Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas... Mais que serait une Raison sans coeur ? Un pur formalisme désaffecté ! Rompant avec le logicisme et l'associationnisme de son temps, Ribot refuse de voir dans la " logique des sentiments " un déchet ou une scorie. Il la décrit comme une organisation originaire de la pensée en tant que celle-ci est animée par un jeu d'instincts, de tendances, de passions, de désirs. Mais la logique des sentiments ne se limite pas à sa fonction de projection ou de rationalisation des valeurs subjectives à coefficient émotionnel vital. Elle est aussi à l'oeuvre au coeur de l'imagination créatrice et de son élan. Ainsi assistons-nous, dans cet essai, à l'entrée en force du point de vue dynamique dans l'étude des productions mentales. Le philosophe, le psychologue, le psychanalyste peuvent toujours y apurer leur savoir.
Nombre de pages
183
Date de parution
03/05/2000
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738468000
Titre
La logique des sentiments
ISBN
2738468004
Auteur
Ribot Théodule
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20000503
Nombre de pages
183,00 €
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Théodule Ribot (1839-1916) s'intéresse dans son ouvrage Essai sur l'imagination créatrice (1900) à l'imagination constructive, peu étudiée au plan psychologique dans la littérature jusqu'à cette époque. Dans ce livre, il donne une vision d'ensemble de l'imagination et de l'invention. Il substitue à l'idée si étroite que l'imagination est un produit esthétique, une activité de luxe, l'idée plus large et plus vraie que l'imagination est à la hase de nos activités les plus diverses. Les facteurs constitutifs de l'imagination constructive sont le facteur intellectuel qui consiste de penser par analogie, le facteur émotionnel qui est le ferment sans lequel aucune création n'est possible, et le facteur inconscient qui est ce qu'on appelle l'inspiration. Pour lui, l'imagination est dans l'ordre intellectuel l'équivalent de la volonté dans l'ordre du mouvement. Elle a à sa base des éléments moteurs, comme la volonté. Elle est, comme la volonté, subjective, allant du dedans au dehors vers une objectivation. Elle a, comme la volonté, un caractère téléologique. Ses formes avortées ressemblent aux impuissances de la volonté. Nous reproduisons ici en fac-similé l'édition originale (1900) du livre de Ribot: Essai sur l'imagination créatrice. Ce livre s'adresse aux psychologues, philosophes, historiens et étudiants désireux de découvrir un écrit important de Ribot sur la psychologie de l'imagination et de l'invention.
Publié en 1907, cet ouvrage complète l'étude positive de la vie affective que Ribot avait commencé à nous donner dans ses précédents ouvrages. Il a pour objet de fixer avec toute la précision possible les caractères propres aux passions, de retracer leur généalogie, de rechercher pourquoi et comment elles finissent.
Théodule RIBOT (1839-1916), Professeur au Collège de France fut un auteur fécond. Fondateur-Directeur de la Revue de Philosophie, il consacra sa vie à explorer les multiples aspects d'une Psychologie qu'il entendait rendre enfin scientifique. Sa Logique des sentiments a déjà été republiée dans la présente série en renouvelant l'intérêt des psychologues, psychiatres et psychanalystes.
Cette réédition dans sa version originale (1870) est un événement. Il s'agit de l'étude la plus complète encore actuellement sur la psychologie associationniste anglaise du XIXème siècle représentée à l'époque par James Mill, John Stuart Mill, Herbert Spencer, Alexandre Bain et George Lewes. Ce livre est aussi habituellement considéré comme un des premiers manifestes français de la nouvelle psychologie. Critiquant la psychologie spiritualiste de son époque, Ribot essaie de promouvoir une psychologie à caractère scientifique. Il revendique pour la psychologie le droit d'exister à côté et en dehors de la philosophie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...