Le Désir et la poursuite du Tout s'appelle l'Amour". Telle est la phrase tirée du Banquet de Platon qui figure au départ de ce fabuleux roman : elle est la clé qui permettra au lecteur de comprendre le sens des multiples aventures, autant intérieures qu'extérieures, dont Nicholas Crabbe, écrivain anglais vivant à Venise, sera le héros. Lors d'une croisière solitaire l'emmenant jusqu'aux rivages de la Calabre, il assiste à un terrible tremblement de terre ; dans les ruines d'un village frappé par la mort, un seul être encore vivant : Ermenegilda, une adolescente dont la beauté ambiguë ravit sa féroce misogynie. Il la ramène à Venise, acceptant de la garder à son service à condition qu'elle ne soit plus, aux yeux du monde et de lui-même, qu'un garçon qu'il nommera Zildo. Si Nicholas vit pauvrement, c'est que, par amour de la liberté, il refuse toute contrainte : ses rapports de haine et de défi avec de lointains éditeurs anglais acharnés à l'exploiter, des hôteliers qu'il ne peut jamais payer, avec une étrange société vile et tarée, le mènent peu à peu à rompre tout contact humain. A cause de sa fierté et de sa sauvagerie, il finit par tomber dans une effroyable misère jusqu'au jour où, mourant de faim, il est sauvé de justesse par le fidèle Zildo à qui, obstinément, il avait voulu cacher sa déchéance. Et l'éblouissante vérité éclate. Le héros comprend que jusqu'alors il n'était que la moitié d'un être parti à la découverte de son autre moitié afin de devenir Un dans l'Amour. Zildo est cette seconde moitié ; ainsi Zildo peut-il redevenir Zilda, et l'unité de l'âme de Nicholas Crabbe est-elle enfin réalisée.
Nombre de pages
400
Date de parution
28/06/1963
Poids
387g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070254842
Titre
LE DESIR ET LA POURSUITE DU TOUT
Auteur
Rolfe Frederick William
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
387
Date de parution
19630628
Nombre de pages
400,00 €
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Ce récit est la chronique d'une seule journée de 1495 : "le jour de chance" de Tarquinio, alors jeune, exilé et banni de Rome depuis que sa famille a été frappée de la plus haute peine ecclésiastique qui fût alors, l'Interdit majeur. Tarquinio rencontre le cardinal de Ferrare, doté, comme lui, des "deux genres de beauté" physique et morale. Celui-ci l'emmène au palais d'Este, sur lequel Rome n'exerce aucune juridiction, et cherche un moyen de lui obtenir la grâce d'Alexandre VI Borgia, le pape.
Les Borgia : une histoire de passion et de mort, de violence et d'extrême raffinement. Le pire a été dit sur cette grande famille ; il restait à écrire le plus noble. En un peu plus d'un siècle, de 1455 à 1572, les Borgia bondissent d'un seul coup sur le piédestal de la gloire ; partis de petits évêchés et de cardinalats, ils atteignent la terrible altitude du Trône de Pierre ; ils produisent en ces quelques années deux papes, un saint et un général des Jésuites. Un pape licencieux et ses enfants, une fille perdue, un aventurier brutal, usant tour à tour du poison et de la dague au gré de leurs passions ; stupre, scandale, violence, telle est l'auréole noire qui entoure les membres de la maison des Borgia. Mais, champion du pape calomnié, Frederic Rolfe montre qu'Alexandre VI mit un terme à l'anarchie de Rome, arrangea ses affaires compliquées avec le royaume de Naples, et maria somptueusement à Giovanni Sforza sa fille Lucrezzia, âgée de 15 ans. De celle-ci, il défend la mémoire en la décrivant "plus brillante par ses vertus que l'étoile de Rome", ainsi que celle de César Borgia, duc de Valentinois, soldat seulement un peu rude... Spécialiste de la Renaissance, Frederic Rolfe plonge sans ménagement le lecteur dans l'univers fascinant de l'Italie du XVe siècle.
Luke Peter ; Curtis Jean-Louis ; Rolfe Frederick W
Peter Luke a très habilement utilisé dans cette pièce les ouvrages de Frederick Rolfe (dit le baron Corvo), ainsi que la biographie de celui-ci, par J. A. Symons. Au début de la pièce, Rolfe est à Londres, écrivain besogneux, hanté par le regret de n'avoir pu, vingt ans plus tôt, accéder à la prêtrise. Il reçoit la visite de personnages tour à tour réels et imaginaires. Ces derniers reconnaissent et réparent aussitôt l'erreur de l'Eglise, l'emmènent à Rome et l'installent sur le trône de saint Pierre. On est désormais en pleine hallucination : Frederick Rolfe est en train d'écrire le roman qui passe pour être son chef-d'oeuvre : Hadrien VIl. Rolfe, parvenu à la plus haute dignité de la hiérarchie catholique, se livre à sa passion pour le faste liturgique, entreprend une réforme radicale du pouvoir temporel, dont la première manifestation sera de distribuer le Trésor du Vatican. Mais tout se ligue contre lui, et il meurt assassiné par un protestant haineux.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.