Contes symbolistes. Volume 3, Le Rouet des brumes (1901) ; Les Clefs d'or (1897)
Rodenbach Georges ; Mauclair Camille ; Rime Jean ;
UGA EDITIONS
28,01 €
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EAN :9782843103209
Le Symbolisme est tout entier placé sous le signe de la Poésie. Or celle-ci ne se limite pas à un genre littéraire, même si l'influence de Mallarmé sur la jeune génération symboliste a pu le laisser croire. De fait, la Poésie est alors une valeur fédératrice qui englobe le théâtre - que l'on songe à Maeterlinck ou au jeune Claudel -, mais aussi le domaine prestigieux du conte. Dans la dernière décennie du XIXe siècle, au moment même où le Positivisme semble triompher, le conte symboliste connaît un âge d'or et voit paraître plusieurs recueils importants, qui revendiquent aussi l'héritage des "contes cruels" de Villiers de l'Isle-Adam. Sont présentés dans ce troisième volume les oeuvres de deux acteurs de premier plan du Symbolisme, que mettent en relation des trajets croisés entre la France et la Belgique. On en propose ici une édition scientifique sans précédent. Après deux premiers volumes de contes (de Bernard Lazare et Marcel Schwob ; Remy de Gourmont et Henri de Régnier), la présente collection, conçue comme un recueil de recueils, poursuit son ambition de faire découvrir les facettes multiples d'un univers littéraire riche, original et très largement méconnu.
Nombre de pages
676
Date de parution
05/04/2016
Poids
710g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782843103209
Titre
Contes symbolistes. Volume 3, Le Rouet des brumes (1901) %3B Les Clefs d'or (1897)
Auteur
Rodenbach Georges ; Mauclair Camille ; Rime Jean ;
Editeur
UGA EDITIONS
Largeur
130
Poids
710
Date de parution
20160405
Nombre de pages
676,00 €
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Le Règne du silence - Poème est un recueil de Georges Rodenbach, comme son compatriote et ami d'enfance Emile Verhaeren, poète symboliste belge. Publiée en 1891, cette oeuvre présente seulement sept titres, longs poèmes composés de plusieurs sections, à l'exception du dernier, un huitain et deux quatrains, intitulé "Epilogue" , comme pour inviter à une lecture narrative et progressive d'un ensemble qui évoque avec nostalgie la province de Bruges dont le poète est originaire. Le recueil s'ouvre sur une évocation très complète de ce qu'est une chambre, qui devient dans ces vers une véritable créature dotée de vie propre. Le paysage, fait de béguinages, de villes aux ciels bas, de canaux, permet d'exprimer des impressions auditives et visuelles et les états d'âmes intérieurs, souvent mélancoliques, du poète sensible aux douleurs des soirs et des dimanches.
Parmi les canaux blêmes de l'ancien port figé dans des eaux sépulcrales, le roman se joue entre des reflets: celui d'une femme que Hugues Viane a passionnément aimée, celui d'une morte dont il croit retrouver l'image chez une vivante. Récit fétichiste, où toute la sémiologie de la ville participe aux cérémonies du deuil. Livre-culte pour les spleens d'aujourd'hui.
Ce livre présente les récits de nombreuses voyageuses européennes en Orient, certaines bien connues du public, d'autres totalement oubliées. Natascha Ueckmann met en lumière les particularités du regard féminin sur l'Orient et observe les attitudes des voyageuses d'un point de vue résolument féministe. Le féminisme est ici utilisé comme instrument d'analyse littéraire mais sans aucune forme de complaisance sur les préjugés des voyageuses et leur attitude coloniale à l'égard des orientaux. En outre, sans nier le désir d'autonomie et de découverte de l'altérité des voyageuses, Natascha Ueckmann dessine ainsi les contours d'un orientalisme au féminin qu'elle examine avec les instruments des études postcoloniales. Elle cherche à mettre en évidence la façon dont les femmes européennes s'inventent elles-mêmes en se situant dans un champ de tension entre désir de découverte de l'ailleurs et désir de confirmer leurs idées préconçues. Un ouvrage résolument actuel sur les questions de féminisme et sur la notion d'orientalisme.
Le regard du voyageur qui emprunte la route reliant Sisteron à Manosque, le long de la vallée de la Durance, est immanquablement attiré par une curieuse formation rocheuse surplombant le village des Mées dont l'apparence évoque une procession de pénitents encapuchonnés. Ces falaises s'étirent sur 2,5 kilomètres et certains rochers atteignent 100 mètres de haut, formant un site très spectaculaire classé depuis 1941. La légende raconte qu'un seigneur local se fit un harem avec de belles et jeunes sarrasines rescapées de l'assaut d'une forteresse maure. Menacé d'excommunication, celui-ci dut se résoudre à relâcher ses affriolantes prisonnières et à les livrer à un monastère près d'Arles. Les moines chargés de leur transfert, sur le point de succomber à la tentation, furent pétrifiés par saint Donat. Dans cet essai sur l'imaginaire des rochers et le mythe des Sarrasins, l'auteur met son savoir et ses méthodes d'universitaire au service d'une enquête qui fait la part entre les éléments historiques et légendaires.
Pourquoi choisir Molière pour s'intéresser à la construction et à l'évolution de l'image de l'auteur classique dans les manuels scolaires depuis le début du xxe siècle jusqu'à aujourd'hui ? La réponse est simple : il suffit de prononcer le nom si familier de Molière pour qu'apparaissent aussitôt à l'esprit une série de motifs devenus quasiment des lieux communs : le plus grand auteur comique français, le premier représentant de notre culture, le dramaturge de génie du siècle de Louis xiv, le comédien supposément mort sur scène... Analysant d'abord la place de Molière dans les programmes successifs et dans les manuels scolaires, l'ouvrage va ensuite s'intéresser à la manière dont la critique exégétique a influencé la construction puis l'évolution de l'image scolaire de l'auteur-acteur. Ces deux premières étapes nous conduisent à nous pencher sur l'évolution du corpus scolaire des oeuvres de Molière puis sur l'influence qu'a pu avoir le nouveau " langage " iconographique sur la lecture de l'oeuvre de Molière.
La question des changements climatiques pose avec une insistance croissante celle de l'adaptation, au-delà de ce que les politiques d'atténuation peinent à obtenir pour ralentir le réchauffement de la planète. Dans ce contexte, de nouvelles perspectives sont ouvertes pour concevoir l'aménagement des territoires à toute échelle. Puisant dans l'expérience française, mais aussi étrangère, il appelle à une véritable mutation de la pensée aménagiste afin rendre complémentaires écologie,éthique et démocratie. Cette transformation est analysée à la lumière d'un examen approfondi des enjeux qui la conditionnent, notamment : le rapport humain à la nature ; le renversement de la démarche immunitaire de la société vis-à-vis de l'environnement et le danger posé par les solutions qui, prenant acte de l'incertitude, visent à substituer la prévision par la préemption face aux possibilités d'évènements catastrophiques. Comment, alors, dépasser les solutions socialement et territorialement excluantes d'une partie de la population, voire liberticides pour tous ? C'est finalement à une conversation entre la nature, les autres et nous-mêmes que cet ouvrage nous invite.