La construction politique du prix de l'énergie. Sociologie d'une réforme libérale
Reverdy Thomas
SCIENCES PO
32,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782724615609
La libéralisation des secteurs du gaz et de l'électricité, qui a mis fin à la tarification étatique fondée sur les coûts de production, s'est traduite par la mise en place de marchés "spots" où s'établissent les prix de référence pour les transactions avec les clients industriels. Mais ces nouveaux marchés s'étant montrés particulièrement capricieux, les industriels consommateurs d'électricité ont été les premiers à en contester les prix. Les parlementaires français sont intervenus à plusieurs reprises pour reconcevoir l'organisation du marché de l'électricité et renégocier les exigences européennes. Quant aux clients industriels et aux fournisseurs de gaz, ils ont milité ensemble pour ralentir la formation d'un marché de gros et conserver les contrats à long terme avec les pays producteurs. Ces controverses ont affecté les fondements cognitifs et normatifs de la réforme libérale et affaibli les autorités de régulation, forçant un retour du politique. L'intervention politique a donné la priorité au maintien de l'activité industrielle, au détriment des enjeux de la transition énergétique. S'appuyant sur plusieurs enquêtes menées auprès des fournisseurs et des clients entre 2004 et 2010, l'ouvrage décrit l'importante infrastructure institutionnelle, organisationnelle et technique nécessaire pour transformer le gaz et l'électricité en marchandises et révèle le rôle fondamental des arbitrages politiques, y compris dans la conduite d'une réforme libérale et dans la conception d'un nouveau marché.
Nombre de pages
319
Date de parution
28/11/2014
Poids
382g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782724615609
Titre
La construction politique du prix de l'énergie. Sociologie d'une réforme libérale
Auteur
Reverdy Thomas
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
142
Poids
382
Date de parution
20141128
Nombre de pages
319,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Comment les ingénieurs et managers d'un des constructeurs automobiles mondiaux les plus profitables et les plus respectés, Volkswagen, ont-ils pu mettre en danger la réputation de leur entreprise en adoptant un logiciel fraudeur ? Comment comprendre les phénoménales dérives de coûts et de délais de grands projets tels que l'EPR de Flamanville, le Musée des Confluences à Lyon ou le Tunnel sous la Manche ? Les projets sont-ils condamnés à décevoir, voire à trahir la confiance des parties prenantes, financeurs, clients ou pouvoirs publics ? Les commanditaires et les responsables de ces projets seraient-ils irrationnels ou inconséquents ? La source de ces dérives ? Une forte tendance à nier l'existence des incertitudes tant au moment des anticipations que lors de la réalisation. Cette trajectoire tragique des projets n'est pas inéluctable. Certaines entreprises assument davantage les incertitudes. Elles s'appuient sur une autre culture organisationnelle valorisant l'apprentissage, le dialogue avec les parties prenantes et la prudence. Thomas Reverdy ne partage pas le pessimisme de nombreux travaux critiques en sociologie ni l'enthousiasme de certains ouvrages de management vis-à-vis de nouvelles utopies radicales, mais propose des outils intellectuels rigoureux pour aider les professionnels à prendre du recul sur leurs situations quotidiennes, à construire une distance critique vis-à-vis des instruments et des pratiques managériales et à identifier des leviers d'action pertinents.
4e de couverture : Ici, lorsque quelqu'un disparaît, on dit simplement qu'il s'est évaporé. Personne ne cherche à le retrouver, pas de crime pour la police, honte et silence du côté de la famille. Sans un mot, Kase un soir a disparu. Comment peut-on s'évaporer si facilement sans laisser de trace ? Et pour quelles raisons ? C'est ce que cherche à comprendre Richard B., venu au Japon afin d'aider Yukiko à retrouver son père. Pour cette femme qu'il aime encore, il mène l'enquête dans les quartiers pauvres de Sanya à Tokyo. Ce roman profondément poétique allie découverte du Japon, encore bouleversé par la catastrophe de Fukushima, et réflexion sur notre désir, parfois, de prendre la fuite.Notes Biographiques : Thomas B. Reverdy est l'auteur de six romans, parmi lesquels La Montée des eaux et L'Envers du monde (Seuil, 2003 et 2008), Les Évaporés (Flammarion, 2013, Grand Prix de la SGDL et prix Joseph Kessel) et Il était une ville (Flammarion, 2015, prix des Libraires 2016). Il a co-écrit Jardin des colonies avec Sylvain Venayre (Flammarion, 2017).
Résumé : A Détroit en 2008, les maisons ne valent plus rien et les gens s'en vont en les abandonnant. Eugène, jeune ingénieur français, débarque dans la ville dévastée pour superviser un projet automobile. Au même moment, l'inspecteur Brown enquête sur la disparition du petit Charlie, qui a grandi dans un des quartiers désertés.
Résumé : "L'hiver du mécontentement", c'est ainsi que le journal le Sun qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent la Grande-Bretagne. Dans un Londres en proie au désordre, Candice répète pour incarner le Richard III de Shakespeare. Entre deux courses à vélo, la rencontre d'une Margaret Thatcher encore méconnue ou du jeune musicien Jones, elle essaie de se faire une place dans ce monde. Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d'une époque et accouché d'un monde sans pitié. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s'y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.