Scénographier l’exposition. A display, a display, a display !
Roman Mathilde
MANUELLA
23,00 €
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EAN :9782490505715
Prolongeant les recherches publiées dans Habiter l'exposition. L'artiste et la scénographie (Manuella éditions, 2020), cet ouvrage est constitué d'un essai introductif qui met en avant des figures historiques de la scénographie et pose les enjeux d'une recherche sur les formats contemporains de l'exposition. L'essai revient sur des exemples d'exposition caractéristiques d'une expérimentation avec le display, le socle, le mur, le sol, avec les traversées des corps et la temporalité des parcours, avec les lieux d'assise et les jeux de regard, analysant la capacité du dialogue de l'art avec la scénographie à activer des questionnements critiques et à inventer des dispositifs artistiques. En parallèle, 13 entretiens menés par Mathilde Roman avec des artistes représentatifs de la scène contemporaine permettent de développer la recherche de manière collaborative, dans des discussions précises sur les processus artistiques et les manière de faire avec les outils et le langage de la scénographie, d'un point de vue conceptuel et technique. Ces entretiens sont, comme dans l'ouvrage précédent, traités non comme des annexes mais comme un lieu central de la recherche. Entretiens avecRosa Barba, Berger&Berger, Katinka Bock, Monster Chetwynd, Céline Condorelli, Pauline Curnier Jardin et Rachel Garcia, David Douard, Benoît Maire et Marie Corbin, Grace Ndiritu, Philippe Parreno, Diogo Passarinho, Tatiana Trouvé, Daniel Steegmann Mangrané et Ulla von Brandenburg
Nombre de pages
300
Date de parution
07/05/2025
Poids
300g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505715
Titre
Scénographier l’exposition. A display, a display, a display !
Auteur
Roman Mathilde
Editeur
MANUELLA
Largeur
141
Poids
300
Date de parution
20250507
Nombre de pages
300,00 €
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Les pratiques artistiques contemporaines envisagent de plus en plus l'exposition comme un format dynamique, où la relation entre des oeuvres, des corps et des espaces crée un milieu habité, vivant, accueillant une diversité de sensibilités. L'expérience esthétique se veut ouverte, multiple, contextuelle et donc polyphonique. Gestion de la lumière, organisation de l'espace, orchestration des mouvements de corps, des regards, volonté de placer le spectateur dans une position active : alors que la scénographie a longtemps été maintenue hors du champ de l'art, elle est aujourd'hui réévaluée et intimement associée à la conception des expositions, à travers des dialogues avec des scénographes et une intégration de ses outils dans la pratique artistique.
Docteur en art et sciences de l'art de l'université de Paris 1-Sorbonne, Mathilde Roman est spécialiste de l'art vidéo. Critique d'art (membre de l'AICA), elle collabore régulièrement à plusieurs revues (lacritique.org, 02, Art press,...) Elle enseigne également l'histoire de l'art au Pavillon Bosio, Ecole Supérieure d'Arts Plastiques de la Ville de Monaco.
Deep Nice. Nager avec Laure Prouvostest un texte critique écrit dans l'impulsion d'un moment de vie quotidienne partagé à Nice, ville où j'habite, avec l'artiste Laure Prouvost. Dans un entremêlement entre nages en mer, discussions, vie familiale et recherches sur son oeuvre, j'ai entamé une écriture au plus près de l'intime qui interroge la condition de l'artiste femme, la place de la maternité et des sensations dans l'élaboration artistique. Motivée par le constat des difficultés réelles encore trop souvent rencontrées par les femmes pour être mères et faire oeuvre, je mène une réflexion au plus près de Laure Prouvost mais aussi d'autres artistes femmes sur la place des sensations et les ressources de la vie familliale dans la création. Ecrit dans la période de la crise du covid, dans la frustrations des expériences d'exposition, ce texte est aussi un basculement vers une écriture critique qui articule le dehors au dedans, et affirme la puissance vitale des désirs de l'art. Laure Prouvost (née en 1978) est une artiste française basée à Bruxelles qui mène une carrière internationale. Elle a reçu plusieurs prix prestigieux : le Max Mara en 2011, le Turner Prize en 2013, et a été choisie pour représenter la France à la Biennale de Venise en 2019. Elle expose dans le monde entier, et on peut citer pour la France ses expositions en 2015 au Musée Rochechouart, en 2018 au Palais de Tokyo à Paris, et en 2020-2021 au LAM à Villeneuve d'Asq.
Si les écrans sont multiples, les images sont toujours à construire dans une expérience perceptive qui participe aux cheminements du sens et des imaginaires. En virtualisant ses émotions esthétiques par le recours permanent à Internet et aux réseaux sociaux, le spectateur s'engage dans des approches complexes, à la fois conceptuelles et émotionnelles. Une coexistence qui lui permet de vivre des expériences esthétiques au fort potentiel critique. Face à la présence de plus en plus grande du virtuel dans les vies quotidiennes, et aux débordements de l'image hors de la surface écran à travers les technologies de réalité augmentée, l'enjeu est aujourd'hui de repenser la place du corps.
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.
Le travail de Guillaume Constantin, né en 1974, se construit à partir d'anachronismes. Se déploient ainsi des oeuvres à la géométrie ambiguë qui ricochent les unes sur les autres en devenant tour à tour un jeu sur le médium, le support, un hommage, un détournement, une réappropriation. Appropriation, recyclage, détournement et autres déplacements, transformations voire déformations habitent l??uvre de Guillaume Constantin. Développant un travail essentiellement sculptural et d'installation, il conçoit régulièrement des dispositifs d'exposition ou réalise des interventions sur des dispositifs d'exposition préexistants, notamment muséaux, interrogeant le rapport à l??uvre ou à l'objet, sa collection et ses modes de monstration comme de circulation, son histoire, au sein de différents contextes pouvant mettre en tension conservation et disparition, visibilité et absence. L'artiste remet ainsi littéralement en jeu l'exposition en même temps qu'il en propose une réécriture et une relecture, convoquant la mémoire et les traces du passé. (R.Brunel, A.Marchand et A-L. Vicente)