Le contexte culturel dans lequel les Eglises s'inscrivent aujourd'hui impose une évolution dans la manière d'annoncer l'Evangile. Pour Bernard Reymond, il est nécessaire de remettre en avant l'oralité, après trois siècles de théologies et de prédications trop exclusivement appuyées sur l'écriture "seule". La tournure de cet essai se ressent des propositions de Bernard Reymond. Le ton est vif, la démonstration percutante et l'encouragement à l'"oraliture" -terme repris de l'écrivain créole Patrick Chamoiseau pour qualifier tout ce qui ne relève pas de la littérature écrite s'appuie sur l'expérience et les anecdotes d'un auteur qui a consacré une grande partie de sa vie à étudier les problèmes de la transmission de la Parole. Pour autant, l'auteur ne sacrifie pas le texte écrit, tout au plus le remet-il à sa place légitime, inspiratrice sans être envahissante. Il aborde dans sa démonstration un certain nombre de points importants pour un bon fonctionnement de l'oralité: les attitudes, les lieux d'expression, les silences, etc... Pour Bernard Reymond, la prédication "dominicale" reste la matrice de la communication de l'Evangile. Elle peut, tout naturellement, s'exporter dans les nouvelles formes de communication, audiovisuelles ou autres, à condition qu'elle réussisse à perdre les lourdeurs formelles de l'écrit au stade de l'oralité. Cet essai n'est donc pas un brûlot contre l'Eglise, mais une contribution rafraîchissante à la réforme indispensable du culte et... de la messe.
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Nombre de pages
159
Date de parution
09/06/1998
Poids
210g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782830908930
Titre
De vive voix
Auteur
Reymond Bernard
Editeur
LABOR ET FIDES
Largeur
148
Poids
210
Date de parution
19980609
Nombre de pages
159,00 €
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La Suisse romande est un des berceaux du protestantisme. Son influence y est réelle encore aujourd'hui, quand bien même ses expressions institutionnelles sont actuellement en crise. Le protestantisme est repérable dans le paysage, les arts, la littérature, les institutions sociales ou l'économie. Il a suscité une civilisation originale dans le monde francophone et il cherche aujourd'hui un nouveau souffle en réfléchissant à son identité: la prédication, les convictions, la culture biblique, la spiritualité et la communication. De Töpffer à Denis de Rougemont, de la Croix-Bleue à la Croix-Rouge, des chalets d'alpage aux institutions bancaires, le protestantisme existe, le Suisse romand le rencontre tous les jours.
On considère généralement le protestantisme comme une confession orientée sur l'intériorité, éprouvant quelque peine à intégrer les images dans la perspective qui lui est propre. Mais c'est là un malentendu et les protestants, méfiants envers les piétés trop extériorisées, ont certainement contribué à l'entretenir. Dès ses débuts, le protestantisme a fait preuve d'une forte connivence avec les images, avant de marquer de son empreinte la peinture hollandaise, l'art romantique et l'art contemporain. Tout au long de cet ouvrage, Bernard Reymond réhabilite l'image pour un protestantisme qui s'en méfie encore souvent pour de mauvaises raisons. Mais dans le même temps, il signale les dangers d'une culture exclusivement visuelle.
Quatrième de couverture Les théologiens, au cours des siècles, se sont demandés comment exploiter certains procédés du théâtre pour mieux faire passer leur message. Mais ils n'ont guère étudié la « théâtralité » aux fins de mieux comprendre le christianisme sous plusieurs de ses aspects. Cet essai souhaite combler cette lacune en situant dans un premier temps le théâtre dans le concert des autres formes d'art et en offrant un survol de l'histoire des relations entre le christianisme et le théâtre. Puis, l'auteur va au coeur de la problématique en confrontant le christianisme aux débats qui agitent la scène aujourd'hui autour des questions de « performance », d'« effet de distanciation » et de « fiction ». Il est alors en mesure de mieux soupeser les analogies et les différences entre théâtre et religion pour aboutir, au final, à l'examen de quelques convergences entre gens de théâtre et de spiritualité.
