Personnalité flamboyante, protéiforme et donc difficilement et saisissable, l'empereur Hadrien (117-138 ap. J.-C) a toujours intimidé les historiens, au point que rares sont ceux qui ont osé affronter sa démesure. Il est vrai que l'homme a de quoi impressionner: bâtisseur génial, astrologue convaincu, mathématicien exceptionnel, Hadrien a la curiosité insatiable du surdoué. Par touches, à la manière des impressionnistes, l'auteur parvient pourtant à trouver la clef de ce personnage hors du commun. Derrière son goût pour les voyages et la chasse, ses talents bien connus d'architecte (Panthéon, villa Adriana) et son obsession pour l'astrologie, transparaît surtout une quête désespérée pour prolonger son existence, à travers des rites magiques qui l'amenèrent peut-être à accepter le sacrifice de son amant Antinoüs. Est-ce pour cette raison qu'Hadrien, par ailleurs arrogant et autoritaire, fut souvent mal compris, voire haï de ses contemporains? Son oeuvre au service de l'Empire est pourtant immense: elle passe par un rêve, accompli, de voir Rome étendre sa domination sur le monde, dans un réel rapprochement entre culture hellénistique et tradition romaine. Un monde qu'il parcourut en tous sens sa vie entière, de la Maurétanie à l'Asie Mineure, de l'Hispanie à la Gaule, de la Grèce à l'Egypte, pour mieux l'unifier et en borner les contours. Abandonnant la politique expansionniste de son père adoptif Trajan, le prince des Romains préféra en effet maîtriser son empire, qu'il dota partout de frontières fortifiées, à l'instar du fameux mur de Bretagne qui porte son nom, et de monuments admirables comme autant de sentinelles. Une biographie ambitieuse et stimulante qui constitue le pendant historique des Mémoires d'Hadrien inventés avec brio par Marguerite Yourcenar. Biographie de l'auteur Professeur d'histoire ancienne à l'université Lumière-Lyon II, Yves Roman est l'auteur deplusieurs ouvrages sur le Haut-Empire romain dont le remarqué Empereurs et sénateurs. Une histoire politique de l'empire romain (2001) et l'Histoire de la Gaule, VIe s. av. J.-C.-Ier s. ap. J.-C. (1997) co-écrite avec Danièle Roman.
Nombre de pages
283
Date de parution
01/10/2008
Poids
600g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782228903370
Titre
Hadrien. L'empereur virtuose
Auteur
Roman Yves
Editeur
PAYOT
Largeur
140
Poids
600
Date de parution
20081001
Nombre de pages
283,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Professeur émérite d'histoire ancienne à l'université Lumière-Lyon II, Yves Roman est l'auteur de plusieurs ouvrages sur le Haut-Empire romain, dont la biographie remarquée de Hadrien, l'empereur virtuose (Payot, 2008) et Empereurs et sénateurs, Une histoire politique de l'Empire romain (2001).
Caligula dialoguait avec la Lune. Néron chantait. Commode était gladiateur. Elagabal, froufroutant de soie, racolait dans les couloirs du palais impérial, tandis que Maximin le Thrace luttait sans discontinuer contre trente adversaires successifs. Mais qu'était donc l'Empire romain ? Car tous ces hommes étaient ce que nous appelons des empereurs, c'est-à-dire, selon les formulations d'aujourd'hui, les chefs d'une superpuissance. La malédiction de Lucain, qui disait que les Romains était un peuple dégénéré, serait-elle fondée ? Comment un empire aussi considérable peut-il avoir eu des dirigeants de cet acabit ? Hasard du destin, volonté de la fortuna ? Du côté du Sénat, le tableau n'est pas moins effarant. Les sénateurs romains semblent, à lire les sources, avoir été frappés de langueur. D'abord ils n'arrivaient pas à se reproduire. Surtout, ces hommes, bercés par l'Histoire, nourris des exploits de leurs ancêtres, rivalisent, pour nous, avec les ombres de l'Hadès. Comme si rien en ce monde n'avait pu trouver grâce à leurs yeux et provoquer, ô miracle, leur action. Comme si leur nom était trop grand pour s'abaisser dans cette tâche servile qui les faisait servir un princeps, ou comme si; le servant, ils n'avaient pu être que des exécutants prêts à toutes les bassesses. Tout cela est-il vrai ? Et, dans ces conditions, le lien implicite, entrevu d'une manière évanescente, entre des empereurs jugés fous et des sénateurs incapables existe-t-il ? Est-il le sésame faisant accéder à un système socio-politique, voire à la dynamique d'une histoire ...
