Le catholicisme social dans la France du XIXe siècle (1830-1870)
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
LETHIELLEUX
17,76 €
Epuisé
EAN :9782249910494
Aimé Richardt nous donne un tableau sans complaisance de la société française au lendemain de la Révolution qui, avec la trop fameuse loi Le Chapelier de juin 1791, avait aboli toute corporation et laissé l'ouvrier sans défense, selon la nouvelle jurisprudence du Code civil, art. 1781. La Révolution qui avait fièrement proclamé la devise gravée au fronton de tous les édifices républicains, Liberté Égalité Fraternité, avait été suivie d'une révolution industrielle génératrice d'une société où la bourgeoisie au pouvoir exploitait sans vergogne les ouvriers, les prolétaires comme on devait bientôt les dénommer. Au terme de son analyse, enrichie de nombreuses citations, l'auteur peut légitimement conclure que le premier catholicisme social a été l'oeuvre d'une minorité de laïcs et de quelques prêtres, ignorée des théologiens, négligée des journalistes catholiques les plus influents dont l'épigone est sans conteste Louis Veuillot et l'Univers, et méconnue de l'ensemble des évêques, à l'exception notable de Mgr Affre et de Mgr Sibour. Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénélon couronné par un grand prix de l'Académie française. Parmi ses dernières biographies : Lacordaire, Lamennais, Ozanam, Montalembert.
Nombre de pages
176
Date de parution
18/11/2020
Poids
244g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782249910494
Titre
Le catholicisme social dans la France du XIXe siècle (1830-1870)
Auteur
Richardt Aimé ; Poupard Paul ; Guillaume Paul-Mari
Editeur
LETHIELLEUX
Largeur
140
Poids
244
Date de parution
20201118
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Monsieur de Louvois était le plus grand homme en son genre qui ait paru depuis plusieurs siècles, mais dont les talents ont été aussi les plus funestes à la France par les conjonctures où il s'est trouvé. " Rien de plus vaste, de plus fertile, de plus juste que son esprit pour les plus grandes entreprises et pour le secret d'en masquer tous les préparatifs ". Saint-Simon Louvois (1639-1691) fut l'un des artisans du rayonnement de la France de Louis XIV. Il cumula le secrétariat à la Guerre, la surintendance des Postes, des Bâtiments, des Arts et Manufactures, et empiéta même sur le domaine des Affaires étrangères. Véritable créateur de l'armée monarchique permanente, il permit aux roturiers de parvenir aux plus hauts grades, généralisa le port de l'uniforme, créa la milice, fonda des écoles d'artillerie et l'hôtel des Invalides. Ce grand rival de Colbert ne cessa de pousser Louis XIV à une politique de force et d'intimidation qui finit par porter préjudice au royaume : crimes politiques (révocation de l'édit de Nantes en 1685) et surtout crimes de guerres (sac du Palatinat en 1679, bombardement de Gênes en 1684, dragonnades, etc.). Un homme de guerre brillant mais sans scrupule dont le despotisme finit par entâcher l'?uvre. C'est en ce sens aussi qu'il est intéresant. Auteur d'un Colbert et le colbertisme parus chez Tallandier en 1997. Aimé Richardt s'attache ici à ce personnage habile mais exclusivement dur, ambitieux et brutal. Une biographie très informée qui recadre clairement la vie de ce grand serviteur de l'Etat dans son époque.
Ecrire sur Louis XIV a-t-il aujourd'hui encore du sens en dehors du champ de L'érudition ? Oui à condition d'adopter le parti d'Aimé Richardt, lequel, après avoir travaillé sur quelques grandes figures du XVIIe siècle - Louvois, Colbert, Bossuet, Fénelon, etc. -, s'est attaqué au Roi Soleil dont il retrace la vie avec le talent du portraitiste et la dextérité du conteur. Sa biographie, qui prend en compte tout le contexte foisonnant du Grand Siècle - sa vie à la Cour, l'absolutisme, les grands réformateurs de l'Etat, les plus brillants esprits du moment, les guerres continuelles -, s'attache autant à l'homme privé - de sa vie amoureuse à sa santé, de son caractère à sa terrible ambition -, qu'à la figure du grand souverain, le plus grand peut-être que le monde ait connu (on l'appela Louis Le Grand). Son long règne va de la Fronde au triomphe de l'Etat monarchique. S'entourant de brillants lieutenants, il gouverne seul, n'admet aucune ombre à son prestige (l'épisode de la disgrâce de Fouquet nous le rappelle), s'affirme dans la brutalité de sa politique étrangère (que l'on pense au terrible sac du Palatinat orchestré par Louvois), son intransigeance religieuse (souvenons nous des dragonnades ou de la révocation de L'Edit de Nantes), le faste de son pouvoir (Versailles encore et toujours), etc. Le volet économique (dominé par la figure de Colbert), les aspects culturels du Grand Siècle (de Le Nôtre à Lully) sont quant à eux revisités dans la perspective du rayonnement français incarné par le grand roi. Nous saurons gré à Aimé Richardt de nous faire comprendre, en s'appuyant notamment sur tes mémorialistes de l'époque, cette immense fracture historique où le Roi Soleil brille au zénith de la monarchie française.
