The Young Gods. Documents 1985-2015, Edition bilingue français-anglais
Roguin Vincent de ; Treichler Franz
LA BACONNIERE
52,00 €
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EAN :9782940431540
Formé il y a plus de trois décennies, The Young Gods reste, après quelques changements de personnel, onze albums studio, des milliers de concerts, les accolades du" milieu" et l'adhésion du public, l'une des propositions les plus remarquables que la Suisse ait connu en matière de rock indépendant. Une telle réputation, c'est bien sûr à son indéniable talent que le groupe la doit, éclatant dès ses débuts ; l'édification d'un univers sonore d'ascendance post-punk, industrielle et électronique, à partir de matériaux hétérogènes (l'histoire de la musique occidentale enregistrée, ancienne ou contemporaine, savante ou populaire) hachés et régurgités par le sampler, et parfait par la voix unique de Franz Treichler. Cette sensibilité musicale attisée par une approche audacieuse de la technologie se révèlera éminemment féconde, jusqu'à aujourd'hui, périodiquement mobilisée pour de nouvelles expériences, aux accents cabaret, néo-psychédéliques, ambient, blues, acoustiques, etc. L'influence des Young Gods innervera le rock de cette fin de XXe siècle, revendiquée régulièrement jusque par les plus grands noms de la pop internationale. Mais ce succès est aussi le fruit d'une intense détermination, celle de se donner les moyens de porter son art à ses auditeurs-spectateurs, propulsant rapidement le groupe sur la route et au-devant d'aventures mémorables, sans toutefois renoncer à ses velléités expérimentales et son indépendance. La célébration n'est pourtant pas l'objectif de ce livre. Les milliers de photographies, coupures de presse et ephemera diverses qui le composent ? tirées du fonds personnel du groupe ou glanées aux quatre coins du globe, racontent une réalité certes parfois exceptionnelle, mais aussi triviale, rythmée par le cycle disque-promotion-tournée. Les répétitions, le studio, les concerts, les interviews. Et puis les amitiés, les rencontres, le tourisme circonstanciel, évidemment. L'abondance de documents pourrait tendre à l'étude de cas : le groupe de rock acteur de son temps, figé dans l'oeil des photographes, membres du groupe ou reconnus, et dans les mots des critiques, locaux ou lointains, inspirés ou paresseux. Le choix et la présentation chronologique des archives favorisent cependant les ruptures et les perspectives contrastées, sans complaisance ou sans même se refuser quelques pointes de dérision. Ils mettent aussi en relief l'élaboration de l'image d'un groupe, à travers l'évolution des styles photographiques ou du lexique, au gré des époques et des modes. Le livre compte 688 pages d'iconographie indexée en fin de volume, ainsi qu'un long entretien bilingue français-anglais avec Franz Treichler.
Nombre de pages
800
Date de parution
13/10/2017
Poids
170g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782940431540
Titre
The Young Gods. Documents 1985-2015, Edition bilingue français-anglais
Auteur
Roguin Vincent de ; Treichler Franz
Editeur
LA BACONNIERE
Largeur
141
Poids
170
Date de parution
20171013
Nombre de pages
800,00 €
Disponibilité
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Binz Louis ; Desarnaulds Serge ; Roguin Vincent de
L'histoire de Genève a été présentée par bien des aspects mais jamais par un biais aussi agréable. Ainsi, Genève à travers la thématique de l'eau c'est l'histoire des lavandières, des baigneurs, des vespasiennes... Louis Binz (1930-2013) fut professeur d'Histoire à l'Université de Genève et directeur de recherche aux Archives d'Etat de Genève. Pour rédiger ce livre d'essais sur différentes thématiques (on y trouvera par exemple des textes sur la sépulture au temps de Calvin, l'accueil des réfugiés français, la répartition des terres autour de Genève, la vie des paysans, des reports de sorcellerie...), il s'est appuyé sur des archives peu exploitées, celles qui dessinent la vie des habitants modestes. Ces histoires racontent celle de l'évolution sociale, politique et domestique de Genève. Une histoire chronologique est insérée au début à l'usage du lecteur pressé et curieux et des outils de recherche (table des matières thématiques, index des noms propre, bibliographie) sont proposés en fin de volume. Richement illustré par une iconographie légendée, ce livre est destiné à la fois aux chercheurs, aux historiens et au grand public.
