Tandis que la ville est saisie de toute part par le virtuel, certains affirment que celui-ci se substituerait dorénavant à la réalité sensible et concrète. Ainsi, la ville disparaîtrait à la faveur d'un monde virtuel auquel nous serions tous connectés en permanence. D'autres, au contraire, estiment que virtuel et réel sont de même nature et que rien ne les distingue. Cependant, le virtuel apparaît comme un monde qui a sa réalité propre et qui, sans cesse, appelle le monde sensible et concret. Tant les pratiques sociales du virtuel (internet, téléphonie mobile, etc.), qui ont des incidences sur les territoires, que l'exploration du virtuel par les architectes, même marginale, incitent à soutenir une telle hypothèse. La ville et l'urbain montrent en effet que deux types de monde se mélangent, s'hybrident et se soutiennent sans pour autant se confondre : le monde virtuel et le monde concret. Si les théories urbaines actuelles dévoilent un espace et un temps inédits, elles conduisent également à penser, d'une part, les liens entre les espaces physiques et les "espaces" du virtuel et, d'autre part, les liens entre le temps existentiel ou sensible et le temps réel ou temps des transmissions électroniques et numériques. Si les théories urbaines actuelles constatent que l'espace physique se double de "l'espace" du virtuel, mais sans définir le virtuel, cet essai contribue à le circonscrire, à le tenir à distance de la réalité concrète, tout en appréciant les mélanges de l'un et de l'autre. Comprendre l'urbain - dont la complexité croît en raison de la multitude d'espaces mais aussi de temps qui le constituent, en raison encore des passages entre le monde du virtuel et le territoire physique -, oblige dès lors à un regard qui fait la part belle aux liens et aux passages, et que les stoïciens ont théorisé dans leur physique. Un tel regard permet alors de se situer dans un monde de plus en plus complexe et de se repérer dans un environnement qui apparaît de plus en plus globalisé et sans limites.
Nombre de pages
176
Date de parution
28/06/2012
Poids
314g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753520028
Titre
Les territoires saisis par le virtuel
Auteur
Rodionoff Anolga
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
314
Date de parution
20120628
Nombre de pages
176,00 €
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Au virtuel sont associées de nombreuses significations si bien que celui-ci se dérobe très souvent à l'analyse. Parmi elles, certaines renvoient au domaine de la technique, d'autres tiennent le virtuel pour un concept, d'autres significations enfin se rapportent à l'imaginaire. Ce numéro rassemble des analyses de chercheurs qui interrogent le virtuel à partir des mondes de synthèse (ou MMOG), des univers virtuels (tels que Second life), des serious games ou encore des sites de rencontre en ligne.
Réfléchir avec les arts contemporains et, notamment, avec l’art des nouveaux médias et avec les arts du son aux différents régimes temporels qui caractérisent la société présente, telle est l’ambition de cet ouvrage. Les œuvres dès lors sont considérées comme de véritables analyseurs de transformations qui traversent la société actuelle. Les techniques numériques quasi omniprésentes dans les pratiques sociales confronteraient en effet, et de plus en plus, tout un chacun à deux régimes de temps. Telle est une première hypothèse. Avec l’art contemporain comme avec l’art des nouveaux médias, le temps apparaît alors non plus un mais multiple. Telle est la seconde hypothèse. Cet ouvrage explore ainsi la capacité des œuvres à produire un savoir sur le temps ou sur des temps différents : un temps logique, ou informatique, et un temps physique, ou organique. En dévoilant des régimes de temps différents, certaines œuvres chahutent alors l’emboîtement temporel passé, présent, futur, ou la linéarité du temps chronologique, et conduisent enfin à questionner la conservation, ses méthodes et ses concepts, de même que ceux de l’histoire de l’art.
?Montrer, de plusieurs manières, les traces laissées par Stourdzé dans les esprits. Corrompant l'écriture théorique, afin d'évoquer les conceptions les plus inouïes, il faut le (re)lire au plus près : il y a du Thomas More dans ses exposés.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.