Le droit du poète : la justice dans l'oeuvre de Victor Hugo
Roman Myriam
PU SAINT ETIENN
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EAN :9782862727752
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Nombre de pages
448
Date de parution
21/03/2023
Poids
805g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782862727752
Titre
Le droit du poète : la justice dans l'oeuvre de Victor Hugo
Auteur
Roman Myriam
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
160
Poids
805
Date de parution
20230321
Nombre de pages
448,00 €
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UN ESSAI. Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'?uvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. UN DOSSIER. Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents.
« Il n'y a de lecteur que le lecteur pensif. C'est à lui que je dédie mes ?uvres. » Si Hugo renonça à cette dédicace, il y avait songé à propos de l'Homme qui rit, de ce roman où il avouait par ailleurs « [avoir] voulu forcer le lecteur à penser à chaque ligne ». Véritable contrat de lecture, cette remarque vient prendre place aux côtés des préfaces des romans de l'exil organisant l??uvre romanesque en trilogies philosophiques sur l'Anankè ou la Révolution. Plus largement, elle rappelle que le rêve romantique d'accomplir la philosophie dans l'esthétique habita le roman autant que la poésie. Ce travail propose une double réflexion : sur la philosophie romantique et la question de son énonciation romanesque ; sur Victor Hugo romancier, auteur de neuf romans qui parcourent le XIXe siècle, de 1823 à 1874. Contre leur apparente diversité, contre la tentation de lire l??uvre hugolienne en évacuant la question du genre, il s'agit de redécouvrir une « théorie » du roman formulée autour des années 1830 à propos de Walter Scott et prolongée dans les années 1860, en rapport avec l'évolution de la réflexion esthétique, de Littérature et philosophie mêlées (1834) à William Shakespeare (1864). Cette « théorie » du roman, indissociable d'une visée philosophique, induit une poétique originale et exemplaire à la fois : « dramatique » plutôt que dialogique, elle porte témoignage du désir d'accueillir l'écart sans renoncer à l'unité, refusant de figer un sens qui n'existe que dans le mouvement.
Dans Folioplus classiques, l'anthologie, enrichie d'une lecture d'image, écho pictural des textes, est suivie de sa mise en perspective organisée en six points : Mouvement littéraire : Le romantisme engagé. Genre et registre : L'éloquence, une parole pour l'action. L'écrivain à sa table de travail : Des mots et des armes. Groupement de textes : Dire la Révolution - Orateurs de l'oeuvre hugolienne. Chronologie : Victor Hugo et son temps. Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.
En 1862, à l'heure où les romanciers prônent le réalisme, le vraisemblable, ou le désengagement de l'artiste, Hugo réaffirme avec Les Misérables son irréductible singularité et la vigueur de son romantisme. Ce toman total, il le compose à partir des codes mélodramatiques du roman populaire, en entrelaçant les intrigues, en multipliant les ruptures de la narration et les réflexions digressives, en convoquant les ressources poétiques de l'imaginaire et du mythe. La réalité est faite de signes et de symboles qu'il s'agit de déchiffrer : l'artiste s'engage délibérément auprès des hommes et auprès de Dieu, face à l'Histoire et à l'infini. Hugo s'adresse à un " lecteur pensif ", avide de trouver un sens à la destinée humaine dans un siècle qui n'en finit pas d'être celui des révolutions.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.