Les villes et le roi (v. 1440-v. 1560). Les municipalités de Bourges, Poitiers et Tours et l'émergen
Rivaud David
PU RENNES
22,00 €
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EAN :9782753503472
Situées au c?ur de la France royale, capitales du royaume de Charles VII au plus sombre de son histoire, les villes de Bourges, Poitiers et Tours constituent des exemples privilégiés pour comprendre comment à la fin de la guerre de Cent Ans se redéfinit la relation des sujets à leur souverain seigneur. C'est alors un modèle original de bon gouvernement du royaume qui apparaît et caractérise l'extrême fin du Moyen Âge et les premières décennies des Temps modernes, jusqu'à la veille des premiers conflits religieux. Loin de l'autoritarisme royal dont la vision a alimenté toute une historiographie, cette étude montre que les relations qu'entretiennent les corps de ville et le roi dépassent le cadre d'un simple "accord parfait" car se crée un espace politique dans lequel les pouvoirs municipaux et royaux se répondent, interagissent dans des négociations constantes et un dialogue ouvert. Au tournant des XVe et XVIe siècles, au-delà d'une entente cordiale, le chemin singulier de la politique municipale croise, celui du pouvoir royal et, selon une convergence d'intérêts bien gérée, cette rencontre conduit à la construction respective et complémentaire des autorités royale et municipale. Il s'agit là d'un des aspects du lent processus qui concourt sans rupture apparente à la mise en place de l'État moderne et travaille à l'émergence d'une souveraineté acceptée, sinon partagée. C'est par l'étude de la vie municipale au quotidien que l'on pénètre ici au c?ur des processus décisionnels. Basée sur de longues séries documentaires complémentaires (registres de délibérations, registres de comptes des deniers communs...) qui permettent une approche comparative, l'analyse considère ces sources dans leur globalité et pour ce qu'elles sont à savoir les témoins d'une activité politique. Les thèmes explorés sont alors d'autant plus variés que les champs de l'action municipale se multiplient. Ils montrent surtout que les rapports avec l'autorité souveraine dépassent souvent les relations officielles entre un seigneur et ses sujets (relations fiscales, législatives, et accueils solennels) et doivent tenir compte tout autant des carrières individuelles, des dynamiques locales, des modes de gouvernement urbains comme royaux ou encore des rites collectifs qui concourent à l'adhésion politique. Il s'agit aussi de comprendre en quoi des conditions de terrain à la fin de la guerre de Cent Ans (recherche de la paix et sécurisation du pays) sont les vecteurs principaux d'une recomposition politique dans laquelle les corps de ville jouent un rôle important.
Nombre de pages
345
Date de parution
05/04/2007
Poids
600g
Largeur
154mm
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EAN
9782753503472
Titre
Les villes et le roi (v. 1440-v. 1560). Les municipalités de Bourges, Poitiers et Tours et l'émergen
Auteur
Rivaud David
Editeur
PU RENNES
Largeur
154
Poids
600
Date de parution
20070405
Nombre de pages
345,00 €
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L'ouvrage apporte le vocabulaire et la connaissance essentiels sur l'organisation politique des communes médiévales, met en perspective une historiographie très importante, et montre l'évolution, dans l'espace et dans le temps, des villes au Moyen Age. Le gouvernement de la ville par les bourgeois témoigne d'une lente maturation de la chose publique, et plus largement de la fabrication de l'homme moderne. En parallèle aux transformations de l'ordre féodal dès les XIe et XIIe siècles, le mouvement d'émancipation communal témoigne de l'émergence de nouveaux groupes sociaux, les bourgeois, et de leur adhésion à un modèle royal qui oeuvre à la construction de l'Etat moderne. Les XIVe et XVe siècles témoignent eux d'une inflexion essentielle, celle qui marque l'émergence des "bonnes villes" dans une relation étroite avec le pouvoir royal, puis la transformation des anciennes communes en de véritables municipalités. Un temps, au début du XVIe siècle, on peut parler d'apogée communale, avant que les conflits du second XVIe siècle ne viennent transformer profondément la société politique, la monarchie, et la définition même de la bonne ville.
Alix Clément ; Demonet Marie-Luce ; Rivaud David ;
Haut lieu de l'épopée de Jeanne d'Arc, ardent foyer des Guerres de religion au XVIe siècle, Orléans connaît, durant les années 1450-1560 une vitalité incomparable. A la croisée des routes de la Loire, du Lyonnais et de l'Ile-de-France, nantie d'une université réputée jusqu'au coeur du Saint empire romain germanique, Orléans est une cité où éclot de façon privilégiée le renouveau des arts et de la culture. Orléans se transforme alors profondément, la ville est un vaste chantier : de nouveaux quartiers sont fondés, des maisons aux façades renaissantes sont bâties. De la sculpture à la vie littéraire en passant par la vie musicale, le renouveau ne se cantonne pas au cercle étroit de l'université, mais déborde sur l'ensemble de l'activité urbaine. Aujourd'hui encore, Orléans conserve un riche patrimoine révélé par un ambitieux programme de restauration. Ce livre, richement illustré, vous fera voyager dans une ville emblématique de la Renaissance française.
Il y a plus de 2 000 ans, les relations étaient fructueuses entre le sous-continent indien et l'Occident : une multitude de produits de luxe en provenance de l'Inde agrémentait la vie quotidienne des Romains et le commerce qui devait plus tard faire la prospérité du monde musulman était déjà très développé. Ces faits mal connus soulèvent de nombreuses interrogations : Comment étaient acheminées les précieuses marchandises ? Quelle organisation permettait une communication et un échange durable entre l'Empire romain et le monde indien ? Est-il possible de discerner des influences culturelles réciproques en Inde comme à Rome ? Quelle vision les Romains avaient-ils du bouddhisme et de l'hindouisme ? En somme, le rêve fabuleux d'Alexandre Le Grand, unir l'Orient et l'Occident, avait-il progressé ...
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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