L'écrivain Mbarek Ould Beyrouk, homme du désert mauritanien et journaliste au regard aiguisé, puise dans les traditions bédouines et observe la société contemporaine qui, lentement, efface les valeurs ancestrales. Son écriture empreinte d'une poésie naturelle, simple et touchante, livre des tableaux contrastés entre des horizons infinis porteurs de secrets et les miasmes misérables des cités grandies trop vite. Les figures féminines y sont rayonnantes de courage et de soif de vie, les hommes dévorés d'ambition, trompés par les mirages du progrès, du pouvoir et de l'argent, les uns et les autres, prisonniers de leurs passions et égarés dans un monde qu'ils ne maitrisent plus. Beyrouk peint les fractures culturelles de la Mauritanie, les deux civilisations qui se partagent le paysage social en opposant les coutumes et le fonctionnement des tribus bédouines, fondées sur l'honneur et les lois de l'hospitalité, aux dérives citadines, pétries d'indifférence, d'individualisme dans des villes où la personne se dilue dans la masse. Cet ouvrage souhaite apporter un éclairage sur son oeuvre qui porte haut l'originalité et le rayonnement de la jeune littérature mauritanienne "francoscribe", comme il aime le dire.
Nombre de pages
254
Date de parution
14/11/2024
Poids
302g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782336498287
Titre
Mbarek Ould Beyrouk. Du désert et des hommes
Auteur
Rey Mimoso-Ruiz Bernadette
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
302
Date de parution
20241114
Nombre de pages
254,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Frontières et Francophonie sont intrinsèquement liées l'une à l'autre, ne serait-ce que par le biais de l'Histoire et posent depuis les indépendances le problème d'une créativité autonome pour les pays libérés de la tutelle française. Ce qui a été nommé "postcolonial" reflète, d'une part, une appropriation de la langue française par les écrivains qui la déclinent dans leur propre culture, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives linguistiques et imaginatives et, d'autre part, une adaptation des textes juridiques sur lesquels s'appuient les jeunes nations. Le colloque qui s'est tenu du 29 au 31 mars 2017 au sein de l'Institut catholique de Toulouse, dans le cadre de l'équipe Cultures, Ethique, Religions et Sociétés s'est donné pour objectif d'examiner cette évolution. Pour cela, une trentaine de chercheurs venus d'Europe, d'Afrique et des îles Mascareignes ont été réunis et leurs études trouvent place dans ce volume. Le Maroc, s'y inscrit de manière principale par la présence de trois écrivains marocains (Fouad Laroui, Mohamed Nedali et Habib Mazini) et le soutien du Consulat Général du Royaume du Maroc.
Ce volume propose une analyse thématique de l'oeuvre romanesque de Fouad Laroui à partir de l'étude de ses deux essais fondateurs De l'islamisme et le Drame linguistique marocain en décryptant les liens tissés entre Histoire, imaginaire, autofiction et empreinte littéraire et philosophique de deux civilisations souvent opposées, justifiant pleinement qu'il soit considéré comme un écrivain sans frontières. L'humour, la dérision, l'esprit se mettent au service d'un humanisme héritier des Lumières et des grands penseurs arabes. Laroui livre dans ses essais comme dans ses fictions, un combat contre l'obscurantisme. Son regard lucide sur le Maroc, mais aussi sur l'Occident, s'exprime à la fois avec légèreté et pertinence et pose les questions fondamentales de la liberté individuelle, de l'identité et de l'altérité. Bernadette Rey Mimoso-Ruiz est professeur de littératures générales et comparées, titulaire de la Chaire Francophonies et Migrations à l'Institut catholique de Toulouse.
Homme et écrivain libre, Mokhtar Chaoui vogue entre plusieurs genres, du récit réaliste au merveilleux, du caustique au philosophique, de la chronique au fantastique... Héritier d'une tradition littéraire et d'une profonde culture marocaine, il les module, les renouvelle dans les espaces, comme dans les hybridations qui accordent originalité et pertinence à son oeuvre, bien qu'encore en devenir. Ses romans parus à ce jour dévoilent non seulement un portrait du Maroc contemporain, mais aussi posent un regard sur la complexité humaine, ses contradictions, sa grandeur et ses failles, interrogent sur la nature de l'art, tout en décryptant l'alchimie de l'écriture comme cheminement vers une rédemption espérée. Il trace ainsi un véritable projet littéraire qu'il met au service de l'humanisme qui rayonne dans ses oeuvres.
Consacrer un dossier aux aromates et aux épices revient à remonter le temps pour retrouver les mythes dont ils s'entourent, les rituels et les croyances qui les accompagnent depuis l'Antiquité. L'embaumement égyptien, les liens entre mythologie et aromates, la course aux épices et les récits de voyage et de conquête sont autant d'éléments qui relient l'imaginaire à de mystérieuses fleurs, graines et rhizomes dont l'adjonction modifie saveurs et odeurs. Liés à l'évolution du cru vers le cuit, aromates et épices appartiennent au raffinement des cuisines concoctées par l'Orient et attisent d'autant l'imaginaire des Occidentaux qui achètent à prix fort poivre, cannelle, safran, muscade… Les épices lointaines se mêlent aux viandes des tables royales, des seigneurs, avec habileté et enchantent regards, odorat et goût. Plus modestement, lorsque les échanges commerciaux banaliseront leur présence, l'odeur de cannelle, de gingembre, de vanille restent associée à jamais au foyer maternel, au souvenir d'une femme, d'un moment gravé dans la mémoire sensitive. Leurs parfums franchissent les barrières religieuses colorant les plats juifs, arabes ou chrétiens du Bassin méditerranéen, créant ainsi une communauté gustative à défaut d'une tolérance réciproque, tandis que dans le nord l'exotisme naît tout d'abord dans les assiettes…