Remontez jusqu'à l'ère lointaine du Déluge, celle qu'évoquent à demi-mots tous les textes anciens de l'humanité... En ces temps de famine, Sans-Voix, un jeune singe orphelin, cherche à prouver sa valeur à son clan d'adoption en chassant le « longue-gueule », un vieil alligator blessé et vicieux. Manger ou être mangé : le cycle immuable de la nature. Mais en osant s'aventurer au coeur des terres interdites, celles des humains, Sans-Voix sera confronté au plus cruel des destins : voir les siens massacrés sous ses yeux avant d'être capturé puis dressé dans les arènes de l'Empire afin de devenir un « Dieu-Fauve », un guerrier sacré façonné pour la violence et l'art du combat. Mais ces longues années de souffrance auront surtout fait grandir en lui une brûlante obsession : se venger de ses bourreaux, quel qu'en soit le prix. Récit de bruit et de fureur, empreint d'une poésie sauvage, Le Dieu-Fauve dresse le portrait d'une civilisation soudainement confrontée à la perspective de sa disparition. Mettant les nerfs à vif, cet album donne à voir et à ressentir la violence de la nature, la chaleur étouffante, le bourdonnement des insectes, les cris de rage et les larmes de désespoir des protagonistes, croquant avec force le ballet incessant qui fait s'entrelacer la vie et la mort, le règne animal et l'humanité. Car, au fond, qui est le réel héros de cette histoire ? L'homme ou... l'animal ? Une oeuvre à la construction magistrale, écrite par Fabien Vehlmann et portée par le dessin spectaculaire de Roger.Notes Biographiques : Né le 6 juillet 1977, Roger Ibáñez Ugena a étudié la bande dessinée à l'École Joso. En 1993, il réalise plusieurs courtes BD humoristiques (scén.: A. García) pour le fanzine «G? et, en 1994, il gagne le premier concours manga des éditions Norma qui publient dans leur revue manga «Otaku» plusieurs de ses histoires courtes (scén.: R. González). Pour les éditions Cameleon, il dessine dans le périodique «Sukube» (scén.: N. Peris) et produit «Hiromi» (scén.: A. García). De 1999 à 2001, il signe 14 BD (scén.: Raule) dans le magazine «Penthouse Comix» des éditions El Jueves. Sous le pseudonyme de Nono, il réalise en outre des BD pour divers magazines érotiques américains, dont «Sizzle» (NBM). En 2002 et 2003, avec Raule aux scénarios, il publie «Hole'n'Virgin», «Amores muertos» et «Cabos sueltos» aux éditions Amaníaco. Présentée au Salon de la BD de Barcelone, cette dernière réalisation séduit le scénariste J.D. Morvan («Al Togo» - «Reality Show») qui la soumet à Dargaud. De là naît au Festival d'Angoulême 2004, le projet du triptyque «Jazz Maynard». Le premier de ces 3 albums est sorti en juin 2007 ainsi qu'un one-shot en 2010. L'année 2015 annonce le retour de Jazz Maynard dans les contrées du Grand Nord. Fabien Vehlmann est né le 30 janvier 1972 à Mont-de-Marsan, dans les Landes. (Il en gardera l'amour des arbres tordus par le vent.) Trois ans plus tard, il déménage en Savoie, où il passe une enfance "vraiment chouette", un harmonieux dosage entre introversion ? il adore inventer des jeux tout seul ? et sociabilité ? il adore retrouver ses potes. "J'ai eu de la chance, mes parents m'ont laissé jouer, au lieu de me faire bosser dès la maternelle." Vers 6 ans, il attaque la bande dessinée et remplit ses cases de dessins genre "sténo". Il se découvre aussi un don d'amuseur public, qu'il se croit obligé d'entretenir jusqu'au moment où il comprend qu'il a aussi le droit d'être triste. Cela nous vaut (peut-être) les moments les plus