Cicéron est, à plus d'un titre, une figure exceptionnelle. Nul auteur, nul homme politique romain n'offre la même possibilité de compréhension de son temps. Un temps qui, dans une République à l'agonie, vit les Romains se partager violemment entre tenants du mouvement, les populares, et partisans de l'immobilisme, les optimates, pour finir par s'affronter les armes à la main. Cicéron, qui n'avait que sa voix, pensait, fort peu modestement, que sa parole suffirait à redresser une situation désespérée. Pouvait-il cependant croire que, sans l'appui de légions ou d'importantes clientèles, une troisième option politique, réformatrice sans être révolutionnaire, avait vocation au succès ? Il le crut et ce fut son drame. Il devait finir sauvagement assassiné sur ordre de Marc Antoine en 43 av. J.-C., laissant derrière lui une oeuvre immense. En suivant sur le temps long le devenir de Cicéron et la postérité de son oeuvre, Yves Roman nous plonge au coeur de la compréhension d'une démarche politique, rhétorique et philosophique, pour saisir toute la complexité d'un homme.
Sicile, Corse, Sardaigne, Alpes, péninsule Ibérique, Gaule, Bretagne... Cet ouvrage fait le point sur l'avancée de l'Empire romain, et met en avant la diversité des rythmes de la romanisation. Commerce, urbanisation, rôle des élites: les auteurs décryptent les vecteurs de la romanisation des provinces occidentales. Un empire, un seul modèle, mais quelle unité? Les contributions montrent clairement qu'il reste des réalités provinciales. Une chronologie générale et une chronologie des empereurs et dynasties complètent l'ouvrage, offrant aux étudiants les outils indispensables à la préparation de la nouvelle question de concours.
Posez une question, Bryson y répond dans ce livre, clair, synthétique, vivant, truffé d'anecdotes, qui conjugue avec bonheur science et sourire. Vous y apprendrez sans efforts par quels hasards, traits de génie, intuitions, déductions, expérimentations, débats, les hommes en sont arrivés à connaître le monde tel qu'ils le connaissent aujourd'hui. Tout y est (ou presque) de l'histoire des sciences, de notre planète et de l'univers. Un merveilleux compagnon, dont la lecture devrait être recommandée à tous les collégiens? et à leurs parents!Ce livre a été un best-seller en France et dans le monde entier. Il a reçu le prestigieux prix Aventis du meilleur livre de vulgarisation scientifique et l'Union européenne lui a décerné le prix Descartes pour la communication scientifique.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Résumé : Si les parents et leur comportement étaient à l'origine de tous les troubles et de toutes les difficultés que vivent leurs enfants, les choses seraient simples : les parents compréhensifs, éclairés et aimants auraient toujours des enfants heureux et équilibrés , les parents durs, injustes et sans tendresse auraient toujours des enfants névrosés qui deviendraient à leur tour des parents névrosés. Pour Edmund Bergler, ce sont les "élaborations internes" que l'enfant a de ses expériences, les fantasmes qu'il choisit de créer à partir de son environnement, qui ont l'effet le plus tenace. C'est ce qui expliquerait pourquoi les résultats de l'influence extérieure sont limités, voire contradictoires, et pourquoi parents et éducateurs contrôlent moins l'avenir de l'enfant qu'on ne le croit généralement. Ils sont en tout cas impuissants devant cette force décisive qu'est l'élaboration inconsciente des fantasmes de l'enfant. Formé au sein de l'école viennoise, émigré en 1937 aux Etats-Unis, où il est mort en 1962, Edmund Bergler est l'un des grands noms de la psychanalyse. Il est l'auteur de "La Névrose de base" (Petite Bibliothèque Payot nº 382).
Oublier un nom, casser un bibelot familier, se tromper de clefs, commettre un lapsus, tous ces petits accidents ordinaires doivent s'interpréter comme des manifestations de l'inconscient. En effet celui-ci travaille sans cesse, infatigablement. Freud a montré comment le rêvé était la voie royale d'accès à l'inconscient. Il dessine dans cet ouvrage de 1901 d'autres chemins vers cette part qui échappe à notre contrôle et qui, par ses manifestations, traduit nos désirs.