Rodari Florian ; Ely Bruno ; Müller Markus ; Gaudi
CINQ CONTINENTS
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EAN :9788874398454
Les six peintres que réunit ce catalogue ? Jean Bazaine, Roger Bissière, Elvire Jan, Jean Le Moal, Alfred Manessier et Gustave Singier ? ne forment aucunement un groupe au sens que l'on donne à ce mot en parlant des impressionnistes, des futuristes ou des surréalistes. D'autant moins qu'ils ne se réclamèrent jamais d'une esthétique commune et ne produisirent aucun manifeste. Il s'agit d'abord d'un groupe d'amis, qui se fréquentèrent beaucoup, passant parfois leurs vacances ensemble et travaillant proches les uns des autres. Après s'être dégagés, dès 1945, des influences cubistes et surréalistes, ces artistes eurent en commun le souci de trouver une voie entre la représentation du monde et l'abstraction, une voie qui fut quelquefois désignée comme étant celle de la non-figuration. Il s'agissait avant tout pour eux de répondre à l'émotion directe suscitée par la lecture des phénomènes naturels, notamment les manifestations de la lumière, dont ils se sont efforcés chacun selon sa sensibilité de traduire les mouvements, les éclats, les reflets et les transparences. Datant pour l'essentiel des quatre décennies faisant suite à la Seconde Guerre mondiale, les ?uvres de ces artistes eurent à souffrir du succès grandissant de la peinture américaine et furent souvent très injustement négligées par la critique et les musées. Le temps est venu de les redécouvrir. La majeure partie des ?uvres mises en lumière est issue d'une collection suisse, rassemblée grâce au regard d'un amateur exigeant, très tôt passionné par ce groupe de peintres.
Nombre de pages
271
Date de parution
21/11/2018
Poids
1 480g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9788874398454
Titre
Traverser la lumière
Auteur
Rodari Florian ; Ely Bruno ; Müller Markus ; Gaudi
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
220
Poids
1480
Date de parution
20181121
Nombre de pages
271,00 €
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Un seul coup de crayon sur une feuille de papier, et tout l'espace s'ébranle : c'est la force du premier trait sur la toile vierge, c'est l'alif à l'origine de l'alphabet, c'est l'écriture se déployant dans les méandres de l'encre. Projection en même temps qu'inscription de la lumière sur une surface, de préférence plane et claire, l'ombre est la trace du vivant sur terre. A peine l'a-t-on cernée d'un contour que l'absent qui s'y est réfugié reprend forme, retrouve son identité, et que la mémoire se met à agir. Dessins, estampes, photographies sont des moyens de retenir - chacun à leur manière, et chacun à leur rythme - ces brèves manifestations de l'existant. Florian Rodari s'interroge dans ces pages sur la volontaire et contraignante limitation au couple noir/blanc, dualité splendide de l'encre et du papier en vue d'obtenir - hors tout recours à la couleur - des images capables de satisfaire pleinement le regard. Sont réunis dans cet ouvrage un certain nombre de ses essais consacrés à des artistes aussi divers que Rembrandt, Victor Hugo, Henri Michaux, Jacques Henri Lartigue, Balthasar Burkhard ou Georg Baselitz.
Né dans la campagne vaudoise en 1910, Jean Planque s'est très tôt fait remarquer par sa capacité à distinguer les tableaux de qualité. Son "oeil" semble infaillible: c'est que, peintre lui-même, toujours insatisfait de son travail, il interroge les images des autres avec l'expérience du dedans. En 1954, le jeune Ernst Beyeler lui propose de collaborer à sa galerie bâloise, promise, grâce à l'activité des deux hommes, à un brillant succès dans les décennies suivantes. Pendant les quelque vingt années de son activité d'acheteur à Paris pour le compte de Beyeler, Planque aura l'occasion de se lier d'amitié avec de nombreux artistes, qui, comme Giacometti, Dubuffet ou Picasso, témoigneront une entière confiance à cet amateur d'un rare discernement et vibrant de passion. Au gré de ces rencontres, dons et achats enrichissent peu à peu sa collection personnelle qui reflétera parfaitement, quand Planque cessera son activité en 1972, son goût exigeant et ses choix visionnaires. Le collectionneur suisse s'est placé, dès les prémices de son activité, sous le signe de Cézanne, pour qui il professe une véritable adoration, autant d'ailleurs à l'égard de l'homme qui renonça à toute ambition matérielle et sociale pour accomplir librement son oeuvre, qu'à l'égard de l'inventeur de l'art moderne. Il s'établira même durant quelques années au pied de la montagne Sainte-Victoire afin, dira-t-il, de "refaire Cézanne sur nature". Le dépôt de sa collection au musée Granet est ainsi l'aboutissement d'une longue histoire personnelle qui conduit de l'admiration pour l'oeuvre du maître d'Aix au désir ardent de la voir mieux représentée dans sa ville natale.
