Des jupes de fibres végétales du Haut Paléolithique et des robes en lin de l'Égypte antique, aux jupes tyroliennes du XIXe siècle et aux burqas du Moyen Orient, en passant par les kimonos japonais et les saris indiens, ce livre contient l'histoire des costumes du monde entier, balayant toutes les aires géographiques, toutes les périodes historiques et tous les styles recensés. Tous les aspects de l'habillement y sont abordés: les vêtements de base des hommes et des femmes, les chaussures, les chapeaux, les bijoux, les armures, les costumes et la décoration des vêtements. Plus de 1 000 illustrations révèlent les traditions du costume dans le monde à travers diverses sources, anciennes comme modernes: photographies de la population locale portant les vêtements; planches en couleur de qualité des artefacts exposés ou posés sur des mannequins; peintures historiques, miniatures, estampes, statuettes et mosaïques, auxquelles s'ajoutent les dessins illustrant des motifs traditionnels et expliquant comment les vêtements sont portés; ainsi que plus d'une cinquantaine de cartes commandées spécialement. L'auteur montre ainsi quelles sont les influences transmises d'âge en âge et de culture en culture, prenant en considération les facteurs d'évolution et de développement des diverses traditions du costume (géographiques, climatiques, historiques, etc.). Complété par une riche bibliographie, cet ouvrage est la référence pour toute étude sur le costume ethnographique. Biographie de l'auteur Patricia Rieff Anawalt est la directrice-fondatrice du centre d'études du costume régional au musée Fowler (UCLA). Spécialiste des Aztèques et doctorante en anthropologie, elle a notamment publié Indian Clothing Before Cortés et les quatre volumes de Codex Mendoza, récompensés par plusieurs prix. Maître de conférences à l'Institut archéologique des États-Unis, elle a reçu en 1992 le Charles Elliot Norton Memorial Lectureship. Elle est membre de la fondation Mémorial de John Simon Guggenheim et de la Société des Antiquités de Londres.
Nombre de pages
608
Date de parution
01/10/2008
Poids
3 189g
Largeur
239mm
Plus d'informations
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EAN
9782081216884
Titre
Histoire des costumes du monde
Auteur
Rieff Anawalt Patricia
Editeur
FLAMMARION
Largeur
239
Poids
3189
Date de parution
20081001
Nombre de pages
608,00 €
Disponibilité
Epuisé
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David Rieff, analyste politique et grand reporter, a assisté sa mère l'écrivain Susan Sontag au cours de son ultime combat contre le troisième des cancers qu'elle dut affronter au cours de sa vie, jusqu'à sa mort en décembre 2004. Mort d'une inconsolée, le livre brillant et grave qu'il tire de cette épreuve, est cependant bien plus qu'un simple témoignage. A la fois mémoire très personnel, enquête philosophique et hommage de l'auteur au courage de sa mère, cet ouvrage livre également une réflexion puissante et originale sur le sentiment d'impuissance qu'il y a à aider quelqu'un de gravement malade dans sa lutte pour survivre, et sur le sentiment de culpabilité qui en ressort. Il montre ce que signifie mourir pour qui refuse toute consolation, religieuse ou spirituelle, ce qu'implique la volonté de tout tenter pour survivre et le rapport difficile à la vérité qui en découle chez les proches. Dépeignant le combat de sa mère, et la place que lui-même y occupe, une place impossible, il offre ce faisant une impressionnante méditation sur la confrontation à la mort dans notre culture, ainsi qu'un splendide et tragique portrait de femme. Susan Sontag, avec son destin forgé à force de luttes, avec son immense amour de la vie et sa lucidité douloureuse et attachante, y apparaît dans toute sa force et son impuissance, exceptionnelle face à la mort dans tout ce qu'elle a de plus commun.
