Au début, je n'ai pas vraiment pensé à un livre. C'était assez confus. J'avais en tête des bouts d'histoires. Ma mère. Burbach, le bled où je suis né. Les frères Camarda. Mon copain Dany. La fontaine aux Trois-Mérous. Denise et Anita. Le sens de ma vie. Le ventre des femmes. Mon sperme trop lent. Je manquais de repères.Un type m'a prêté un bureau sous une cathédrale. Là, j'ai commencé à réfléchir. A bricoler. Autour de moi, la ville grouillait. Je regardais passer les jambes des femmes qui allaient à la messe. J'étais comme une coquille de noix sur une mer d'huile. Perdu dans l'espace, entre les morts et les vivants. Et puis un jour, en remontant sa jupe, Géraldine m'a embrassé et a dit:_ La prochaine fois que j'ai envie je te rappelle.Avant de claquer la porte, elle a ajouté:_ Au fait, je ne prends plus la pilule!Je me suis souvent dit que si j'écrivais un livre sur tout ce que je vois et j'entends dans cette ville, je ferais un malheur. Mais écrire est un travail extrêmement fatigant, qui donne soif et qui, hormis des emmerdements, rapporte peu.Denis Robert a 36 ans. Il est journaliste à Libération. Il vit entre Metz et Paris. Il est l'auteur d'un premier roman, Chair Mathilde (Editions Bernard Barrault, 1991).
Nombre de pages
228
Date de parution
10/05/1995
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213594569
Titre
Je ferai un malheur
Auteur
Robert Denis
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
280
Date de parution
19950510
Nombre de pages
228,00 €
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Les spin doctors des sociétés d'armement, les attachés de presse des banques et les avocats de l'Élysée font leur boulot de désinformation. L'essentiel des troupes journalistiques reproduit le plus spectaculaire en se vendant au plus offrant. La censure nous écrase. Comment dire légèrement cette victoire du cynisme et des banquiers d'affaires contre un petit gars qui sait tailler ses crayons et s'en servir ? J'ai parfois l'impression que Denis Robert est un type que je connais de loin et qui a pas mal d'emmerdements avec les multinationales, les huissiers, les journalistes installés et la droite au pouvoir. Quand je pense à lui, je me dis qu'il a de bonnes chances de se faire laminer et que sa vie doit être vachement compliquée. Je n'aimerais pas être à sa place. Le seul problème, et il est de taille, c'est que Denis Robert, c'est moi. "
J'aurais pu être un très bon journaliste si j'avais été plus rapide à réagir sur l'événement. Je passe trop de temps à réfléchir à ce que je fais. A mon avis, pour devenir un bon journaliste, il aurait fallu que je me laisse aller et que j'accepte de croire que ce qu'on pissait comme copie tous les jours était la vérité. Je serais allé déjeuner avec mes collèges dans des restaurants qu'on se serait fait rembourser par la boîte. On aurait parlé de la vie politique de ce pays et des actualités télévisées. Si j'avais été plus véloce à donner mon grain de sel sur l'état du monde, je me serais sans doute fait embaucher à la télévision. Je serais passé dans une émission du dimanche soir. Celle que regarde ma mère. Elle aurait été heureuse, le lendemain, en allant au pain, d'en parler à ses copines : - Dis, t'as vu mon fils hier à la télé ? Pas mal, hein ? " D.R.
Un homme et une femme. Lui, la quarantaine. Elle, la trentaine. Ils se plaisent, s'attirent, se trouvent. En découle le récit torride d'une liaison entre une femme soumise et consentante et un homme décidéà ne reculer devant aucun fantasme. Ce roman culte est une histoire d'amour recto-verso : sur la page de droite, Elle ; sur celle de gauche, Lui. Entre les deux, d'infinies possibilités.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).