Moustache gauloise, gros velours paysan, on connaît la silhouette familière d'Yves Robert, acteur et metteur en scène. La guerre des boutons, Alexandre le bienheureux, Un éléphant ça trompe énormément ou La Gloire de mon père comptent parmi les succès de cet artisan-cinéaste qui a su rencontrer le public, tout en accomplissant une oeuvre personnelle. Yves Robert raconte son enfance enchantée à la campagne, son adolescence d'ouvrier imprimeur à Paris, sa découverte par hasard de l'univers du spectacle. Evocation du Saint-Germain-des-Prés et du théâtre d'après-guerre, dont il est l'une des figures de proue : la Rose-Rouge, Jean Genet, Boris Vian, Queneau, Prévert, Anouilh, Marcel Aymé... Sa vie entre scène et coulisses, sa rencontre avec Danièle Delorme. L'acteur et metteur en scène de cinéma rend hommage aux auteurs, acteurs ou techniciens qu'il a connus (Gérard Philipe, René Clair, Pagnol, de Funès, Jean Carmet...). Mais le citoyen engagé fait entendre également ses révoltes et ses battements de coeur. Il commente au passage les pages de notre Histoire, de 36 à mai 68, de Vichy à François Mitterrand. Pour dialoguer avec Yves Robert, le provoquer parfois, un "candide" : Jérôme Tonnerre, scénariste d'une vingtaine de films (Claude Sautet, Philippe de Broca, Claude Lelouch...), adaptateur de La Gloire de mon père et du Château de ma mère. Naturellement doué pour le bonheur, Yves Robert raconte ici la vie du spectacle, mais on le découvre avant tout émerveillé par le spectacle de la vie !
Nombre de pages
396
Date de parution
01/11/1998
Poids
429g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080672407
Titre
Un homme de joie. Dialogue avec Jérôme Tonnerre
Auteur
Robert Christian
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
429
Date de parution
19981101
Nombre de pages
396,00 €
Disponibilité
Epuisé
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RENARD, BELETTE, BOEUF, BOUC, LICE, TIRES DU BESTIAIRE DE JEAN DE LA FONTAINE, ET AVEC EUX LE SAVETIER, LA MORT, LE POT-DE-TERRE ET LE POT-DE-FER FONT ICI UN SAUT DE QUATRE SIÈCLES. ILS SE RETROUVENT PARMI NOUS, EN 2020, AVEC DE NOUVEAUX VENUS, COMME LE FRELON ASIATIQUE, LE PANGOLIN, LE VIRUS, LE HOUX ET LE BUIS, LE SERIN PROTESTATAIRE, LE GRILLON, LE CRIQUET PÈLERIN ET QUELQUES AUTRES DONT ZORRO LUI-MÊME QUI BOUCLE LE RECUEIL. LE FABULISTE LES CONFRONTE À LA MODERNITÉ. ON POURRA LIRE CES COMME ON FEUILLETTE UN ALBUM D'INSTANTANÉS, SOUVENIRS D'UNE PÉRIODE À LA FOIS TRAGIQUE ET EXTRAORDINAIRE, VOIRE FABULEUSE. LE TÉLESCOPAGE DES ÉPOQUES ET DES PARLERS PERMETTRA DE REDÉCOUVRIR LES VERTUS DÉLICIEUSES D'UNE FORME LITTÉRAIRE DONT ON N'A JAMAIS FINI D'EXPLORER TOUS LES RESSORTS COMME LE RAPPELLE LE PRÉFACIER, LE POÈTE PIERRE THIRY. ENFIN, CERTAINES DE CES FABLES SONT ACCOMPAGNÉES D'ILLUSTRATIONS POUR AJOUTER LE PLAISIR DE L'OEIL AU PLAISIR DE L'ESPRIT.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.