touchants de "Samedi et Dimanche". Quand, par exemple, entre deux rigolades, Samedi se chope le blues ; il n'est plus qu'un pauvre petit chiffon qui veut "tomber ici et puis rester tout mou sur le sol, et puis pleurer". Arrivé à la fin du lycée, Vehlmann se dit que la BD n'est pas une orientation professionnelle raisonnable. Il entre à l'école supérieure de commerce de Nantes, navigue dans le marketing des jouets, et sort diplômé en 1995. Objecteur de conscience, il se retrouve administrateur d'une troupe de théâtre. "C'était comme être planté au milieu d'une pâtisserie sans pouvoir manger les gâteaux : je ne vivais que les aspects chiants de la création !" Malgré tout, il tourne deux ou trois courts-métrages avec les comédiens et s'essaie à la radio dans une station locale, avec des sketches qui font bien marrer le technicien ? c'est toujours ça. En 1996, ?Spirou' organise un concours d'écriture de scénarios. Il faut envoyer quatre pages, il en tartine quarante... c'est beaucoup trop ! Il envoie donc ses pages en marge du concours. Il reçoit une réponse mitigée ? "Peut mieux faire" ? qui le galvanise parce que c'est une réponse quand même. En vue de "mieux faire", il attaque une autre BD qu'il renvoie au même ?Spirou'. Réponse : "C'est toujours pas ça." "Là, j'ai morflé : je me voyais déjà en haut de l'affiche !" Le jeune homme fait alors fait un pari : au lieu de chercher du boulot dans le commerce, il va rester chez ses parents pendant un an pour écrire de la BD. "J'ai eu du pot, mes parents ont accepté. J'ai toujours eu beaucoup de chance, je tiens à le dire." Cette fois, ?Spirou' est content et achète ses pages. Après, tout s'enchaîne : il sort, avec Denis Bodart, l'album qui va le lancer, le premier de la série "Green Manor" (Dupuis, 2001), et rencontre Gwen de Bonneval à l'atelier des Vosges. Gwen a inventé deux bestioles en forme de lézard dont il ne sait pas trop quoi faire. Les deux auteurs s'associent, et voilà comment, en 2001, naît l'excellente série philosophico-humoristique "Samedi et Dimanche" (Dargaud, "Poisson Pilote"). En 2002, Vehlmann s'attaque au "Marquis d'Anaon" (Dargaud), une série beaucoup plus noire dessinée par Matthieu Bonhomme, et qui prouve la diversité de son talent. Pour Ralph Meyer, il scénarise ensuite "IAN" (Dargaud), sur le thème de l'intelligence artificielle. Dès 2004, Fabien Vehlmann reçoit le prix Jacques-Lob. En 2006, il entame la série à succès "Seuls" (Dupuis), mise en images par Bruno Gazzotti. Le premier tome est récompensé au festival d'Angoulême, dans la catégorie Jeunesse. La même année, il signe, avec Yoann, "Les Géants pétrifiés", premier one shot de la série "Une aventure de Spirou et Fantasio par..." (Dupuis). Il poursuit par ailleurs sa belle collaboration avec le dessinateur Frantz Duchazeau : "La nuit de l'Inca" (Dargaud, entre 2003 et 2006) ; "Les Cinq Conteurs de Bagdad" (Dargaud, 2006) ; "Dieu qui pue ; dieu qui pète" (2006, Milan). Suivra "Le Diable amoureux et autres films jamais tournés par Méliès" (Dargaud, 2010). Pendant quelque temps, il touche au cinéma ("Un monde à nous" [2006], réalisé par Frédéric Balekdjian) et au dessin animé (la série "Avez-vous déjà vu ?" [2006], produite par Alain Chabat et réalisée par Piano et Gark), mais il décide toutefois de consacrer l'essentiel de son temps à la bande dessinée, dans laquelle il affirme trouver beaucoup plus de liberté d'écriture que dans l'audiovisuel. En 2007, il travaille, avec le dessinateur Sean Phillips, sur le premier