Juriste de formation, avocat et docteur en droit, Christian-Nils Robert a publié de nombreux articles dans des disciplines diverses, non exclusivement juridiques, et dispersés dans des revues francophones, pour l'essentiel non numérisés. Ses réflexions sont souvent aux limites du droit, et il a fréquenté des champs disciplinaires professionnels et de recherche très variés. Plusieurs perspectives, parmi ses réflexions, lui ont permis d'initier des pratiques nouvelles dans le domaine socio-éducatif, de dispenser un enseignement critique du droit pénal et de mener des recherches aboutissant à des conclusions originales dans le domaine de la sociologie de la criminalité. Invité à célébrer le bicentenaire de l'abolition de la peine de mort en France, il y plaida, sous les ors de l'Assemblée Nationale, l'abolition du droit pénal. En 1970, il se permit de critiquer un arrêt imprudent du Tribunal Fédéral en matière de stupéfiants. Le droit pénal ne lui parut d'emblée pas très judicieux non plus en matière de protection de l'environnement et dans le domaine de la répression de certains accidents pour lesquels la prévention doit être prioritaire. Il est prudent de relire ce qu'il a écrit à propos de la plus longue disposition, la plus désuète aussi, du Code pénal, concernant la pornographie. Enfin, sur bien des initiatives législatives, nationales et internationales, les illusions d'une politique criminelle sont mises en évidence quotidiennement, par exemple en délinquance d'affaires où la culpabilité se monnaye, et dans la poursuite totalement hypothétique de certains crimes qui relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale. Il s'est donc clairement démarqué de certaines modes, pour les dénoncer, telles que la répression en matière de stupéfiants et, aujourd'hui, la volonté de criminaliser le monde, en multipliant les tribunaux pénaux internationaux. Il a franchi certaines frontières, s'est intéressé à une criminologie déviante, par rapport à celle de ses pères, non reniés pourtant, mais en privilégiant des orientations anthropologiques. Ces articles, choisis parmi cent autres, méritent d'être republiés. Ils restent d'actualité, car ils font le point, ou esquissent des développements avérés. Il faudrait y ajouter ses travaux dans le domaine de la symbolique judiciaire, pour lequel il a publié deux ouvrages originaux et plusieurs articles évoquant l'histoire de l'allégorie de la Justice.
Nombre de pages
128
Date de parution
12/01/2024
Poids
220g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782825713297
Titre
Le droit pénal. Pour quoi faire ?
Auteur
Robert Christian-Nils
Editeur
GEORG
Largeur
165
Poids
220
Date de parution
20240112
Nombre de pages
128,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
L'enseignant universitaire ne remplit pas son cahier des charges s'il n'est pas aussi membre d'une équipe de chercheurs, En droit, pour Christian-Nils Robert, cela signifiait travailler aussi avec des collaborateurs formés en sciences sociales (sociologues, psychologues, historiens) et, ce qui était moins évident, en contact avec un psychanalyste et un anthropologue. Voici quelques-unes de ses réflexions de chercheur.
Remettre en perspective la politique actuelle et celle des quarante dernières années en matière de drogue : voici l'objectif avoué de cet ouvrage. Confrontant dans ce livre le récent rapport 2014 de la Global Commission on Drug Policy - présidée par Kofi Annan - à ses propres publications scientifiques, le Pr Christian-Nils Robert s'appuie sur plus de quarante ans de recherche pour inviter le lecteur à une réflexion sur l'inefficacité des politiques adoptées en Suisse et à l'international. Au terme d'une carrière consacrée aux problématiques posées à notre société par l'usage des stupéfiants, du terrain à l'étude, dans les médias ou les milieux associatifs et académiques, l'auteur soutient - et met ici en exergue - un combat contre ce qu'il appelle "l'ineptie de la prohibition", contre cette "guerre à la drogue" incessante et démesurée, n'ayant jamais porté ses fruits. Un livre aussi bien consacré au grand public qu'aux spécialistes du droit, introduit par une préface de la journaliste Sylvie Arsever.
