Pendant longtemps, il n'y a eu que peu de réalisatrices en Espagne. Ce n'est qu'à la fin de la dictature franquiste et pendant la Transition que plusieurs femmes cinéastes parviennent à tourner des films dont l'importance dans l'histoire de la cinématographie espagnole est à présent reconnue. Au fil des décennies, de nouvelles générations de réalisatrices ont vu le jour et ont désormais acquis une certaine notoriété en Espagne, grâce notamment à l'évolution de la législation cinématographique. Cet ouvrage retrace la lente reconnaissance dont jouissent à présent les réalisatrices espagnoles et propose une série d'études concernant certaines d'entre elles, de la Transition jusqu'à aujourd'hui. Certains films, de fiction ou documentaires, parmi les oeuvres les plus représentatives de Cecilia Bartolomé, Pilar Miró, Helena Lumbreras, Icíar Bollaín, Mercedes Álvarez, Neus Ballús, Carla Subirana, Carlota Pereda, Mar Coll, Oliva Acosta ou Isabel Coixet sont ainsi interrogés par plusieurs spécialistes du cinéma espagnol. Les études ici présentées s'attachent à dégager les spécificités tant stylistiques que thématiques de leurs films et mettent aussi en avant le caractère féministe de certaines de leurs productions.
Nombre de pages
212
Date de parution
03/10/2024
Poids
253g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336482149
Titre
Les réalisatrices espagnoles contemporaines
Auteur
Rodriguez Marie-Soledad
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
253
Date de parution
20241003
Nombre de pages
212,00 €
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A partir de l'analyse d'un corpus de 38 films de fiction, cet ouvrage retrace l'évolution des représentations cinématographiques de la guerre civile en Espagne après la mort du dictateur. Parcourant 28 années de l'histoire espagnole (1976-2003), il met tout d'abord en lumière de quelle façon la mise en images du conflit a fait l'objet d'une étroite surveillance politicoadministrative pendant la Transition alors que certaines narrations filmiques cherchaient à construire un récit du conflit en rupture avec celui diffusé par la dictature. Au fil des années, la guerre civile a ainsi été l'objet d'une relecture par les films témoignant de la concurrence des discours et récits sur le passé. Alors que la guerre d'Espagne devient peu à peu l'enjeu d'une bataille des mémoires, le cinéma apparaît comme un des modes choisis par certains secteurs de la société pour réévaluer ce passé traumatique, fournir une réinterprétation de l'événement en privilégiant, notamment, l'image de groupes antérieurement maltraités par la version officielle. La représentation du conflit a ainsi connu diverses inflexions qui rendent compte du rapport difficile qu'entretient la société espagnole avec son histoire.
Parmi les jeunes cinéastes espagnols qui se sont affirmés au cours de la dernière décennie, Julio Medem est apparu comme l'un des plus originaux tant par le caractère poétique et insolite de ses récits que par ses recherches plastiques. Cependant, Medem n'est pas uniquement espagnol, il est aussi basque, et son cinéma porte les traces plus ou moins manifestes des traditions et mythes basques qu'il revitalise dans ses différentes productions. Les chercheurs français et espagnols ici réunis se sont proposés d'interroger et d'éclairer son oeuvre cinq long-métrages de fiction et un documentaire à partir d'une démarche analytique qui associe étude textuelle et histoire culturelle. Le lecteur trouvera ainsi dans cet ouvrage deux volets : tout dabord une étude des spécificités supposées de ce réalisateur, comme la complexité de ses trames narratives, son goût pour une certaine modernité formelle ou encore la récurrence de diverses thématiques ; puis, un questionnement portant sur la manifestation d'une identité basque revisitée, l'utilisation des mythes basques ou encore le caractère nationaliste du discours véhiculé par son documentaire.
Cet ouvrage présente au public français un pan souvent méconnu de la production cinématographique espagnole: le cinéma fantastique. Les études réunies ici interrogent les traditions iconographiques et sociales qui dessinent les contours du genre fantastique dans le cinéma espagnol. Les deux premiers articles offrent une réflexion théorique sur la notion de fantastique et un rappel historique de l'évolution du genre en Espagne. Les articles suivants sont consacrés à l'analyse d'un film ou d'un corpus de films. Certains étudient plus particulièrement l'intertextualité et les phénomènes d'hybridation, tandis que d'autres s'attachent à mettre au jour, derrière les figures de monstres ou de fantômes, les problématiques sociales ou politiques sous-jacentes. On constate ainsi que le cinéma fantastique n'est pas simplement un genre d'évasion, mais peut aussi traduire les préoccupations actuelles de la société espagnole, notamment son difficile rapport au passé.Marie-Soledad Rodriguez est maître de conférences à l'université Sorbonne nouvelle - Paris 3. Elle anime depuis 2004 un atelier de recherche sur le cinéma espagnol contemporain (ARCE).
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...