Le pape Jean-Paul II a béatifié Ozanam le 22 août 1997, sous les voûtes de Notre-Dame de Paris. Il a ainsi voulu reconnaître sa rayonnante sainteté, authentifier sa fulgurante pensée comme partie intégrante du message de l'Église à l'aube du troisième millénaire. Frédéric Ozanam (1813-1853) est l'une des figures les plus marquantes, avec ses amis Lamennais et Lacordaire, du catholicisme français au dix-neuvième siècle. Jeune laïc universitaire engagé dans l'Église, journaliste et polémiste talentueux, avocat et historien rigoureux, il est le fondateur de la Société de Saint Vincent-de-Paul, dont l'action bienfaisante se perpétue et s'amplifie de nos jours. Il faut redécouvrir cet apôtre des temps modernes, qui voulait « enserrer le monde dans un réseau de charité ». Écoutons son cri passionné : « la foi et la prière sont les bases de tout engagement au service des plus démunis ». Aimé Richardt a publié de nombreux ouvrages, dont un Fénelon couronné par l'Académie française. Parmi ses dernières biographies : Jean Hus, Bossuet, Lacordaire et Lamennais.
Avant que de savoir écrire, l'homme a su conter pour mieux s'ouvrir au mystère du monde, au rêve, à l'audace, à l'imagination, au désir. Les contes que nous offre ici Colette Nys-Mazure n'appartiennent pas pourtant au genre du fantastique ou de l'exceptionnel. Elle les a puisés d'abord à cette source qui l'inspire avec tant de bonheur: le quotidien des jours, la rencontre des visages. Celui d'Antoinette qui sait qu'elle va mourir mais qui attend la naissance de l'enfant avant de s'en aller. Celui de Monsieur Brice, l'instituteur retraité, qui n'en revient pas d'avoir allumé le plaisir d'apprendre dans les yeux de ces deux garçons qu'on prenait pour des cancres. Celui de Chantal et son impossible amour... Et tant d'autres, rencontrés... Il faut lire ces contes comme de "modernes paraboles", écrit Claude Goure dans sa préface: "A un moment précis, mystérieusement, il suffit d'un regard, d'un peu de tendresse, d'un peu d'amour pour se sentir aimé." Miracle du quotidien ordinaire, miracle de Noël toujours recommencé.
Cet ouvrage de théologie étudie les questions relatives à ce qu'on appelle les fins dernières, parfois regroupées sous le vocable général d'eschatologie : la fin des temps, le jugement, le ciel, le purgatoire, l'enfer et la résurrection de la chair. Il veut rendre compte de l'affirmation qui termine le symbole des Apôtres : "Je crois à la résurrection de la chair et à la vie éternelle" ; ou celle qui achève le credo de Nicée-Constantinople : "J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir". La vie éternelle n'est autre que la gloire de l'âme et du corps dans la vision bienheureuse, dont la grâce est ici-bas le commencement. La fin de l'homme, ce qu'on appelle le salut, se joue sur la terre et dans l'histoire humaine. Tel est le dessein de Dieu de faire participer ses créatures (anges et hommes), par mérite et par grâce, à la béatitude éternelle de la Trinité. L'ouvrage est organisé en une série ordonnée de sept chapitres thématiques qui balaient l'ensemble des sujets classiques d'un traité De Novissimis dans une perspective plus large. Tout commence en effet avec la résurrection du Christ qui est la source et le fondement de l'espérance chrétienne, et qui s'achève dans la résurrection des corps et la transformation du monde ancien en monde nouveau. Si ce genre d'ouvrage est relativement rare dans l'espace francophone, il répond aux nombreuses questions que sa première édition avait suscitées. Profondément remanié, enrichi de nombreuses notes, il prolonge et approfondi une réflexion poursuivie par l'auteur depuis longtemps. En définitive, cet ouvrage se présente comme un traité de l'espérance chrétienne en ce début de XXIe siècle. Le frère Philippe-Marie Margelidon, o. p, est Professeur de théologie à la Faculté de théologie de l'Institut catholique de Toulouse. Directeur de la Revue thomiste, il enseigne à l'ISTA (Institut-Saint-Thomas-d'Aquin) et dirige le Studium de théologie des dominicains de la province de Toulouse.