A moins de trente ans, Félix Vallotton (1865-1925) accède à une notoriété internationale comme rénovateur de la gravure sur bois. Lié d'amitié avec Vuillard, Bonnard et Maurice Denis, il rejoint le groupe des nabis. Après 1899, il concentre son activité sur la peinture dont il explore tous les genres : nu, paysage, nature morte, portrait et peinture d'histoire sous la forme mythologique ou allégorique. Farouchement indépendant, il élabore en quelques années un style à nul autre pareil, nourri du langage synthétique de ses gravures, de l'influence des maîtres japonais de l'estampe et de prédécesseurs illustres tels que Poussin, Rembrandt ou Ingres. Cet ouvrage retrace le parcours de Félix Vallotton en faisant revivre un artiste aux multiples talents.
L'exploration sensorielle des rituels de l'opium en Indochine par un médecin collectionneur. Ce compendium conjugue une photographie instinctive et des textes profonds, révélant un rêve évanoui à travers une collection d'objets d'art exceptionnels. Noire Idole est un voyage immersif dans un ensemble sophistiqué tant par le choix des matières et des formes que de l'expression artistique. L'attirail sur le plateau laisse libre cours à l'imagination et à la virtuosité des artisans. Aucun des objets ne triche ; il en émane une perfection naturelle que nous renvoie modestement le miroir de l'image. C'est aussi un voyage sensoriel dans la pénombre, aux côtés du fumeur allongé. Le choix d'un fond noir transforme la réalité. Le signifiant des décors devient flou, la vision se trouble, le présent est suspendu sans limite. C'est encore un voyage mémoriel où la drogue n'est plus qu'un prétexte à la narration. L'Indochine apparaît dans et entre les lignes. L'auteur rend compte d'un double manque : un rituel perdu et un rêve défunt, une passion française inassouvie. Noire Idole est un recueil de textes. Une somme réunie sous le signe de l'émotion, de la confrontation des cultures et de leur fascination réciproque. Cette prose se nourrit d'une iconographie contemporaine mettant en scène une collection de pièces inédites exceptionnelles. - Présente une collection de photographies exceptionnelles et inédites, capturant le savoir-faire complexe et la perfection naturelle d'authentiques objets d'art liés à l'opium en Indochine. - Ecrit et photographié par Ronan Juglard, médecin de marine et collectionneur passionné, dont l'oeil instinctif sait déceler la beauté dans le "détail révélateur" d'objets rares. - Plus qu'une simple étude sur une substance, cet ouvrage se veut un voyage sensoriel à travers la mémoire, explorant le "rituel disparu" de l'Indochine d'autrefois et les passions françaises inassouvies. - Enrichi d'une préface signée par des experts de renom, Emmanuel Pierrat (avocat, bibliophile et commissaire d'exposition) et Alexandre Hougron (expert en art asiatique et antiquaire), apportant ainsi un poids institutionnel et académique significatif.
Kemarre Perkins Hetti ; Petitjean Georges ; Stitfo
L'art de Jackie Giles : un pont entre cosmologie aborigène et monde moderne. Ses peintures dévoilent la profondeur du Rêve et la sagesse d'un guérisseur. Pendant une grande partie de sa vie, Jackie Kurltjunyintja Giles Tjapaltjarri (vers 1935-2010) a mené une existence nomade, au cours de laquelle il a parcouru de vastes étendues de terre et, plus tard, passé du temps dans de petites communautés de la vaste région désertique occidentale de l'Australie. Jackie Giles était réputé en tant qu'homme d'un haut degré d'initiation et que guérisseur, maparnjarra dans sa langue, le ngaanyatjarra. Les pouvoirs de ces guérisseurs traditionnels incluent le don de voir dans le corps et même dans l'esprit des autres. Dans les années 1990, Jackie Giles a commencé à peindre à l'acrylique sur toile. Une connaissance complexe de sa terre et des histoires de rêve qui lui sont associées a inspiré "Mr. Giles" , comme on l'appelait souvent, dans sa création d'un important corpus de peintures célébrant le Tjukurpa, ou Rêve, qui imprègne le pays et constitue la pierre angulaire de son identité culturelle. Sa technique graphique complexe donne lieu à des images dynamiques et rythmées, dominées par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales, qui suggèrent le sens plus profond du sujet hautement secret et sacré du Rêve. Son oeuvre puissante, caractérisée par des compositions intenses et saisissantes, relie deux mondes ; la cosmologie ngaanyatjarra et le monde moderne en rapide évolution. - Jackie Kurltjunyintja Giles (vers 1935-2010) a commencé à peindre à l'acrylique sur toile dans les années 1990, traduisant ainsi ses connaissances traditionnelles en art contemporain. - L'oeuvre de Jackie Giles témoigne de la richesse de la culture aborigène et de sa capacité à s'adapter au monde contemporain. - Son style graphique complexe et dynamique se caractérise par des motifs labyrinthiques et des formes monumentales suggérant le caractère sacré du Rêve.