Il serait moral de se souvenir et immoral d'oublier ? cet absolu éthique fait aujourd'hui consensus. Et si c'était un leurre ? Car les choses ne sont pas si simples, comme le rappelle David Rieff. A la lumière de son expérience de reporter de guerre, en s'appuyant aussi sur la longue fréquentation des grandes pensées du souvenir (Yerushalmi, Ricoeur, Margalit, Todorov, etc.), il interroge la nécessité d'entretenir une mémoire collective autour des tragédies du passé. Qu'il soit imposé par les vainqueurs ou par des victimes décidées à obtenir réparation, le souvenir collectif est toujours politique, la plupart du temps partial, intéressé et tout sauf irrécusable sur le plan historique. Il conduit bien trop souvent à la guerre plutôt qu'à la paix, au ressentiment plutôt qu'à la réconciliation, hypothéquant ainsi le difficile travail du pardon ? comme en témoignent aujourd'hui maints endroits de la planète, des Balkans à l'Afrique en passant par le Moyen-Orient. L'exercice de mémoire collective, plaide David Rieff, doit être considéré comme une option, non comme une obligation morale. Parfois, en effet, il est plus moral ? sinon raisonnable ? d'oublier.
Premier d'une série de trois volumes présentant une sélection des journaux et carnets de Susan Sontag, cet ouvrage nous permet de suivre la trajectoire constamment surprenante d'un grand esprit en formation. Le livre s'ouvre sur les débuts des journaux et les premières tentatives d'écriture de fiction, lors des années d'université, et il se clôt en 1963, quand Susan Sontag devient à la fois une figure et une observatrice de la vie artistique et intellectuelle new-yorkaise. Renaître est un autoportrait kaléidoscopique d'un des plus grands écrivains et penseurs nord-américains, que la curiosité et l'appétit de vivre exceptionnels de Sontag rendent d'autant plus vivant. Nous observons ainsi la naissance d'une conscience de soi complexe, nous la voyons s'enrichir des rencontres avec les écrivains, universitaires, artistes et intellectuels qui ont structuré sa pensée, et s'engager dans l'immense défi de l'écriture, le tout filtré par le prisme des détails inimitables du quotidien.
Ce deuxième des trois volumes des journaux de Susan Sontag commence là où s'achevait Renaître, au milieu des années 1960. On y suit le parcours et l'évolution de Susan Sontag dans les mouvementées années 1960, jusqu'au moment où elle acquiert une renommée mondiale en tant qu'essayiste de premier plan, devenant une figure incontournable dans le monde des idées avec la parution de Against interpretation en 1966. Comme Renaître, ce volume mêle notes du quotidien et réflexions sur sa vie intime, sur le monde, la peinture, la musique, le cinéma, et avant tout sur l'écriture, le processus de création, sur ses doutes. Ceci à l'époque de la Beat Generation et de la révolution sexuelle. Ayant abandonné sa carrière académique, Susan Sontag a en effet consacré la période de 30 à 40 ans à écrire et absorber la culture new-yorkaise: elle regarde de nombreux films, assiste à des happenings, visite les ateliers de ses amis Robert Rauschenberg, Paul Thek et Jasper Johns?Susan Sontag relate par ailleurs ses voyages: à Tanger; à Paris où elle s'installe un temps, rencontre les intellectuels de l'époque, va quotidiennement au cinéma et se passionne pour la Nouvelle Vague; Prague; Venise; le Vietnam, où elle part avec une délégation d'activistes contre la guerre: "J'accomplis des actions militantes, dit-elle, sans éprouver de sentiment militant". Ce journal accorde aussi une large place à des développements plus intimes, qui portent la marque de ses échanges avec sa psy, Diana Kennedy. Susan Sontag a en effet été très affectée par sa rupture avec la metteur en scène cubaine Maria Irene Fornes. Elle se lie alors avec "Carlotta", une femme dont elle admire l'indépendance, mais avec laquelle elle ne se sent pas totalement à l'aise?Davantage encore, Susan Sontag ne cesse de s'interroger sur la création. Elle évoque, au fil de notes et de listes, ses lectures (Kafka, Robbe-Grillet, Simone Weil, Roland Barthes?), ses projets de livres, ses déceptions, ses difficultés. Elle rappelle aussi son expérience théâtrale dans l'atelier de Peter Brook et de Grotowski à Londres, et la réalisation de ses premières productions cinématographiques en Suède. Cet ouvrage constitue un inestimable document, au sein duquel sont progressivement dévoilés les rouages de la pensée d'une des intellectuelles les plus curieuses de son époque, l'une de celles qui a le plus cherché à analyser, décortiquer le monde qui l'entoure, au moment où sa renommée atteignait son apogée. Il s'agit également d'un remarquable document qui témoigne de la prise de conscience morale et politique d'un individu.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.