Dans quel état m'as-tu jetée! J'aime pour la première fois, pour l'unique fois, s'écrie Manon Phlipon à l'intention de Jean-Marie Roland, qu'elle a décidé de prendre pour époux. Pourtant, bien des obstacles s'opposent à leur mariage. Il appartient à une famille de vieille bourgeoisie provinciale prétendant à la noblesse, alors qu'elle est fille d'un graveur du quai de l'Horloge, à Paris. Inspecteur des Manufactures, Roland entreprend de longs déplacements, ce qui ne favorise pas les relations suivies. Lors de leur première rencontre, en 1777, elle a vingt-trois ans et lui quarante-trois. Enfin, la jolie Manon ne ressemble guère à ses semblables, élevées pour être des épouses soumises, des mères dévouées et des maîtresses de maison accomplies. C'est une intellectuelle qui se pense plus comme une héroïne cornélienne que comme la petite bourgeoise idéalisée par Greuze. Homme des Lumières, Roland incarne, à ses yeux, une certaine forme de la sagesse antique. Mais que pourrait apporter cette jeune fille exaltée à ce quadragénaire placide? Séduit par sa beauté et son intelligence, il ne songe pourtant guère à l'épouser. Alors, l'inclination de Manon se transfigure en passion. Dignes d'un roman épistolaire à la manière de Jean-Jacques Rousseau, ses lettres racontent une idylle compliquée où s'affrontent la voix de la raison et les intermittences du c?ur
Nombre de pages
318
Date de parution
09/10/2003
Poids
319g
Largeur
140mm
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EAN
9782715224087
Titre
Lettres d'amour de Madame Roland
Auteur
ROLAND DE LA PLATIER
Editeur
MERCURE DE FRAN
Largeur
140
Poids
319
Date de parution
20031009
Nombre de pages
318,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après avoir entendu l'appel du 18 juin 1940, Roland de la Poype, vingt ans, choisit de rejoindre de Gaulle à Londres. Il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL), puis dans la Royal Air Force. Fort de plusieurs exploits, il accepte sans hésiter, au cours de l'été 1942, d'intégrer le groupe de chasse mis sur pied par de Gaulle et Staline pour combattre sur le front de l'Est. Commence alors une aventure sans précédent dans un pays inconnu: avions et techniques de vol différents, températures extrêmes. Jusqu'à l'effondrement de l'Allemagne, l'auteur et ses camarades se battront inlassablement aux côtés des Russes et écriront les pages tragiques, émouvantes ou exaltantes du Normandie-Niémen, devenu le symbole de l'amitié franco-soviétique et qui aura payé un lourd tribut: la moitié de l'effectif ne reviendra pas.
Après avoir entendu l'appel du 18 juin 1940, Roland de la Poype, jeune aviateur de vingt ans, choisit de rejoindre de Gaulle à Londres. Versé dans la première unité des Forces aériennes françaises libres (FAFL), il participe à l'opération ratée sur Dakar. De retour en Angleterre, il brûle d'en découdre avec les Allemands. Il remporte sa première victoire le 13 avril 1942, sur un Messerschmitt 109, au-dessus du Pas-de-Calais. Dès lors, au sein du 602 Squadron commandé par Paddy Finucane, considéré comme le plus grand as de la Royal Air Force, il enchaîne mission sur mission. Et lorsqu'on lui propose, au cours de l'été 1942, d'intégrer le groupe de chasse mis sur pied par de Gaulle et Staline pour combattre sur le front de l'Est, il accepte sans hésiter. Commence alors une aventure sans précédent dans un pays inconnu: avions différents, techniques de vol, températures extrêmes. Jusqu'à l'effondrement de l'Allemagne, Roland de la Poype et ses camarades se battront inlassablement aux côtés des Russes et écriront les pages tragiques, émouvantes ou exaltantes du Normandie-Niémen, devenu le symbole de l'amitié franco-soviétique et qui aura payé un lourd tribut: la moitié de l'effectif ne reviendra pas. Après la guerre, Roland de la Poype se reconvertit dans les affaires et connaît la célébrité pour avoir inventé le berlingot Dop, la légendaire Méhari, et créé le Marineland d'Antibes.
