La Commune de Paris (1871), sa structure et ses doctrines, n'est pas une histoire des événements, mais une histoire des idées, une synthèse approfondie des courants idéologiques qui ont partagé les délégués élus à l'Hôtel de Ville, le 26 mars 1871. L'idée de " Commune révolutionnaire " ou de " Commune sociale régénérée " est le fondement de la " République démocratique et universelle " duquel s'ordonne et se construit toute l'analyse critique. La démarche y est systématique. Il ne s'agit pas de démontrer mais de découvrir un aspect mal exploré de la Commune, qui ne devait être que municipale et rendit pourtant des décrets comme si elle était constituée en gouvernement de la France. Les lignes de force en présence, du néo-jacobinisme et du blanquisme, du proudhonisme et de l'Internationale, ne sont saisissables que dans une perspective historique. La Commune eut ses précédents, ses racines profondes et ses fruits cueillis par les révolutions postérieures. Elle est une mosaïque plutôt qu'un bloc homogène. Municipalité ? Commune ? Que signifient ces vocables à Paris en temps de troubles ? Qu'ont-ils impliqué en 1871 ? Et qu'entendait-on par république, par libertés municipales. Charles Rihs est né à Tramelan en 1913 dans le Jura suisse et est mort en 1980 à Genève. Sociologue et historien des idées, il a enseigné au Caire et à Alexandrie, à la faculté de droit de Lyon, à la section des hautes études sociales de l'université de Paris. Charles Rihs s'est fait connaitre par de nombreuses publications qui font toujours autorité.
Nombre de pages
384
Date de parution
01/03/1973
Poids
410g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782020026741
Titre
LA COMMUNE DE PARIS (1871)
ISBN
2020026740
Auteur
RIHS CHARLES
Editeur
SEUIL
Largeur
140
Poids
410
Date de parution
19730301
Nombre de pages
384,00 €
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Elle entend des voix familières, celles de ses frères et de sa mère, une voix familière dans une situation incongrue : son père parlant chinois. Elle entend des lamentations et des encouragements, des haussements de ton et des hésitations. Ca vit, dans ce salon. C'est délabré comme jamais, pourri, rôti, ça pue pas mal, mais ça vit vraiment, dans ce salon, et ça se mélange. Elle ne prête plus attention à ce qui est dit, elle se réjouit seulement de ces allées et venues de vibrations dans l'air, de toute cette vie contenue dans ces discours". Janvier à Genève. Trois frères et soeurs ont inscrit le grand appartement familial sur un site afin d'accueillir des voyageurs pour quelques jours. Leur première invitée est Victoria, une jeune anglaise en quête d'aventure. L'appartement se remplit au rythme des arrivées alors que dehors le climat se dégrade. Bientôt, une tempête de neige va bloquer tout ce petit monde à l'intérieur, les forçant à s'organiser? Entre réflexion sur la décroissance et comédie enjouée, Guillaume Rihs signe un premier roman plein de charme et de fantaisie.
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Le 29 décembre 1956, l'Algérie française portait en terre l'un de ses leaders, Amédée Froger, tué la veille, alors qu'il sortait de son domicile. La nouvelle de l'assassinat a fait grand bruit, en Algérie, mais aussi à Paris, en raison de la personnalité de la victime, haute figure locale de la défense de la cause française. Ses obsèques à Alger ont rassemblé une foule nombreuse. Elles ont surtout été l'occasion de ratonnades qui ont marqué les observateurs. S'appuyant sur de nombreuses sources, dont des archives policières et judiciaires inédites, Sylvie Thénault retrace ces événements et propose à travers eux une généalogie des violences exercées par les Français sur les Algériens dans le contexte de la colonisation. Trop souvent résumées à des actions ponctuelles et paroxystiques, ou associées aux seules exactions de l'OAS à la toute fin de la guerre, ces violences - non pas celles des autorités et de leurs représentants mais bien celles de la minorité française, née là-bas - s'inscrivent dans une histoire longue. Elles se nourrissent d'un rapport de domination brutal, empruntant à toutes les formes d'oppressions possibles (économiques, sociales, politiques, juridiques, culturelles) et s'ancrent dans un espace urbain où les différences et les inégalités se lisaient à la moindre échelle, celle du quartier, voire de la rue ou de l'immeuble. Faisant des événements ayant entouré la mort et l'enterrement d'Amédée Froger le chaînon manquant de cette longue histoire, Sylvie Thénault propose ici une histoire spatiale et sociale de la guerre à Alger, en plaçant au coeur de l'interrogation ce que les ratonnades doivent aux rapports entre les populations en présence.
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