tome de la série "Sept" (Delcourt). En 2009, Vehlmann et Yoann deviennent les auteurs de la série culte "Spirou et Fantasio", succédant ainsi à Jean David Morvan et José-Luis Munuera. Un an plus tard sort le tome 51, "Alerte aux Zorkons" (Dupuis). En 2010, Vehlmann retrouve de Bonneval pour "Les Derniers Jours d'un immortel" (Futuropolis), un one shot de science-fiction. Avec les Kerascoët, il signe "Jolies ténèbres" (Dupuis, 2009) et "Voyage en Satanie" (Dargaud, 2011). Il écrit aussi une histoire de pirates, "L'Île aux cent mille morts" (Glénat, 2011). En 2012, il signe, avec le dessinateur Éric Sagot, le premier tome d'un diptyque, "Paco-les-Mains-Rouges" (Dargaud). Le tome 2 sort en 2017. Entre les nouveautés, il n'oublie pas ses séries : le tome 9 de "Seuls" (Dupuis) est sorti en 2015 ; et le 55e épisode de "Spirou et Fantasio (Dupuis)", en 2016. N'oublions pas, enfin, que Fabien Vehlmann est également impliqué dans la revue numérique ?Professeur Cyclope'.
Roger Duchêne, spécialiste du XVIIe siècle, a édité les Lettres de Mme de Sévigné dans la Bibliothèque de la Pléiade. Il lui a consacré une biographie, ainsi qu'à plusieurs de ses contemporains dont Ninon de Lenclos, Mme de Lafayette, La Fontaine. A l'occasion de la célébration du tricentenaire de la mort (1969) de la plus célèbre des épistolières, Roger Duchêne a organisé un colloque international à Grignan et des journées de rencontres à Marseille et à Aix. Il a publié un Molière (1998), Grand Prix de la Biographie littéraire de l'Académie française, et Les Précieuses ou Comment l'esprit vint aux femmes (2001), Grand Prix de l'Essai de la Société des Gens de Lettres.
Roger Caillois aimait les pierres avec passion. Fruit de recherches inédites, cet ouvrage fait dialoguer les photographies des minéraux de sa collection avec ses textes, et dévoile le processus même de pensée et d'écriture de son auteur. La contemplation des pierres libère une prose poétique d'une rare intensité, transformant le minéral en un miroir de ses propres songes et de ses aspirations les plus profondes.
Dans ce 22e tome de Snoopy et les Peanuts, vous verrez toute la bande attendre... attendre... et encore attendre un car qui n'arrive jamais. Charlie Brown remporte enfin une victoire au baseball - et ce contre l'arrière-petite-fille de Roy Hobbs, pas moins ! Linus fait pression auprès de la Maison-Blanche pour que Snoopy soit nommé à la Cour suprême (hélas, le siège est attribué à Ruth Bader Ginsburg). Woodstock découvre le journal de son grand-père disparu, relatant sa dure vie en captivité (c'est-à-dire en cage ! ).
Boschat Stephan ; Menetrier Samuel ; Vigneau Frédé
En 48 pages drôles et claires, une nouvelle équipe scientifique du labo Ça m'intéresse, la professeure FOX et son assistant Charles-Quentin Félix-Didier, dit " CQFD ", nous font pénétrer dans les méandres et les coulisses des sociétés secrètes les plus célèbres ou les plus inattendues. Ninja, Skull and Bones, alchimistes, pratiquants de la kabbale, célèbres templiers ou autres francs-maçons, quelles sont leurs origines, leurs codes, leurs rites, leurs points communs, leur influence réelle ...
Dans un premier temps, nous dirions qu'ils ne sont pas comme nous. Dans un second temps, il devient que ce serait plutôt nous qui ne sommes pas comme eux. Eux, les Rapaces, qui détiennent la force, l'arrogance de la richesse, la mémoire des siècles passés. Ce n'est que lorsque le danger se précisera que les Rapaces réagiront. Au risque de tout basculer...
