Qu'apprennent vraiment les élèves français à l'école ? Il faut l'admettre : l'école de la République n'est plus en mesure de répondre à l'une des missions qui lui fut originellement donnée. Cette mission, c'est l'édification de jeunes républicains, conscients des enjeux démocratiques, et convaincus de la nécessaire pérennité de la République... Mais de fait, l'école a-t-elle aujourd'hui la possibilité d'expliquer de manière satisfaisante ce qu'est la République, d'en transmettre les valeurs et les principes, dans des conditions qui permettraient à la jeunesse d'adhérer à ce beau projet émancipateur ? Et comment faire si l'institution scolaire possède, en son sein même, des difficultés structurelles, des éléments perturbateurs, qui compliquent sa tâche ou la rendent impossible ? Dans ce livre de témoignage et de réflexion, Iannis Roder alerte les parents, les hommes politiques, et tous les citoyens, sur les efforts à fournir, et sur les adaptations à faire, pour refonder l'institution scolaire, et par-là même, pour refonder le pacte républicain.
Nombre de pages
221
Date de parution
31/08/2022
Poids
282g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9791032921791
Titre
La jeunesse française, l'école et la République
Auteur
Roder Iannis
Editeur
L'OBSERVATOIRE
Largeur
135
Poids
282
Date de parution
20220831
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
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Il y a vingt ans, fraîchement nommé dans mon collège de Saint-Denis, je me lançai avec passion dans l'enseignement de l'histoire de la Shoah. Devant mes élèves, j'évoquais avec gravité le drame absolu des victimes. J'organisais des rencontres avec des survivants et insistais sur l'horreur que furent les ghettos et Auschwitz. Mais une partie d'entre eux ne supportaient pas mon discours. Ils en avaient assez de la souffrance des juifs, me disaient-ils, car "d'autres peuples ont souffert et on n'en parle jamais ! ". Ce qui avait fonctionné pour ma génération ne fonctionnait plus. Convaincu qu'il fallait sortir de l'approche victimaire, je décidai de renverser le prisme et d'entrer dans cette histoire par les bourreaux, par ceux qui sont les moteurs de ces processus politiques. Il me fallait montrer en quoi l'histoire de la Shoah devait dépasser l'aspect antiraciste moralisant pour avoir une véritable utilité." I. R.
J'ai tâtonné, tenté, échoué parfois... Mais j'ai aussi remporté des victoires. C'est de ces victoires qu'il sera question ici. Ce livre est le fruit d'années de réflexion sur mon métier et sur mon rapport à chaque élève. Ces enfants sont de jeunes Français qui, pour la majorité d'entre eux, veulent réussir et s'accomplir. Pour l'enseignant républicain que je suis, l'enjeu n'est pas uniquement d'offrir à chacun d'eux un métier et une réussite professionnelle. C'est également d'en faire des citoyens français, conscients des enjeux qui traversent notre République et attachés à ses valeurs. C'est là, selon moi, le rôle premier de l'école". I. R. Fondé sur vingt ans d'expérience dans un collège de zone difficile, nourri d'anecdotes et de portraits d'élèves, un plaidoyer lucide, et malgré tout optimiste, pour une école et une société apaisées.
Cet ouvrage nécessaire met en lumière la situation actuelle du corps enseignant en France aujourd'hui, en dressant un panorama objectif, basé sur des chiffres parlants. Il doit nous amener à une prise de conscience. Il nous faut être fermes dans notre mission d'enseignant : s'accommoder avec les principes, c'est déjà renoncer un peu, c'est faire reculer la République et la liberté. Avec courage, nous devons porter haut les valeurs de la République, nous dresser comme un rempart contre l'obscurantisme. Pour mener ce combat, nous devons faire corps, pour lutter efficacement, ensemble, et être à la hauteur de notre époque". Michaël Delafosse
Roder Iannis ; Kintzler Catherine ; La Morena Fréd
Après Gilles Kepel, Pierre Rosanvallon, Michel et Annette Wieviorka, Najat Vallaud-Belkacem, c'est au tour de la philosophe Catherine Kintzler et des membres du Conseil des sages de la Laïcité, Iannis Roder et Frédérique de la Morena d'être invités par le conseil départemental de la Haute-Garonne dans le cadre des « Rencontres de la laïcité ». Lors d'une conférence-débat tenue le 9 décembre 2025, Iannis Roder, Catherine Kintzler et Frédérique de la Morena apportent leur vision sur l'évolution de la loi de 1905 et ses enjeux pour l'éducation et la société. Cet ouvrage fait un focus sur l'éducation, les disjonctions et les pas de côté de la Loi et dresse des perspectives sur son avenir, dans la visée d'une laïcité apaisée et vivante. Lien Youtube de la conférence : https://www.youtube.com/watch?v=-DW5akLY_Zk
De Camus, Hannah Arendt disait en 1952 qu'il était "sans aucun doute pour le moment le meilleur homme en France" parmi ses pairs qu'elle trouvait "tout juste supportables" . Comment expliquer un jugement aussi tranché à l'encontre d'un milieu intellectuel où l'écrivain algérois côtoyait pourtant Jean-Paul Sartre, Maurice Merleau-Ponty ou encore Georges Bataille ? C'est que l'auteur de L'Homme révolté a su incarner, à une époque d'extrême polarisation du débat d'idées, le difficile équilibre de la nuance. Sa lucidité, dont son ami Char disait qu'elle est la blessure la plus rapprochée du soleil, face à la réalité de l'idéologie totalitaire et son refus obstiné de céder aux sirènes du manichéisme ont fait de lui un penseur souvent caricaturé et incompris. Les Justes, Lettres à un ami allemand, Le Mythe de Sisyphe, La Chute... A l'heure de l'immédiateté numérique et de la polémique permanente, il importe plus que jamais d'entendre cette pensée exigeante, tendue comme un fil d'Ariane entre des extrêmes mortifères.