Quatrième de couverture La musique et le protestantisme sont réputés faire très bon ménage. Cette complicité tient au fait que l'une et l'autre s'adressent prioritairement à l'oreille. Après avoir évoqué les relations ancestrales de la musique et de la religion en général, ce petit essai rappelle la situation de la musique à la fin du Moyen Age avant de mettre en évidence les principales options musicales de la Réforme, du piétisme, du romantisme et du Réveil. Il jette ensuite un regard critique sur le retour des orgues dans les temples et analyse les productions actuelles pour se demander dans quelle mesure on peut encore parler aujourd'hui de musique « protestante » et plus largement de « musique divine ».
Un ceur sans rempart est une invitation poétique à vivre l?expérience quotidienne de la méditation chrétienne. A tous petits pas sont abordées les principales étapes que traverse habituellement celui qui désire donner ainsi corps à sa vie spirituelle. En proposant de courts textes magnifiquement écrits et délaissant volontairement le vocabulaire religieux « traditionnel », Marie-Laure Choplin nous offre un splendide voyage spirituel qui atteint le lecteur au ceur
La religion n'est-elle pas une affaire sérieuse ? N'appelle-t-elle pas les humains à vénérer et à respecter la divinité et à mener une vie conforme aux prescriptions religieuses plutôt qu'à vivre joyeusement et à rire à temps et à contretemps ? Oui, et il en sera question tout au long de ce livre. La première approche sera donc de présenter ce que les textes en disent, négativement certes, mais aussi positivement, car de nombreux textes dans ce sens existent ! Il s'agira d'autre part de montrer qui rit dans l'espace des religions abordées et de quoi l'on rit. Il s'agira enfin de faire réfléchir sur le côté humain des religions, sur les dérives et les failles de leurs représentants et de leurs fidèles, sur leur liberté aussi et sur leur oui à la vie. Ce faisant, ce livre ne s'adresse pas seulement aux spécialistes de l'histoire religieuse ou aux sociologues, mais à tous ceux qui, croyants ou non, s'intéressent à l'héritage religieux et à ce qu'il peut apporter à la joie de vivre et à l'envie de rire.
Qu'est-ce que la religion ? présente onze définitions de la religion formulées par autant d'anthropologues, sociologues et historiens des religions, du XIXe siècle à nos jours. Que ce soit l'animisme d'Edward Burnett Tylor, l'idée d'une opposition entre sacré et profane de Durkheim ou la conception politico-religieuse de Bruce Lincoln, on découvre un passionnant parcours historique et critique sur la notion de religion. Ces onze définitions originales sont à chaque fois précédées d'une introduction générale présentant les enjeux théoriques et pratiques qu'implique l'acte de définir ainsi que de brèves notices situant l'auteur et son oeuvre. Dans ces temps troublés, où la religion est sans cesse invoquée - sans que l'on sache réellement de quoi il en retourne -, ce livre de vulgarisation de l'historien des religions Nicolas Meylan se révèle aussi précieux qu'indispensable.
La question religieuse occupe beaucoup l'espace de la discussion civile et politique. Mais c'est le plus souvent pour décliner les formes, réussies ou en échec, de l'intégration sociale. Ou pour en appeler à des programmes de déradicalisation. On y recourt aux sciences sociales, ou psychologiques, mais en se gardant d'entrer sur le terrain du religieux et des croyances. Or c'est là un appauvrissement et un aveuglement, du coup une voie sans issue. C'est que le religieux est porté par des pulsions humaines dont le déni se paie. Que ce soit dans ses visées, refoulées, ou dans certaines de ses inflexions, dangereuses. Le présent essai entend ouvrir la "boite noire" du religieux pour faire voir ce qui y est en travail et comment. Il est notamment attentif à en circonscrire la forme de "religion totale", dont il suit les avatars, tout en en montrant des correctifs possibles sur le terrain même des croyances. En forme de sagesse, de spiritualité, de réflexion sur la condition humaine. Et à l'encontre d'un messianisme unilatéral, articulé à une vérité de Dieu seul.