Le canisme: une rêverie (de métamorphose) sur l'être-chien. Le Cynisme: une philosophie de la nature, et du courage de la vérité. Le cynisme: dessèchement amer, égoïsme glorieux de lui-même, incrédulité généralisée, nivellement universel des valeurs. Trois chemins, séparés ou se croisant, qu'ont explorés certains écrivains, en France, au XXe siècle: Michaux, Queneau, Bataille, Drieu la Rochelle, Nimier. C'est une famille d'esprits: celle des chiens de plume. Les suivant, à travers poèmes, pages romanesques, diatribes et satires, on verra comment leur pratique littéraire, à divers degrés, met en ?uvre et en question la philosophie de Diogène, ou la bassesse cynique. On entendra aussi comment, promoteurs de l'informe ou esthètes de la négligence, ils aboient rageusement contre l'Art. Surtout, on comprendra à quel point le cynisme, phénomène fascinant et désespérant, accuse les traits de notre modernité.
Première étude d'envergure sur les monstres et le monstrueux en Russie, cet essai en dévoile les sources historiques, culturelles et littéraires. On y découvre tour à tour les termes qui disent les monstres en russe - ourod en est un - les mythes et légendes qui en content les aventures, l'imaginaire qui en dessine les contours visuels, les événements qui jalonnent leur parcours. Trois moments clés révèlent la puissance symbolique des monstres en Russie : au XVIIIe siècle, la Kunstkamera, considérée comme le premier musée russe, expose des monstres anatomiques - vivants ou en bocaux - côte à côte avec des animaux exotiques et des découvertes scientifiques et techniques. Au XIXe siècle, des êtres au physique jugé monstrueux sont exhibés dans des foires populaires et autres espaces de divertissement, marquant profondément la culture citadine de l'époque. Enfin, au tournant du XXe siècle, avec le développement fulgurant de la médecine et des sciences de la vie, le regard sur les monstres change encore : le scalpel des chirurgiens fait surgir la possibilité de soigner les anciens monstres et d'en créer de nouveaux. L'auteure se focalise sur des années charnières de l'histoire culturelle et sociale de la Russie, à savoir le premier tiers du XXe siècle, qui revisite en profondeur ce passé monstrueux. A l'heure de construire une société nouvelle, de faire table rase du passé, quel rôle les monstres ont-ils joué face à "l'homme nouveau" et à la "femme de demain" ? Pour répondre à cette question, l'auteure explore divers textes d'Alexandre Beliaev, Mikhaïl Boulgakov, Marietta Chaginian, Vladimir Maïakovski, Mikhaïl Ossorguine, Andreï Platonov, Andreï Sobol, Alexandre Tchaïanov, Iouri Tynianov ou encore Evgueni Zamiatine. L'extrême diversité des monstres dont témoigne la littérature de l'époque éclaire d'un jour nouveau la complexité du rapport à l'Autre dans la Russie d'hier comme d'aujourd'hui.
Depuis Sortie d'usine (1982), l'oeuvre de François Bon s'honore d'inscrire pour mémoire la disparition d'un monde, ne fût-elle visible qu'en l'infra-ordinaire. Cependant, de récits en biographies des Rolling Stones ou de Led Zeppelin, de pièces de théâtre en essais sur le numérique, cette oeuvre profuse se garde d'une vision passéiste qui se complairait dans le regret d'un temps perdu.Écrire la bascule signifie ainsi se laisser aspirer par le vide de l'ancien, au moment où le nouveau tente de l'investir, puis en bâtir une structure tuilée qui puisse supporter l'oeuvre et le monde appelé à y résonner. De la fin à la bascule, la nuance n'est pas que de lexique : écrire la bascule d'un monde, c'est maintenir le texte ouvert contre la tentation de la nostalgie, l'astreindre sans cesse à la véhémence jusqu'à l'incantation, rageuse parfois, de se savoir quête vive car vaine. Aussi la bascule dans l'oeuvre de François Bon a-t-elle à voir avec la légitimité illégitime de la littérature comme geste tendant à la maîtrise et à la déprise du monde ou du sujet.Ce n'est qu'en déséquilibre, entre fixé et effondré, que l'acte d'écrire prend sens. Seule une telle instabilité, source d'une constante invention de formes, dote l'écriture d'une densité neuve, tissée d'urgence, d'aléatoire et d'irrémédiable.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).