Même si elle n'est pas des plus heureuses, l'expression "université de masse" reflète pourtant bien l'évolution spectaculaire que le monde universitaire a connue au cours de ces dernières années. Après l'école primaire qui est devenue au début du siècle une école pour tous, le collège s'est "massifié" à la fin des années soixante, puis le lycée dans les années quatre-vingt. Le supérieur a suivi le mouvement tout au long du dernier quart de siècle : d'une formation de l'élite, il s'est transformé à son tour en enseignement de masse dans lequel s'engouffre actuellement un peu plus de la moitié des jeunes. Mais l'échec les guette : sur l'ensemble des pays de l'O.C.D.E. , un tiers des étudiants inscrits en première année quitte l'université sans diplôme. L'ampleur du phénomène inquiète. Notre société du savoir s'accommode de plus en plus mal de ce gaspillage humain et financier : le développement d'un pays dépend plus que jamais du niveau de qualification de ses citoyens et l'idéal démocratique voudrait que chacun d'eux ait les mêmes chances d'accéder à un diplôme universitaire, ce qui est loin d'être le cas. Plusieurs pays ont dès lors fait de la lutte contre l'échec des étudiants une des priorités de leur politique universitaire. Reste à s'entendre sur les moyens et, bien sûr, à les mettre en oeuvre résolument. Pour ne pas mettre la charrue avant les boeufs, les grandes lignes d'une politique de lutte contre l'échec universitaire devraient être esquissées sur la base d'une analyse minutieuse de ses causes. C'est l'objectif principal de cet ouvrage. Prenant appui sur un grand nombre de recherches francophones et anglophones, l'auteur s'efforce de démonter tes mécanismes de l'échec universitaire en explorant la pluralité des facteurs qui l'expliquent, des données biographiques de l'étudiant jusqu'aux méthodes d'enseignement universitaire en passant par les difficultés rencontrées par l'étudiant à gérer les différentes facettes de son nouveau métier.
Nombre de pages
127
Date de parution
01/11/2003
Poids
244g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747501491
Titre
L'échec dans l'université de masse
ISBN
2747501493
Auteur
Romainville Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
244
Date de parution
20031101
Nombre de pages
127,00 €
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Coménius jette, en 1657, les fondements de la didactique. Ambitieux, il promet à ses lecteurs un "art universel de tout enseigner à tous" . Une foule bigarrée de successeurs, acquis à cette noble cause, apportent ensuite leur pierre à l'édifice, qu'il s'agisse de philosophes, de pédagogues ou, à partir du développement des sciences humaines, de chercheurs en éducation, en psychologie et en didactiques spécialisées. La moisson a été abondante ; elle peut donner le tournis à l'enseignant du XXIe siècle qui chercherait, en peu de temps, à en tirer les principales leçons. Cet ouvrage a l'objectif de l'y aider : il se propose de ramasser - dans un langage clair, direct et dénué de jargon inutile - l'essentiel de ce que la florissante littérature didactique peut apporter à l'enseignant d'aujourd'hui pour la conduite efficace de ses enseignements. Pour alléger le propos et s'assurer de leur réalisme, de nombreux exemples et illustrations jalonnent la réflexion, l'humour n'étant pas exclu à titre d'assouplissant didactique. L'ouvrage est articulé autour des principales composantes de l'Art d'enseigner : comment alimenter la soif d'apprendre des élèves ? Définir et annoncer des visées claires d'acquisition ? Bâtir les enseignements sur le déjà-là ? Apprêter les savoirs pour les rendre enseignables, sans les déformer ? Choisir la méthode adéquate ? S'assurer que la cible est atteinte et corriger le tir au besoin ? Gérer la discipline et installer son autorité de maître, au sens de celui qui a la responsabilité de faire apprendre ?
Résumé : Lorsqu'elles relèvent de fake news ou de théories alternatives, les " informations " que les jeunes recueillent sur Internet déforment leur vision du monde et remettent en question ce que l'école cherche à leur enseigner. Plus que jamais, la formation à l'esprit critique est donc une mission fondamentale de l'école. Le premier chapitre montre en quoi le monde numérique incite souvent à penser de manière approximative et à " gober " les fausses informations qui y circulent. Au deuxième chapitre, on tente de comprendre pourquoi notre cerveau peut se montrer faillible face à la désinformation numérique. Le troisième chapitre explore une piste nouvelle de formation à l'esprit critique : comprendre pourquoi on pense faux nous rend plus vigilants face aux tentatives de désinformation. Des piste concrètes de cette pédagogie sont ensuite proposées et illustrées.
L'Evaluation de l'Enseignement par les Etudiants (EEE) a progressivement acquis droit de cité dans les universités, malgré les nombreuses résistances qui se sont manifestées à son égard. La situation actuelle de ce type d'évaluation est cependant paradoxale à plus d'un titre. En effet, on dispose désormais d'études nombreuses qui, tout à la fois, confirment la validité et la pertinence de cette forme d'évaluation, mais en pointent aussi les limites, ces dernières rendant notamment nécessaire le recours à d'autres sources complémentaires d'évaluation de l'enseignement. Ces mêmes études identifient les balises à apporter à l'EEE pour la rendre efficace, mais aussi conforme aux valeurs universitaires: respect des spécificités disciplinaires et des contextes, nécessité de suivi ultérieur,... Or un inventaire succinct des pratiques les plus courantes d'évaluation de l'enseignement par les étudiants montre que ces précautions et balises, pourtant largement documentées et admises, sont en définitive peu mises en oeuvre au sein des dispositifs réels. Ceux-ci ont même tendance à se rabattre sur des formes stéréotypées d'EEE, voire à se limiter à des passations purement administratives de questionnaires standardisés sans que personne ne se soucie ni de leurs effets ni de leurs suivis. C'est autour de cette contradiction apparente et de cet étrange écart entre la richesse des réflexions et la stéréotypie des pratiques que s'est construit un séminaire de travail qui a rassemblé quatorze spécialistes de l'évaluation de l'enseignement par les étudiants. Le présent ouvrage est le fruit à la fois des présentations qui ont été faites par chaque participant à ce séminaire et des discussions collectives qu'elles n'ont pas manqué de provoquer. Marc Romainville Docteur en sciences de l'éducation, Marc ROMAINVILLE est professeur aux Facultés universitaires de Namur, en Belgique. Il y est responsable du Service de pédagogie universitaire et directeur du département Éducation & Technologie. Ses domaines privilégiés de recherche concernent l'échec dans l'université de masse, les pratiques étudiantes et les mutations des pratiques enseignantes à l'université. Cristina Coggi est professeur de pédagogie expérimentale et de docimologie à la Faculté des sciences de la formation de l'Université de Turin, en Italie. Elle est membre fondateur de la SIRD (Société italienne pour la recherche didactique). Ses domaines privilégiés de recherche concernent la méthodologie de la recherche en éducation, l'évaluation des processus d'apprentissage et de la pédagogie universitaire (autoévaluation des enseignants et résultats des étudiants) et l'éducation par les médias.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
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