Le curé Jean Meslier : "Dieu n'est pas". Extraits choisis de sa pensée
Rixhon Noël
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EAN :9782806602596
Il y a bientôt trois siècles, le curé athée, Jean Meslier, nous laissait un volumineux "Mémoire... où l'on voit des démonstrations claires et évidentes de la vanité et de la fausseté de toutes les divinités et de toutes les religions du monde pour être adressé à ses paroissiens après sa mort et pour servir de témoignage de Vérité à eux et à tous leurs semblables". Son argumentation s'articule autour d'une triple critique : critique théologique des dogmes chrétiens, dictée par le bon sens, irréfutable et ravageuse, faisant apparaître leur inconsistance, leurs flagrantes et ridicules absurdités, leur instrumentalisation aux fins de maintenir les peuples dans la soumission et la servilité ; critique de la société de son temps, dénonçant la situation déplorable des populations et la gouvernance tyrannique des "grands", débouchant sur une visée révolutionnaire, communisante et sur un appel pressant et vibrant à l'union et la libération des peuples ; critique philosophique par laquelle il fonde son matérialisme radical : tout est matière, "le monde est par lui-même ce qu'il est", "la nature se suffit à elle-même". Ce petit ouvrage propose un choix d'extraits du Mémoire et tend à s'en faire l'écho le plus fidèle possible afin de conduire à la rencontre de l'auteur et de sa pensée, qui garde encore aujourd'hui toute sa portée et son actualité.
La mort, l'humour, les catastrophes naturelles, la politique correcte ou incorrecte, l'amitié, les religions, l'écologie, le racisme, l'amour. Tout ce qui fait que la vie est belle et cruelle, tout cela pour vous dire combien nous sommes mortels. Je suis né dans le sud de l'Italie en mil neuf cent soixante-quatre, dans une région très mouvementé : la Sicile. En mil neuf cent soixante-cinq, je foule le sol de la Belgique. Je suis arrivé par le train à Namur. Ma mère me portait dans ses bras, déjà je faisait partie des bagages encombrant !...
Concept polymorphe et largement polysémique, la lecture est un objectif prioritaire de toutes les méthodologies d'enseignement / apprentissage d'une langue étrangère et l'école représente l'espace privilégié d'exercice de cette compétence. Comment s'approprie-t-elle ce contenu / objectif d'apprentissage ? En fonction de quels présupposes théoriques ? Pour quels objectifs ? Par quels biais méthodologiques ?...
Byzance, menacée depuis deux siècles par les Ottomans, tombe en 1453, un an après la mort du philosophe Pléthon. Ce livre traite de la grandeur et du déclin de la civilisation byzantine qui a revêtu un triple visage en alliant culture grecque, organisation impériale de Rome et religion chrétienne. Il y est question des relations difficiles entre l'orthodoxie grecque et le catholicisme romain, ainsi que du néo-platonisme que Pléthon a diffusé dans la Florence des Médicis, participant ainsi à l'émergence de l'humanisme européen.
Ce n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).
La deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".
Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.