L'innovation une affaire d'Etat. Gagnants et perdants de la troisième révolution industrielle
Rochet Claude
L'HARMATTAN
36,50 €
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EAN :9782296029071
Quoi de plus apparemment contradictoire que d'associer ces deux termes, "innovation" et "Etat", tant ils semblent opposés. Non seulement l'Etat administratif est à la traîne pour se moderniser, mais l'Etat politique se montre fort peu habile à soutenir l'innovation et la transition de la société vers l'économie de la IIIe révolution industrielle. Tel est le discours des politiques et des faiseurs d'opinion qui tend à conclure que l'innovation et la créativité industrielle et sociale ne peuvent s'épanouir qu'aux dépens de l'Etat et de la chope bureaucratique qu'il fait inéluctablement peser sur elles. Ce livre démontre que cette opinion est fausse et basée sur des théories erronées. Mais à condition que l'Etat repense son rôle et ses structures, Claude Rochet montre la voie suivie par les pays gagnants et que la transformation de l'Etat est parfaitement possible, pour autant qu'il retrouve le rôle politique qu'il néglige aujourd'hui.
Nombre de pages
426
Date de parution
01/03/2007
Poids
510g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296029071
Titre
L'innovation une affaire d'Etat. Gagnants et perdants de la troisième révolution industrielle
Auteur
Rochet Claude
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
510
Date de parution
20070301
Nombre de pages
426,00 €
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Nous vivons à l'heure des fins : fin de l'histoire, fin des nations, fin de la République, fin de l'Etat... Fin de tous les archaïsmes qui entraveraient la marche de l'humanité vers des lendemains prometteurs. Fin, aussi, de la pensée politique : tout débat est remplacé par une injonction de modernes autoproclamés envers des "anciens" qui refuseraient de se rendre aux "impératifs" pour s'accrocher à des notions dépassées. La fin du monde bipolaire de la guerre froide, liée à l'essor des technologies de l'information, nous ouvrait la possibilité de penser le destin des sociétés autrement qu'en termes d'opposition les unes aux autres. Au lieu de cela, le modernisme moralisateur ne nous a apporté que le nihilisme mou dont Nietzsche annonçait l'avènement au siècle dernier, associé à la volonté de puissance d'une nouvelle dogmatique qui prétend régenter le monde en lui donnant une explication définitive. Les élites actuelles ont renoncé à penser un monde ouvert et complexe pour céder aux charmes du bricolage idéologique et propager l'esprit de soumission, sur fond de nouvel ordre moral. La page d'histoire du siècle qui commence est blanche. Les idées gouvernent toujours le monde et un monde sans idées est promis à l'atonie et au déclin. Le projet du "gouvernement par le bien commun", projet éternel de la philosophie politique, n'a perdu aucune actualité. A nous d'en trouver le chemin, de restaurer la pensée, de refonder la politique.
L'opposition entre France des métropoles et France périphérique structure le débat public, au moins implicitement, depuis les travaux de Christophe Guilluy. Elle n'est pas spécifique à la France, mais elle est particulièrement marquée dans notre pays, du fait de la tendance des dirigeants français à copier les modes, en particulier celles venues d'outre-Atlantique. Car la politique de "métropolisation" a une histoire, nord-américaine au départ. Nos politiques ont voulu, depuis 2014, "oeuvrer au redressement économique du pays" en restructurant le territoire français à partir de 22 métropoles. Le conflit des Gilets Jaunes a fait ressortir sous une lumière crue, s'il en était besoin, l'inefficacité d'une telle politique. Dans cette étude, Claude Rochet nous montre que la théorie du développement par les métropoles est non seulement profondément remise en cause aux Etats-Unis, mais qu'elle est également démentie par l'économie de l'innovation et du développement. Il est temps de remettre les villes petites et moyennes au centre du tableau. L'histoire des dynamiques urbaines, mais aussi le contexte de la révolution numérique montre qu'elles fournissent le cadre le plus favorable à l'innovation et au développement. Elles répondent mieux aux enjeux économiques et énergétiques du moment, en permettant une cohésion entre villes et territoire. Cette étude s'appuie sur de multiples réussites de terrain. Commencer à mailler la France des 150 villes moyennes, c'est sortir de l'opposition, politiquement et socialement destructrice, entre métropoles et périphérie.
Bien faire les bonnes choses", ce slogan de bon sens pour tout citoyen n'est rien moins qu'évident à mettre en oeuvre ! A quoi sert l'Etat ? Qu'est-ce qu'une bonne politique ? Comment en mesurer les effets ? Qu'est-ce qui est constant depuis la naissance de l'Etat moderne ? Qu'est-ce qui est spécifique à la llle révolution industrielle ? L'auteur plaide pour mettre la politique aux commandes - nos comptes peuvent être exacts (bien faire les choses) et nos politiques mauvaises (faire les mauvaises choses) - et s'inscrit contre la vogue de la "bonne gouvernance" prônée par les organisations internationales. Il n'en délaisse pas pour autant les techniques de gestion qui permettent aujourd'hui de concevoir des dispositifs publics innovants et performants : le lecteur trouvera en ce livre l'état de l'art des méthodes de gestion, illustré de nombreux exemples. Il trouvera également ici une revue de la littérature sur le rôle des politiques publiques ouvrant des perspectives bien différentes de ce qu'il est habitué d'entendre. Politiques publiques est un ouvrage à la fois académique, basé sur des recherches de terrain, et de méthodologie très opérationnelle, qui pourra devenir le livre de chevet de tout responsable impliqué dans la conception et la conduite d'une politique publique.
Cet ouvrage présente de manière pédagogique la dynamique, les enjeux et les modes opératoires de la transition vers l'Iconomie, qui correspond à la IIIe révolution industrielle, basée sur les technologies de l'information.