de tendre la main sous la table pour caresser son chien, alors que son chien est mort. Cette femme qui boit du Get 27 pour oublier que son amant ne viendra pas. Ce militant d'extrême droite qui cherche à embrigader le patron de la brasserie. A l'abri des regards, dans la cuisine, il y a le rescapé d'une nuit d'octobre. Et puis il y a l'enfant. L'enfant qu'un adulte accompagnait mais qui est seul à présent devant son verre vide. L'enfant qui attend que l'adulte revienne. Nous sommes en 1978, dans une brasserie près de la cathédrale de Sens. C'est un instantané de la France et d'une époque. Mais aussi le récit atemporel et poignant de la perte de l'enfance, dans le bourdonnement indifférent de cette ruche française. Sébastien Rongier fait d'un café une chambre d'échos, où résonnent les voix d'un pays venant tout juste de basculer dans la crise. Avec les guerres mondiales et coloniales, le paysage social se décompose et se recompose. Et les différentes lignes de forces du passé et du présent se croisent toutes, dans ce bar, dressant un portrait à la fois morcelé et puissant du XXe siècle français.
Elle a été socratique, rhétorique ou tragique. On en a fait un trait d'esprit, une forme de sarcasme ou de cynisme. On l'a dite douce ou mordante. On lui a donné des vertus politiques (jusqu'aux sombres utilisations berlusconiennes). Elle a revêtu l'ombre du sort avant de devenir une posture mondaine. Tout est ironique. Tout peut le devenir à peu de frais. Tel livre, tel film, telle ?uvre d'art, tel (bon) mot entouré d'?illades appuyées, tel rictus contenu mais tremblant à la commissure des lèvres, tout devient, ou est devenu ironie. C'est la posture de l'époque, l'estampillage facile qui désigne les nouvelles futilités du sens, l'alibi ou le vernis culturel d'une vacuité bientôt revendiquée. Souvenons-nous de Socrate, premier écart d'une pensée qui déroute nos certitudes... Mais Platon veillait au grain et la philosophie a vite oublié cette forme de complexité. Dès lors le malentendu s'est installé... pour longtemps. Ces avatars historiques et philosophiques n'ont pourtant pas épuisé toute l'énergie de l'ironie. L'ambition de ce livre est de retracer l'aventure philosophique de ce concept en reconsidérant ses enjeux critiques à partir de traits essentiels : l'invention d'un retard, un esprit de déplacement et de claudication, une certaine idée de l'écart et de la modernité, une inconciliation. L'auteur porte ici le débat esthétique sur les images et le cinéma. En confrontant la dynamique ironique à la question du remake, il étend la critique aux industries culturelles. Contre les programmations du regard, l'ironie ouvre un chemin critique, à l'écart des habitudes.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
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Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine