
Le genre en questions. Pouvoir, politique, écriture de l'histoire (recueil de textes 1993-2010)
C'est l'actualité de la question du genre qui pousse l'auteur à publier cet ouvrage. A preuve la réunion récente (septembre 2014) d'un congrès international "Etudes de genre en France" à l'ENS de Lyon. Le concept du genre a suscité l'intérêt d'un nombre croissant de chercheurs en sciences humaines et a bousculé le regard traditionnel. L'historienne Michèle Riot-Sarcey, pionnière en France de l'utilisation de ce concept, a écrit de nombreux articles pour en démontrer sa pertinence épistémologique dans l'analyse historique et défendre son utilisation opératoire. Avec cet ouvrage, elle propose de rassembler l'essentiel de ses articles, dont certains devenus introuvables. Elle donne ainsi un état de l'apport actuel de la notion de genre à la discipline historique. Au sommaire, on trouve des articles révélateurs de l'évolution d'une réflexion sur les vingt dernières années (concept/féminisme/femmes, pouvoir et politique/citoyenneté/représentations/sensibilités/écriture de l'histoire...).
| Nombre de pages | 400 |
|---|---|
| Date de parution | 28/01/2016 |
| Poids | 340g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782354280949 |
|---|---|
| Titre | Le genre en questions. Pouvoir, politique, écriture de l'histoire (recueil de textes 1993-2010) |
| Auteur | Riot-Sarcey Michèle |
| Editeur | CREAPHIS |
| Largeur | 122 |
| Poids | 340 |
| Date de parution | 20160128 |
| Nombre de pages | 400,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La démocratie à l'épreuve des femmes. Trois figures critiques du pouvoir (1830-1848)
Riot-Sarcey MichèleRésumé : Malgré le renouvellement de l'histoire des femmes, malgré les critiques adressées par des historien(ne)s à cette lecture de l'universalité monotype qui ne se dit pas, l'histoire de la démocratie continue de s'écrire au masculin. Pensée par des hommes et pour des hommes dans l'événement fondateur, la démocratie revisitée par les historiens ne pourrait-elle inclure les femmes dans son histoire, sachant que certaines d'entre elles sont intervenues, au même moment, dans le même événement, pour obtenir les mêmes droits ? Ou tout simplement, comment écrire l'histoire des hommes qui agissent et parlent avec celle des femmes qui se taisent pour la plupart ? Les femmes, exclues du politique, ne sont-elles pas incluses dans cette idée républicaine, dans cette démocratie qui ne peut devenir réalité qu'en englobant les deux sexes d'une humanité impossible à séparer ? Cette histoire peut-elle s'écrire ? Comment rendre compte du devenir d'une démocratie dont les maîtres d'oeuvre sont quelques-uns qui agissent au nom des autres, hommes et femmes ? Ecrire cette histoire-là, c'est le défi qu'a choisi de relever Michèle Riot-Sarcey. Pour ce faire, l'auteur a choisi d'emprunter la démarche biographique : soit, suivre le parcours de trois femmes qui vécurent publiquement les moments forts de la première moitié du XIXe siècle en réclamant l'égalité des droits, dans ce temps important de l'élaboration de la pensée démocratique, toujours étroitement associée à la pratique politique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,05 € -

LE REEL DE L'UTOPIE. Essai sur le politique au XIXème siècle
Riot-Sarcey MichèleRésumé : On a cru pouvoir, au XIXe siècle, écarter les " utopies " hors du politique alors que la démocratie représentative élaborait ses règles. Au mieux, elles anticipaient sur un progrès social de toute façon irrésistible. A l'encontre de bien des analyses actuelles toujours inscrites dans le sillage des adversaires des utopistes, Michèle Riot-Sarcey, professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris-VIII, veut montrer combien la lecture de ce mouvement comme force concrète de changement est féconde. Dans les années 1830-1840, la pensée des utopistes n'est pas restée dans l'espace clos des débats d'idées. Par sa réception populaire, comme en témoignent les nombreuses lettres reçues par le journal saint-simonien Le Globe, par sa rencontre avec des événements insurrectionnels, telle la révolte des canuts à Lyon, elle fonde un autre modèle de transformation des sociétés, moins violent, moins préoccupé par la captation du pouvoir que celui inauguré par l'ère des révolutions, mais peut-être plus efficace et vraiment démocratique. Ainsi voit-on des anonymes, sans instance pour les représenter, devenir les inventeurs d'une nouvelle organisation du travail, d'une nouvelle répartition de la propriété et des richesses, d'une reconnaissance des droits de chacun. Ce réel de l'utopie qui se construit dans l'intervalle du temps présent et des aspirations au changement doit retrouver sa vraie place : celle du politique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,25 € -

Femmes, pouvoirs. Actes du colloque d'Albi, des 19 et 20 mars 1992
Riot-Sarcey MichèleÉPUISÉVOIR PRODUIT15,30 € -

De la catastrophe. L'homme en question du Déluge à Fukushima
Riot-Sarcey MichèleLivre pessimiste ? En apparence seulement. De la catastrophe rassemble un concentré synthétique des événements inouïs qu'ont dû vivre et subir les contemporains, du mythe du Déluge à la réalité de Fukushima. L'humanité n'a cessé devoir affronter les excès du temps, de la peste noire au tremblement de terre de Lisbonne, mais cette même humanité à largement participé à sa propre destruction, de la prise de Constantinople à Fukushima. C'est pourquoi il a semblé utile de penser l'ensemble de ces adversités afin de mettre au jour, à l'aide de théoriciens critiques, la part humaine de ce qui fût considéré comme un dérèglement naturel ou une punition divine. Les deux guerres mondiales sont un exemple édifiant de l'autodes- truction de l'humanité, il en est de même du devenir inéluctable de la catastrophe écologique à défaut d'une prise de conscience lucide de nos contemporains.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 €
Du même éditeur
-

La banlieux en morceuax : la crise des lotissements défectueux en France dans l'entre-deux-guerres
Fourcaut AnnieÉPUISÉVOIR PRODUIT22,87 € -

Le monde des grands ensembles
Dufaux Frédéric ; Fourcaut Annie80 photographies en noir et blanc, cartes, dessins.ÉPUISÉVOIR PRODUIT29,00 € -

Pas vu Maurice. Chroniques de l'infraordinaire
Hugues Laurence ; Benoît à la Guillaume ClaudeRésumé : A partir de petits carnets oubliés dans une maison abandonnée, Pas vu Maurice raconte la vie quotidienne d'un hameau du Haut-Forez dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 900 m d'altitude. Une histoire rurale disparue. Ces carnets, une quinzaine, de 1997 à 2000, ont été retrouvés parmi les matelas éventrés, les empilements de journaux et les bocaux de haricots périmés par le nouveau propriétaire de la maison, Claude Benoit à la Guillaume, photographe. Il les a montrés à sa plus proche voisine qui a bien connu la personne qui les remplissait. En découvrant et ouvrant ces carnets, Laurence Hugues a souhaité donner à entendre cette voix qui s'est tue. Elle a entrepris de transcrire ces textes de listes, très contemporains dans leur style, leur énoncé, leur répétition, sans affect même lorsque des morts surviennent et de les reprendre dans sa propre écriture, au sens de repriser, comme on répare un tissu. Le récit repose sur une part d'histoire de vie. Marie, paysanne, consigne son univers quotidien dans ces petits agendas recyclés en carnet de bord dans une écriture de plus en plus serrée au fil des années qui passent et la solitude qui s'installe chez elle. Elle y inscrit les travaux et les jours, les visites du neveu, Maurice (tel jour "vu", tel autre "pas vu"), le nombre de bocaux de confiture ou de haricots, le temps qu'il fait. Les notes se répètent à chaque saison, presque à l'identique, comme ces tâches répétées tout au long de sa vie et de la vie du hameau. Cette vie rurale disparue, ou presque, a aussi sa noblesse et de nombreuses vertus. Ténacité, frugalité, accord avec les saisons... un sens du travail en commun, de la communauté, même. A la lecture de ces chroniques de la vie ordinaire (infraordinaire aurait dit Georges Perec), Laurence Hugues a puisé dans ses souvenirs les motifs listés de la corvée de patates, la mise à mort du cochon, les slips qui battent au vent. Autour d'extraits des carnets elle propose une écriture à deux voix des moments de la vie de deux femmes, à des années de distance. Le photographe, de son côté, a documenté par l'image les carnets. Son travail, en contrepoint des écritures mêlées, donne à voir de très belles photographies au plus près du matériau même des agendas et des objets de l'univers de Marie. Dans l'imbrication d'une approche intime, documentaire mais aussi littéraire et artistique, se dessinent en creux deux portraits de femmes, au tournant du millénaire, dans un même lieu mais avec des vies bien différentes. C'est aussi une manière très concrète d'évoquer la désertification des villages. Mais ce double témoignage n'a pas seulement caractère d'archive. Il peut faire écho chez celles et ceux qui aujourd'hui sont tentés par une vie plus simple, plus sobre, loin des grands centres urbains.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,00 € -

August Sander. Un photographe d'Allemagne
Challe DanielL'ouvrage est un essai d'histoire sur le photographe allemand August Sander (1876-1964) à travers son oeuvre et à travers sa vie. Essai d'histoire de l'art, d'histoire technique et aussi d'histoire sociale. Daniel Challe entreprend le " portrait dans le portrait " de cet artiste à l'envergure universelle, auteur des Hommes du XXe siècle. L'ouvrage est un essai d'histoire sur le photographe allemand August Sander (1876-1964) à travers son oeuvre et à travers sa vie. Essai d'histoire de l'art, d'histoire technique et aussi d'histoire sociale. C'est bien d'un artiste de son temps et dans son temps, un artiste d'Allemagne mais à l'envergure universelle dont Daniel Challe entreprend le " portrait dans le portrait " : il regarde les Hommes du XXe siècle à travers le regard du photographe. Ce corpus d'images peut être sans cesse réinterprété, réinterrogé, analysé et remonté. August Sander, artiste exceptionnel et à la trajectoire exceptionnelle, a construit une grande oeuvre malheureusement tronquée par la disparition de milliers de négatifs en 1944. Reconnu de son temps, comme lors de cette exposition très importante de 1927 à la Kunstverein de Cologne, il affirme alors, comme la ligne de conduite de toute son entreprise, ce qui sera sa formule la plus célèbre : " Voir, observer, penser. " Il y a dans le " système Sander " une intention encyclopédique à travers une typologie et une topographie (il reste ancré dans sa région de Cologne qu'il arpente avec méthode), une grande leçon de modestie, d'objectivité (que Daniel Challe décrit à travers l'évolution d'une sensibilité artistique conduisant l'artiste des premières approches pictorialistes à la Nouvelle Objectivité), une conduite jamais coupée de son époque et des influences artistiques et politiques. Musiciens, écrivains, architectes et acteurs posent pour le photographe qui commence à travailler au grand projet artistique de sa vie. Ce regard " objectiviste " sur la réalité sociale de son époque - à partir d'un inventaire à teneur sociologique des types humains, des différentes classes et catégories socioprofessionnelles - est réuni dans son livre de 1929 Antlitz der Zeit (Visages d'une époque) très bien accueilli à sa sortie. De la même façon et avec la même rigueur technique August Sander observe le paysage qui l'environne dans l'Allemagne de son temps. Sa recherche porte sur les liens existant ou pouvant exister entre les humains et l'environnement de différentes régions de son pays. L'arrivée des nazis marque un très violent et douloureux tournant dans la vie et l'oeuvre du photographe et de sa famille : l'un de ses fils est emprisonné et meurt en 1944 ; la même année une grande partie de ses négatifs est détruite dans un incendie. Malgré cette brisure irréparable il continue son travail qui atteint une nouvelle reconnaissance internationale en Allemagne et aux Etats-Unis. Daniel Challe analyse cette trajectoire avec sous tous ses aspects y compris les moins connus et présente avec la même clarté les contextes d'émergence des portraits, des paysages et des études botaniques en rendant ainsi justice à l'esprit de la démarche du photographe. Il met ainsi en valeur l'universalité du langage photographique. L'auteur convoque toutes sortes de sources et d'éléments comme des extraits des conférences radiophoniques sur la photographie que Sander a donné régulièrement dans les années 1930 mais aussi des auteurs, des historiens, des spécialistes de l'Allemagne contemporaine de Sander et des penseurs de la photographie (comme Simone Veil, Chris Harman, Philippe Artières, Olivier Lugon ou encore John Berger et Roland Barthes). Daniel Challe engage aussi sa propre réflexion sur son temps, soucieux de monter en quoi la " cosmogonie " Sander a laissé une empreinte durable non seulement dans l'histoire de l'art photographique mais aussi dans les pratiques artistiques contemporaines. Cet art documentaire, à mettre en relation avec celui des photographes français (comme Eugène Atget) ou américains (comme Walker Evans), continue d'exercer une influence considérable sur les jeunes générations de photographes. L'approche de Daniel Challe est originale en ce sens qu'il est lui-même photographe et que sa réflexion personnelle est motivée par un retour sensible sur sa propre pratique, sans pour autant développer la moindre référence à son propre travail ni à son métier d'enseignant. Il dit lui-même, en justifiant son désir d'écriture : Le livre de Sander est donc non seulement un document d'histoire, mais aussi une utopie. Utopie d'une autre Europe : celle dont nous sommes nombreux à rêver mais que nous ne voyons pas advenir. [... ] Un photographe, un pays, c'est un beau programme pour écrire l'histoire, pour raconter ce qui me touche dans cette oeuvre photographique plus que dans aucune autre. J'ai essayé de me tenir modestement à ce fil.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €
