Rogers Jane ; Théry Michèle ; Lagae-Devoldère Deni
SUP
17,00 €
Épuisé
EAN :9782840507208
Une île est un espace particulier, où les apparences peuvent être trompeuses et le meurtre d'une femme ne pas relever du banal fait divers. Le voyage de Nikki Black vers l'île d'Aysaar n'a rien d'un classique retour aux sources et aux racines familiales. II en est au contraire une version antithétique, dans le registre de l'humour noir et du tragi-comique, voire du tragique puisque ce qui aurait pu être une simple quête des racines est motivé par l'idée fixe de Nikki : tuer sa mère, qui l'a abandonnée à sa naissance 29 ans plus tôt. La rencontre d'un demi-frère, Calum, dont elle ignorait l'existence, va tout changer, et l'aventure insulaire revêtir dès lors la forme d'un roman d'initiation tandis que l'inclusion dans le récit des histoires et légendes racontées par Calum relie Une île à toute une tradition de contes et de mythes, celtiques et autres, et lui donne ainsi une dimension qui transcende l'anecdotique malgré un ancrage très visiblement contemporain. De même que certaines références précises au contexte social et historique de la fin du XXe siècle, la langue du roman, en particulier dans les dialogues, l'inscrit en effet ostensiblement dans l'époque actuelle. La traduction est accompagnée de notes car un contexte contemporain peut, tout autant que le passé, nécessiter des éclaircissements pour un lecteur étranger auquel ce contexte n'est pas toujours familier. Cette traduction est suivie de quelques réflexions sur le roman de Jane Rogers, esquisse d'analyse d'un texte dont la très grande richesse ne tient pas uniquement, loin s'en faut, au fait que l'on y puisse lire, par un paradoxe qui n'est qu'apparent, un hommage appuyé à La Tempête et, au-delà, à l'écriture dramaturgique de Shakespeare.
Nombre de pages
328
Date de parution
24/02/2011
Poids
448g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782840507208
Titre
Une île
Auteur
Rogers Jane ; Théry Michèle ; Lagae-Devoldère Deni
Editeur
SUP
Largeur
145
Poids
448
Date de parution
20110224
Nombre de pages
328,00 €
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Résumé : Jessie Lamb a seize ans, et le monde autour d'elle s'écroule : un virus, sans doute libéré par des terroristes, tue toute femme qui tombe enceinte, sans exception. A terme, l'humanité est condamnée. Si les scientifiques prétendent pouvoir trouver un remède, le nombre de suicides ou d'actes de vandalisme ne cesse d'augmenter et les groupements sectaires se multiplient. Pour Jessie, après mûre réflexion, le choix est simple, mais celui-ci ne sera pas accepté par tous. Laissez-la vous conter son histoire, un testament livré à d'hypothétiques générations futures qu'elle compte bien contribuer à faire éclore.
Jessie Lamb a seize ans, des parents qui passent leur temps à se disputer, une tante célibataire déjantée, des amis, des flirts, des rêves. Une adolescente normale, en somme. Sauf qu'elle n'évolue pas dans un monde « normal ». Depuis que des bioterroristes ont propagé le virus du SMM, les femmes enceintes meurent toutes en couche. Par conséquent, l'humanité est menacée d'extinction. Alors que tout son univers familier et rassurant s'effrite, Jessie, qui jusque-là ne se sentait que très peu concernée par les problèmes du monde, prend conscience de son pouvoir de changer le cours de l'histoire. Allant à l'encontre de l'avis de ses parents, elle se porte volontaire pour devenir une « Sleeping Beauty », comme on surnomme celles qui acceptent de se sacrifier pour donner la vie en participant à un programme scientifique.
Counseling and Psychotherapy est en 1942 le premier ouvrage dans lequel Carl Rogers définit et illustre sa conception de l'aide psychologique. Alors âgé de quarante ans, il crée en quelque sorte le modèle du psychologue thérapeute qu'il nomme "l'aidant", c'est-à-dire celui qui sait apporter sa spontanéité créatrice au projet d'autonomisation de son patient. Cette nouvelle orientation de pensée abandonne tout a priori de jugement, de soutien et de contrôle. La non-directivité implique de la part de l'aidant une compréhension totale de l'aidé, lui laissant le choix de son itinéraire, de son langage et de ses décisions. Evitant les artefacts transférentiels et les étiquettes, la relation d'aide se fonde sur l'optimisme et la confiance dans les capacités évolutives de chaque individu, malgré la souffrance psychique. Clairement ou non, elle sert de mode relationnel de base à de nombreuses situations et méthodes psychothérapiques d'aujourd'hui.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.