Le Dindon de la farce est le 54e tome des facéties du chat le plus drôle de la BD, le Garfield de Davis ! Garfield est un chat. Et le chat est fier et orgueilleux, cela va sans dire. Depuis 54 épisodes, son passe-temps préféré consiste à se moquer du monde qui l'entoure. D'abord Jon, qu'il adore humilier, puis Odie, puis chaque être vivant qu'il rencontre. Inutile de préciser que le chat fier et orgueilleux ne souffre pas la réciproque, à savoir être moqué. Alors comment pensez-vous que Garfield réagit lorsqu'il est le dindon de la farce ? Mal, très mal... Ce 54e volet des aventures de Garfield est, comme toute la série, à dévorer en famille.
Nero Macanti, le héros du cycle Hasta la Victoria ! (4 albums Mosquito) reprend du service. Après la révolution cubaine, il se retrouve à Haïti, mais la croisière ne sera pas tranquille entre les tontons macoutes du dictateur Duvalier et les résistants adeptes du vaudou. Une fois encore, il va devoir choisir son camp et tenter de comprendre quel sinistre secret se cache derrière la disparition des opposants à la dictature.
Située chronologiquement après le cycle ottoman et avant le cycle africain, cette troisième et dernière intégrale est celle du cycle « India », allant des tomes 10 à 13. Sur fond d'occupation coloniale anglaise, Jade et les Nelson sont les invités de la Rani d'Eschnapur, mère du Maharadjah sur le point de se marier. Les talents d'amour de Jade sont sollicités par la Rani pour apprendre à la jeune fiancée, fille d'un révolutionnaire opposé aux Anglais, à envoûter et manipuler son futur mari, favorable aux occupants. Mais Jade découvre qu'une malédiction, teintée d'immortalité, plane sur le palais et la famille royale. Rythmé par une guerre d'influence sans merci et une intrigante chasse au trésor, cet ultime cycle clôt la quête des origines de Kim Nelson et une saga à couper le souffle de mystère et de sensualité.
On apprend et on survit ! Dans un monde en proie à tous les tourments climatiques et politiques, la devise du Gipsy lui est presque aussi utile que ses armes et son camion. Le pied collé au plancher, Tsagoi accepte le genre de mission que l'on ne propose qu'aux fous, aux imbéciles et aux désespérés. Et sans doute est-il un peu tout cela quand débute le récit de ses aventures au-delà du cercle arctique... Sur la plus grande autoroute du monde, aux avant-postes d'une invasion mongole qui semble renvoyer la Russie aux heures les plus sanglantes de son histoire, le Gipsy survit, et il ne faut rien lui demander de plus. C'est ce que finira par comprendre sa petite soeur Oblivia qui, après de longues années de séparation, se verra impliquée au plus haut degré dans cette première aventure.
Nelio Trebaldi, le Scorpion, les différentes familles..., tous souhaitent ardemment découvrir le secret de la fortune des Trebaldi. Afin de trouver réponse à ses questions, le Scorpion part en compagnie du Hussard et de son soi-disant fils Charles-Henri en direction du château de Tarquinio, demeure ancestrale de la riche famille. Mais tout ne se passe pas comme prévu : le Chevalier de Trèfle, l'assassin des Trebaldi, s'intéresse de près à cette histoire et à l'art divinatoire de la lignée. Il enlève Charles-Henri et propose un marché au Scorpion : en échange de la vie de l'enfant, il lui ouvrira les portes du château. Du côté des neuf familles, la situation dégénère également. Désireux de venger la mort de son père assassiné par un Delamorley, la folie d'Ursus Latal ne s'arrêtera que lorsque justice sera rendue. Les réponses tant attendues sont à présent toutes proches. Encore faut-il pouvoir les saisir...