Cette biographie d'Alain-Fournier, proposée par Alain Rivière, est précise, concrète, documentée, facile à consulter, sans autres commentaires que ceux qu'Alain-Fournier a lui-même donnés dans ses lettres, ses essais et surtout son roman Le Grand Meaulnes. Pour " visiter " Alain-Fournier, pour relever ses traces sur le chemin qu'il a parcouru tout au long de sa brève existence, parmi les paysages qui l'ont inspiré, les êtres et les gens qu'il a rencontrés, aimés et suivis, il fallait cet itinéraire, comme un poteau indicateur qui indique non seulement les étapes et les directions de sa marche, mais aussi la façon dont il a senti, aimé et souffert à chacun de ses pas. Il fallait pouvoir lire sur son visage le reflet de ses joies, de ses peines et l'évolution de sa vie. Semée de brèves réflexions glanées dans ses lettres, illustrée de nombreuses cartes postales qu'il envoie aux siens de chacun de ses bivouacs et surtout des portraits que nous avons la chance de posséder de lui depuis sa plus petite enfance, la vie de l'auteur du Grand Meaulnes pourra ainsi se feuilleter page à page grâce à ces documents - dont de nombreux inédits - comme une sorte de " guide spirituel ". Chaque lecteur y cherchera un renseignement ou une date, y trouvera aussi l'émotion d'une confidence, la couleur d'une pensée, et l'image d'une âme qui souhaitait être aimée des " inconnus admirables " qui le liraient.
Nombre de pages
127
Date de parution
01/09/1994
Poids
400g
Largeur
157mm
Plus d'informations
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EAN
9782862743295
Titre
ALAIN FOURNIER. Les chemins d'une vie
Auteur
Rivière Alain
Editeur
CHERCHE MIDI
Largeur
157
Poids
400
Date de parution
19940901
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Toute la vérité de Jacques Rivière, d'Alain-Fournier et d'Isabelle, c'est ce que nous avons les moyens de révéler aujourd'hui grâce à une longue quête qui nous a rendus possesseurs d'un dossier de dix mille lettres, à quoi s'ajoutent mes souvenirs personnels. A la lumière d'Isabelle Rivière, toutes choses prendront désormais leur dimension d'éternité. Pour la première fois, tout est dit et replacé dans son contexte, vérifié, affirmé par les témoins de sa vie : son mari Jacques Rivière, son frère Alain-Fournier d'abord, dont nous ne connaissions pas l'ensemble des correspondances avec elle, mais aussi ceux qui sont venus chercher près d'elle une part de cette vérité dont elle se sentait dépositaire et qui fut, avec la passion d'aimer, sa véritable raison de vivre. Ce récit composé de voix diverses et sincères, célèbres ou inconnues, doit apporter un point final aux querelles absurdes qui ont entaché la mémoire d'Isabelle Rivière. Car c'est à elle que Jacques Rivière et Alain-Fournier ont dû d'avoir été ce qu'ils sont et de s'être survécus parmi nous grâce à sa fidélité, à son intelligence et à son coeur. A. R.
Héritier d'une double histoire littéraire, celle de Jacques Rivière et celle d'Alain-Fournier, l'auteur de ce récit a tenté de dessiner le parcours de sa propre vie à la trace de son père et de son oncle, pensant que si l'on est redevable à ses parents d'une certaine part de son existence, le sillage qu'on laisse derrière soi s'efface plus vite que la marque laissée par eux dans son coeur.Elle est ineffaçable. Et c'est pour leur témoigner sa reconnaissance qu'il a voulu revenir sur les pas de son enfance, de son adolescence, et s'émerveiller d'avoir été conduit mystérieusement sur le chemin de sa vie.Pour avoir vécu deux destinées, religieuse et profane, apparemment exclusives l'une de l'autre, cohérentes en fait, Alain Rivière donne un témoignage de fidélité et rend une action de grâces. " Dans un premier temps, j'ai voulu et choisi l'attitude de Moïse sur la montagne élevant ses mains vers le ciel. Mais je n'ai pu résister aux cris de ceux qui _ en bas _ mouraient dans la bataille. Et je suis venu simplement me ranger parmi eux. ".
Depuis plus de trente ans, Alain Rivière s'est consacré à la mémoire de ses parents, Jacques et Isabelle Rivière, et à celle de son oncle Alain-Fournier. Il lui restait une porte à ouvrir, jusque-là restée close, celle de la chambre secrète de l'édifice qu'il leur avait élevé. Elle renfermait les souvenirs les plus précieux et les plus insaisissables de son enfance et de sa jeunesse. Longtemps il hésita à l'entrouvrir, de peur de laisser échapper comme un parfum trop subtil pour être perçu en public : l'histoire de sa s'ur Jacqueline, qui n'a laissé qu'une émouvante correspondance avec sa mère. Il était temps, pourtant, de livrer ce dernier message, celui de la fille de Jacques Rivière. Son oncle, l'auteur du Grand Meaulnes, était mort en 1914, son père en 1925. Jacqueline est devenue religieuse en 1929 à l'âge de dix-huit ans. Elle vécut encore quinze années puis mourut à trente-trois ans, le 17 décembre 1944. Il revenait à son frère d'évoquer la place qu'a tenue dans cette famille la brève vie de la petite religieuse.
A une époque où les textes sur le monde et sa violence sont rédigés d'abord et surtout par des journalistes, des sociologues, des psychanalystes et d'autres auteurs des sciences humaines, le poète peut avoir aussi son mot à dire. C'est le projet d'Alain Rivière qui, depuis plusieurs années, écrit sur la brutalité de la vie quotidienne et sur les guerres, les migrants et les sans-abri d'un monde saturé d'images et de moyens dits de communication. A partir d'expériences vécues, il évoque de nombreuses situations pour nous faire part d'un autre regard et d'une autre envergure que la poésie peut nous révéler. Dans cette approche, le poète interroge la vie même et la violence qui ne cesse de l'entourer. La naissance et la mort sont directement abordées pour inviter à une réflexion sur la fragilité de notre présence qui se trouve d'abord dans la fragilité des mots. De là aussi tout un travail poétique que Rivière entreprend avec des quatrains, de brefs poèmes, dont le rythme au fil des pages forme comme une mosaïque que le lecteur est invité à recomposer suivant les associations et les souvenirs de sa lecture. Les poèmes sont ici devenus des traces pour faire un autre chemin.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque.En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect. La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires, invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l'absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
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