Nouvel opus de Roland Giraud. Nous entrons en poésie. Tantôt l'auteur chante ses poèmes, tantôt il les déchire. Ici nous suivons le fil de ses sentiments, de ses pensées, nous entrons dans un réel suspendu. Nous sommes celle fine bulle d'instant qui nous apprend à suspendre notre respiration et à savourer les rapides délices de notre existence.
Plongez dans l'univers poétique de Roland Giraud avec son recueil "Quand se ferme un soleil". A travers des vers mélodieux et des images évocatrices, Giraud explore les nuances de la vie, des souvenirs, des rêves et des émotions. Chaque poème est une fenêtre ouverte sur un moment, une réflexion ou une sensation. Dès le début, avec "A l'ombre", le lecteur est invité à ressentir le calme et la sérénité, à se perdre dans le silence d'un souvenir ou le doux bruit de l'eau d'une fontaine. Les poèmes tels que "Ailleurs" et "Angoisse" dépeignent les contrastes de la vie, entre rêverie et réalité, espoir et désespoir. "Bonheur caché" révèle les petits plaisirs souvent ignorés, tandis que "Ce pays que j'attends" exprime le désir d'un lieu idéal qui n'existe peut-être que dans nos rêves. Chaque page est une invitation à la réflexion, à s'arrêter un instant et à ressentir. Les illustrations de Sonia Bressler ajoutent une dimension visuelle à l'expérience, capturant l'essence de chaque poème. "Quand se ferme un soleil" n'est pas seulement un recueil de poésie, c'est un voyage à travers les pensées et les sentiments, un hommage à la beauté de la vie et à la complexité des émotions humaines.
Pendant des années j'ai vécu dans un mythe. J'écrivais sur lui un texte sans cesse remis en chantier. Tout ce que je vivais y entrait, hommes, villes, livres, saisons en enfer, jouissances, colères, tout y passait, à la fois structure vitale et machine romanesque le mythe accueillait tout. Un jour, j'ai mis ce manuscrit de côté pour écrire d'autres romans : ils n'ont jamais fait que le crypter. Alors je suis revenue à cette matrice, redescendue dans le souterrain. Perséphone 2014, c'est un nouveau point d'intersection entre cette histoire (cette vieille histoire folle) et la mienne, entre l'archaïque et l'ultra-contemporain. Que se passe-t-il quand un mythe s'empare d'une vie ? Quand il la pulvérise en passions brutes, en événements élémentaires ? Ce que j'entends de Perséphone, de cette voix très ancienne, très chantante, c'est ça : le désir d'être matière, d'un moi chaviré et d'un monde à l'envers. Mais aussi : comment sortir de ce désir - revenir des Enfers ? D'ailleurs, faut-il en sortir ? Et où est l'enfer ? Du côté des racines, des somptueux ravages et des incendies muets ? Ou dans les règnes de surface, les formes lisses, les ordres licites, les rites institués ? Reprendre Perséphone, c'est continuer, obstinée, à interroger le secret qui noue ensemble, très serrées, la jouissance, la mort et l'écriture. " G. A.
Ces entretiens inédits ont précédé la chute du communisme dont Eugène Ionesco a eu avant d'autres la prémonition. Mais ils engagent le lecteur d'aujourd'hui bien au-delà de ce séisme politique. Les Ruptures de silence éclairent les limites de l'engagement politique pour les artistes et préviennent de nouvelles trahisons possibles. Elles annoncent aux clercs du troisième millénaire qu'il ne leur reste que la pauvreté de Job en fait d'idéologie et, partant, la liberté totale d'expression. Nos échanges ont eu lieu dans une "traversée du désert" du créateur qui le mettait dans un état de lucidité extrême. La force émotionnelle qui se dégage de son interrogation sur la condition humaine nous rend la voix de Ionesco présente et fraternelle. André Coutin.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.