L'écrivain Mbarek Ould Beyrouk, homme du désert mauritanien et journaliste au regard aiguisé, puise dans les traditions bédouines et observe la société contemporaine qui, lentement, efface les valeurs ancestrales. Son écriture empreinte d'une poésie naturelle, simple et touchante, livre des tableaux contrastés entre des horizons infinis porteurs de secrets et les miasmes misérables des cités grandies trop vite. Les figures féminines y sont rayonnantes de courage et de soif de vie, les hommes dévorés d'ambition, trompés par les mirages du progrès, du pouvoir et de l'argent, les uns et les autres, prisonniers de leurs passions et égarés dans un monde qu'ils ne maitrisent plus. Beyrouk peint les fractures culturelles de la Mauritanie, les deux civilisations qui se partagent le paysage social en opposant les coutumes et le fonctionnement des tribus bédouines, fondées sur l'honneur et les lois de l'hospitalité, aux dérives citadines, pétries d'indifférence, d'individualisme dans des villes où la personne se dilue dans la masse. Cet ouvrage souhaite apporter un éclairage sur son oeuvre qui porte haut l'originalité et le rayonnement de la jeune littérature mauritanienne "francoscribe", comme il aime le dire.
Nombre de pages
254
Date de parution
14/11/2024
Poids
302g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336498287
Titre
Mbarek Ould Beyrouk. Du désert et des hommes
Auteur
Rey Mimoso-Ruiz Bernadette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
302
Date de parution
20241114
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
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Ce volume propose une analyse thématique de l'oeuvre romanesque de Fouad Laroui à partir de l'étude de ses deux essais fondateurs De l'islamisme et le Drame linguistique marocain en décryptant les liens tissés entre Histoire, imaginaire, autofiction et empreinte littéraire et philosophique de deux civilisations souvent opposées, justifiant pleinement qu'il soit considéré comme un écrivain sans frontières. L'humour, la dérision, l'esprit se mettent au service d'un humanisme héritier des Lumières et des grands penseurs arabes. Laroui livre dans ses essais comme dans ses fictions, un combat contre l'obscurantisme. Son regard lucide sur le Maroc, mais aussi sur l'Occident, s'exprime à la fois avec légèreté et pertinence et pose les questions fondamentales de la liberté individuelle, de l'identité et de l'altérité. Bernadette Rey Mimoso-Ruiz est professeur de littératures générales et comparées, titulaire de la Chaire Francophonies et Migrations à l'Institut catholique de Toulouse.
Homme et écrivain libre, Mokhtar Chaoui vogue entre plusieurs genres, du récit réaliste au merveilleux, du caustique au philosophique, de la chronique au fantastique... Héritier d'une tradition littéraire et d'une profonde culture marocaine, il les module, les renouvelle dans les espaces, comme dans les hybridations qui accordent originalité et pertinence à son oeuvre, bien qu'encore en devenir. Ses romans parus à ce jour dévoilent non seulement un portrait du Maroc contemporain, mais aussi posent un regard sur la complexité humaine, ses contradictions, sa grandeur et ses failles, interrogent sur la nature de l'art, tout en décryptant l'alchimie de l'écriture comme cheminement vers une rédemption espérée. Il trace ainsi un véritable projet littéraire qu'il met au service de l'humanisme qui rayonne dans ses oeuvres.
Consacrer un dossier aux aromates et aux épices revient à remonter le temps pour retrouver les mythes dont ils s'entourent, les rituels et les croyances qui les accompagnent depuis l'Antiquité. L'embaumement égyptien, les liens entre mythologie et aromates, la course aux épices et les récits de voyage et de conquête sont autant d'éléments qui relient l'imaginaire à de mystérieuses fleurs, graines et rhizomes dont l'adjonction modifie saveurs et odeurs. Liés à l'évolution du cru vers le cuit, aromates et épices appartiennent au raffinement des cuisines concoctées par l'Orient et attisent d'autant l'imaginaire des Occidentaux qui achètent à prix fort poivre, cannelle, safran, muscade… Les épices lointaines se mêlent aux viandes des tables royales, des seigneurs, avec habileté et enchantent regards, odorat et goût. Plus modestement, lorsque les échanges commerciaux banaliseront leur présence, l'odeur de cannelle, de gingembre, de vanille restent associée à jamais au foyer maternel, au souvenir d'une femme, d'un moment gravé dans la mémoire sensitive. Leurs parfums franchissent les barrières religieuses colorant les plats juifs, arabes ou chrétiens du Bassin méditerranéen, créant ainsi une communauté gustative à défaut d'une tolérance réciproque, tandis que dans le nord l'exotisme naît tout d'abord dans les assiettes…
Rey Mimoso-Ruiz Bernadette ; Bénayoun-Szmidt Yvett
De Marrakech à Paris, de Paris à Toronto, de Toronto à Long Beach sous l'oriflamme de la littérature, tel est le parcours géographique de Najib Redouane. Il en est un autre, plus secret, plus douloureux aussi : celui des désillusions, des regrets, des expériences du racisme et des brûlures de l'exil qui se découvre recueil après recueil dans sa poésie. Ce Parcours poétique rassemble les études de plusieurs universitaires sur chacune des oeuvres du poète pour en saisir l'essence, y circonscrire une âme singulière qui s'inscrit dans la continuité d'une tradition littéraire renouvelée. Elles nous font découvrir une oeuvre originale où la poésie éclot comme une fleur sauvage dans la continuité de l'expression de la souffrance au coeur d'un espace hostile, sans pour autant que l'amour de l'humain ne flétrisse. Un collectif dans lequel les regards croisés d'Europe, du Maghreb et des Amériques donne toute sa dimension à un cri poétique aux accents universels.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...