Notre pays comporte près de 36 000 communes, chiffre considérable puisqu'il correspond à 41 % du nombre total dans l'Union Européenne. La France est ainsi souvent considérée comme le pays de l'émiettement territorial par excellence. Plus de la moitié des communes françaises totalisent moins de 500 habitants. Cette situation permet, certes, de constituer un lien fort entre les populations et leurs maires, ces derniers étant les élus les plus appréciés, mais les risques de cet émiettement ne sont pas négligeables. Ce constat a amené la création de l'intercommunalité avec la Loi de juillet 1999. Le gouvernement a ainsi souhaité rassembler des communes par secteur, à l'origine sur la base du volontariat, le plus souvent autour d'une ville centrale. Il s'agissait d'obtenir une meilleure gestion, en regroupant les objectifs et les moyens, dans le cadre de compétences définies. Cette création séduisante a cependant amené de fréquents affrontements entre les grands élus, engagés dans des luttes de pouvoir féroces qui ont souvent débordé de leur territoire. En cela, Sainte-Agnès, petite commune rurale voisine de Menton, profondément affectée par cette période tourmentée, est un véritable "cas d'école" . Les élections municipales qui, traditionnellement se déroulaient en "démocratie rurale" se sont alors transformées en "démocratie intercommunale" avec les nombreuses conséquences qu'illustre cet ouvrage.
Nombre de pages
120
Date de parution
14/09/2022
Poids
207g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782310052931
Titre
Sainte-Agnès, cas d'école
Auteur
Revel Michel
Editeur
AMALTHEE
Largeur
148
Poids
207
Date de parution
20220914
Nombre de pages
120,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A quelques mois près, une année "découverte" venait de s'écouler, sans véritable difficulté. J'avais intégré la nouvelle vie de notre couple, basée sur l'observation des détails du comportement qui se modifiait. Une transition progressive s'installait dans notre quotidien". Comment vivre avec Alzheimer, que l'on soit souffrant ou aidant ? Au-delà des médicaments, créer et préserver un équilibre de vie est essentiel à l'accompagnement prolongé du patient et de son entourage. L'ouvrage permet de mesurer l'importance des petits riens qui soulagent et rétablissent un certain équilibre pendant les longues étapes de la maladie : "la découverte", choc profond qui ébranle la famille ; "la transition", qui remet en question le quotidien et obscurcit le futur ; "l'adaptation" qui s'emploie à ce qu'une journée sans joie ne soit pas une journée triste ; "la régression", qui met des mots savants sur une vie qui bascule ; "profitez de l'instant" ou comment prolonger les derniers moments, avec la recherche de poussières de joies d'autant plus intenses qu'elles sont fugaces. Le terme "DÉMENCE" est un mot très fort, difficile à entendre par les malades ayant encore des capacités cognitives à l'annonce du diagnostic. L'auteur se bat donc pour que ce terme ne soit plus utilisé lorsque l'on évoque cette maladie. Michel Revel, collaborateur d'une société pétrolière internationale, a partagé sa carrière entre l'outre-mer et la France. A la retraite, il deviendra durant dix-neuf ans maire d'une petite commune de la Côte d'Azur, berceau de sa famille paternelle.
André Neher restera un des grands maîtres à penser du judaïsme, un des rares qui a su présenter un enseignement complet de la Torah, dans l'idée mais aussi dans le vécu. Exégète, humaniste, historien, philosophe, Juif de l'espoir après la Shoah, sioniste, sa vision est englobante. Il a été à la fois rabbin, professeur d'Université, créateur et titulaire de la première chaire d'études juives dans l'Université française, maître dans les Colloques des intellectuels juifs de langue française et dirigeant au Congrès juif mondial. Ses livres et son enseignement font briller la pensée juive de toute sa complexité, dans son intériorité profonde mais également dans son action. Car le message "néhérien" n'est pas lettre sèche, il vit en tous ceux qui ont été ses élèves en France, dans cette génération de l'après-Shoah, à laquelle il a réappris à vivre en juif, pleinement, journellement et au plus haut niveau. C'est à ce message juif, complet et vivant, que Raniero Fontana rend hommage dans cette somme. Il nous offre des analyses érudites sur les livres les plus importants d'André Neher, mais surtout il opère ce vaste tour d'horizon qui est si nécessaire pour appréhender la richesse et l'ouverture d'esprit de l'oeuvre du maître.
André Neher (1914-1988) est sans doute l'un des penseurs francophones juifs les plus importants du XXe siècle. Fondateur du département des études hébraïques et juives à l'université de Strasbourg, il fut, avec Emmanuel Levinas et Léon Ashkenazi, l'un des chefs de file de l'école de pensée juive de Paris. Rabbin et intellectuel engagé qui émigra en Israël après la guerre des Six Jours, André Neher n'eut de cesse de penser les défis que les temps contemporains posaient au judaïsme et de manière plus générale à la pensée. Son oeuvre, indissociable de sa vie, éclaire un moment de l'histoire intellectuelle et politique du judaïsme français dans son rapport à la Shoah, à la culture française et à ses institutions, et à l'Etat d'Israël. Ce volume, qui retrace des aspects méconnus de son parcours, explore les voies ouvertes par sa réflexion singulière, à la croisée du discours universitaire et de celui de l'intellectuel. Deux générations se côtoient ici pour attester la vitalité de sa pensée, des disciples directs ou indirects aux jeunes chercheurs.
L'Exil de la parole témoigne de cette manière, propre à André Neher, de philosopher à partir du texte biblique sur le sens de l'histoire ou de l'existence. Si le silence y est parfois celui de l'homme ou encore celui d'Auschwitz, qui est silence des « naufragés et des rescapés » et silence de Dieu, il permet de développer une philosophie du judaïsme singulière, qui est aussi une ontologie juive d'un Être en tant que Peut-Être. Et cette possibilité de l'Être est au c'ur de l'espérance juive qui est une « espérance contre tout espoir », ancrée dans le combat pour la vie. Au c'ur de ce combat, il revient encore aujourd'hui à Israël de ne jamais renoncer à sa capacité d'écoute de ce que lui dit ce silence existentiel. Plus d'un demi-siècle après sa première édition, alors que le bruit de la guerre se fait à nouveau entendre, l'Exil de la parole, qui dit la promesse du judaïsme et sa capacité d'écoute, s'affirme plus que jamais dans sa pertinence philosophique et politique.André Neher (1914-1988) a profondément marqué les études juives, à travers ses nombreux ouvrages et son enseignement à Strasbourg puis à Jérusalem. On peut lire à L'éclat : Tradition juive et critique biblique (2024) ou le volume d'hommages, Héritages d'André Neher, édité par David Banon (2011).