Moustache gauloise, gros velours paysan, on connaît la silhouette familière d'Yves Robert, acteur et metteur en scène. La guerre des boutons, Alexandre le bienheureux, Un éléphant ça trompe énormément ou La Gloire de mon père comptent parmi les succès de cet artisan-cinéaste qui a su rencontrer le public, tout en accomplissant une oeuvre personnelle. Yves Robert raconte son enfance enchantée à la campagne, son adolescence d'ouvrier imprimeur à Paris, sa découverte par hasard de l'univers du spectacle. Evocation du Saint-Germain-des-Prés et du théâtre d'après-guerre, dont il est l'une des figures de proue : la Rose-Rouge, Jean Genet, Boris Vian, Queneau, Prévert, Anouilh, Marcel Aymé... Sa vie entre scène et coulisses, sa rencontre avec Danièle Delorme. L'acteur et metteur en scène de cinéma rend hommage aux auteurs, acteurs ou techniciens qu'il a connus (Gérard Philipe, René Clair, Pagnol, de Funès, Jean Carmet...). Mais le citoyen engagé fait entendre également ses révoltes et ses battements de coeur. Il commente au passage les pages de notre Histoire, de 36 à mai 68, de Vichy à François Mitterrand. Pour dialoguer avec Yves Robert, le provoquer parfois, un "candide" : Jérôme Tonnerre, scénariste d'une vingtaine de films (Claude Sautet, Philippe de Broca, Claude Lelouch...), adaptateur de La Gloire de mon père et du Château de ma mère. Naturellement doué pour le bonheur, Yves Robert raconte ici la vie du spectacle, mais on le découvre avant tout émerveillé par le spectacle de la vie !
L'idéal d'égalité entre les femmes et les hommes traverse une période difficile. Les hommes se sentent au mieux spectateurs bienveillants d'un combat qui semble se dérouler sans eux. Politiquement, l'égalité est vue comme chasse-gardée des forces de gauche. Résultat : de nombreuses personnes se sentent toujours plus éloignées de cet idéal d'égalité, pourtant si crucial pour la vie en société. Comment aller de l'avant ? Cet essai propose d'ouvrir un deuxième front en mettant l'accent sur la liberté. Cet agenda d'émancipation va permettre de faire bouger les lignes en focalisant l'attention sur la capacité réelle des individus à choisir leur vie. Et si cette quête de liberté motivait les hommes à s'engager ? L'heure est venue.
A la croisée de l'écologie, de la science-fiction et des sons de la Terre, Les 1000 planètes est un gulde culturel singulier et audacieux. Il propose une sélection exigeante de livres, bandes deSsinées, films, séries et créations musicales, mais également des pistes de réflexion novatrices et prospectives. Conçu comme un livre-anniversaire célébrant la 1000e édition de La Planète Bleue, il offre un regard inédit sur notre monde et sur les futurs possibles. Une manière de souligner les 30 ans de cette émission visionnaire, programme radiophonique unique au rayonnement international et à la longévité exceptionnelle.
Et si Hippocrate, figure tutélaire (et fictive ? ) de la médecine occidentale, se voyait contraint de répondre des dérives d'un système devenu trop complexe, trop technique, parfois trop éloigné des besoins des patients ? Ce procès fictif, imaginé comme un espace de débat public, s'est déroulé en novembre 2024 au Palais de Beaulieu à Lausanne. Davantage que la quête d'un coupable, ce procès était une invitation à se questionner, se disputer même sur l'avenir des soins et sur l'orientation d'un système de santé que personne ne pilote vraiment. Cet ouvrage en est le prolongement. Il est aussi un hommage à Charles Kleiber qui a eu l'idée de ces procès et les a mis en forme. Il rassemble des voix qui interrogent, chacune à leur manière, ce que soigner veut dire et proposent des pistes nouvelles. Les textes rassemblés ici sont à lire comme des éclats d'expériences et d'expertises pour penser, accompagner et pratiquer le soin autrement.