L'affaire Rouy. Une femme contre l'asile au XIXe siècle
Ripa Yannick
TALLANDIER
27,38 €
Epuisé
EAN :9782847346626
Ce matin du 8 septembre 1854, trois hommes frappent à la porte d'Hersilie Rouy. Sans ménagement, ils la conduisent à la maison de santé de Charenton, à la demande de son demi-frère ; puis prétendument indigente, elle est placée à La Salpêtrière, sous le nom de Chevalier ! Erreur administrative ou malveillance... Voilà cette femme, professeur de piano et concertiste de 40 ans, qui n'a rien d'une " folle ", perdue dans le labyrinthe asilaire, au milieu des hystériques et autres " agitées ". Or, Hersilie est une indocile : dès qu'elle proteste, c'est la camisole, et son quotidien se résume aux brimades des infirmières et aux traitements musclés des médecins qui, tout au long de son internement, diagnostiquent une folie lucide. Alors qu'elle n'a de cesse d'alerter les autorités de sa situation, elle n'est libérée qu'en 1868. Elle réclame aussitôt sa réhabilitation et une réforme des asiles, mobilisant la presse qui s'empare de " l'Affaire Rouy " ; elle transforme ce fait divers en une affaire nationale, politisée par les républicains de gauche, en lutte contre ces nouvelles Bastilles. Yannick Ripa suit pas à pas cette femme hors du commun et la fait revivre sous nos yeux ; parus après la mort d'Hersilie, les Mémoires d'une aliénée, dans lesquels la réalité dépasse souvent la fiction, sont un plaidoyer à charge contre l'asile et sa fonction politico-sociale au XIXe siècle.
Nombre de pages
295
Date de parution
10/06/2010
Poids
387g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782847346626
Titre
L'affaire Rouy. Une femme contre l'asile au XIXe siècle
Auteur
Ripa Yannick
Editeur
TALLANDIER
Largeur
145
Poids
387
Date de parution
20100610
Nombre de pages
295,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Véritable aveu de la difficulté à accepter les changements survenus dans la vie des femmes et dans les rapports des sexes, les idées reçues sur celles-ci restent particulièrement vivaces en ce début de XXIe siècle : "Les femmes sont faites pour être mères", "Les filles réussissent mieux à l'école que les garçons", "Prof, c'est bien pour une femme", "Si les femmes dirigeaient, il n'y aurait plus de guerre"... Traduisant une certaine vision de "la" femme, ces idées reçues témoignent de la persistance d'une hiérarchisation des sexes, source de tensions et de conflits. L'analyse de ces préjugés, certains multi-séculaires, permet de déconstruire ce discours simpliste sur les femmes qui est aussi, par effet miroir, une caricature des hommes.
Illustres en leur temps, nombre de femmes sont tombées dans l'oubli sans raison apparente. Comprendre les causes et les modalités de cette invisibilisation qui n'atteint jamais la notoriété masculine, telle est l'ambition de ce livre. A travers vingt portraits de femmes d'exception qu'il ramène à la vie, il questionne cette stratégie, toujours à l'oeuvre, et sa fonction dans la perpétuation des assignations de genre. Ainsi se révèle le détournement de la notion même d'exception, dès lors qu'elle est attribuée à "la femme" postulée des siècles durant faible, fragile, inapte à créer et à agir dans la sphère publique. L'ouvrage décèle trois modes d'évitement : l'exceptionnalité féminine pathologisée ; l'amputation mémorielle ; et enfin l'instrumentalisation pour renforcer la règle du genre. La raison première de cet oubli mémoriel reste assurément le refus de l'égalité entre les sexes.
Illustres en leur temps, nombre de femmes sont tombées dans l'oubli sans raison apparente. Comprendre les causes et les modalités de cette invisibilisation qui n'atteint jamais la notoriété masculine, telle est l'ambition de ce livre. A travers vingt portraits de femmes d'exception qu'il ramène à la vie, il questionne cette stratégie, toujours à l'oeuvre, et sa fonction dans la perpétuation des assignations de genre. Ainsi se révèle le détournement de la notion même d'exception, dès lors qu'elle est attribuée à " la femme " postulée des siècles durant faible, fragile, inapte à créer et à agir dans la sphère publique. L'ouvrage décèle trois modes d'évitement : l'exceptionnalité féminine pathologisée ; l'amputation mémorielle ; et enfin l'instrumentalisation pour renforcer la règle du genre. La raison première de cet oubli mémoriel reste assurément le refus de l'égalité entre les sexes.
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