
Holy Motors de Leos Carax
Holy Motors a surgi de l'état actuel du monde et du cinéma. Il est le symptôme de leur crise et son dépassement. Treize ans séparent ce cinquième long métrage de Leos Carax du précédent. Plus qu'un retour au cinéma - Leos Carax ne l'a jamais quitté -, Holy Motors opère un retour sur le cinéma, une retraversée de ses moyens et de ses formes au moment de leur mutation. La suite échevelée de fictions qu'il amorce puis abandonne avec M. Oscar, son personnage transformiste, tire sa substance de l'affolement de notre quotidien et des images, tout à la fois électrisant et épuisant. Pour cerner les formes nouvelles que Leos Carax a données à une expérience plurielle et chaotique très contemporaine, cet essai aborde les fictions, les genres, la condition et le jeu de l'acteur, la mise en scène, que Holy Motors portent au paroxysme, jusqu'à les consumer et les faire toujours renaître. Ce livre reproduit également des documents inédits, réalisés par Leos Carax pour préparer le tournage. Les notes du cinéaste et l'iconographie qu'il a rassemblée éclairent les origines et la conception des différents personnages incarnés par Denis Lavant.
| Nombre de pages | 96 |
|---|---|
| Date de parution | 05/07/2016 |
| Poids | 150g |
| EAN | 9782873403874 |
|---|---|
| Titre | Holy Motors de Leos Carax |
| Auteur | Revault d'Allonnes Judith |
| Editeur | YELLOW NOW |
| Largeur | 0 |
| Poids | 150 |
| Date de parution | 20160705 |
| Nombre de pages | 96,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Kelly Reichardt. L'Amérique retraversée
Revault-d'Allonnes JudithDans le cadre de la première rétrospective intégrale des films de Kelly Reichardt au Centre Pompidou, paraît ce livre mêlant analyse de film et entretiens avec la réalisatrice américaine, en coédition avec le Centre Pompidou. Première étude consacrée à une cinéaste devenue majeure, ce livre retrace le parcours de Kelly Reichardt, depuis ses premiers films. Explorant plusieurs genres, du western au road movie, ils délivrent une image singulière du paysage américain et des relations humaines, en particulier.EpuiséVOIR PRODUIT18,00 € -

Todd Haynes
Revault-d'Allonnes Judith ; Galli AmélieNé en 1961 en Californie, Todd Haynes appartient aujourd'hui, aux côtés de cinéastes tels que Kelly Reichardt et Gus Van Sant, à une famille de cinéastes indépendants américains, grandis au coeur de la contre-culture. S'il s'amuse à dire qu'il a découvert le cinéma à travers la figure éminemment populaire de Mary Poppins, l'ensemble de son oeuvre - débutée alors qu'il n'a que 17 ans avec un court métrage au titre volontairement provocateur, "The Suicide" - retourne méticuleusement les mythes fondateurs de l'Amérique. Dès "Superstar : The Story of Karen Carpenter", moyen métrage qui revient sans fard sur le destin de la chanteuse iconique au moyen de poupées Barbie - achevé en 1987, mais interdit dès sa sortie - et Safe, second long métrage dans lequel Haynes dirige l'actrice Julianne Moore pour la première fois, en 1995, le cinéaste, ouvertement gay, questionne les normes, sociales, sexuelles, artistiques, pour mieux les dépasser. Concevant le cinéma comme l'art de l'artifice, Todd Haynes signe des mises en scènes flamboyantes. Mêlant fascination du sujet et puissance du cinéma, il interroge les figures artistiques les plus éminentes du 20e siècle - Rimbaud, Genet, Dylan, le Velvet Underground, mais aussi le glam rock à travers le long métrage "Velvet Goldmine", en 1998, ou encore le genre du mélo, en s'inspirant de Douglas Sirk dans "Loin du Paradis", en 2002 - et à travers elles, la relation à nos identités. En 2015, Todd Haynes dirige Cate Blanchett et Rooney Mara dans "Carol", qui remporte la Queer Palm au festival de Cannes. Il est l'auteur de seize films et s'apprête à tourner son nouveau long métrage.EpuiséVOIR PRODUIT26,00 € -

La faiblesse du vrai. Ce que la post-verité fait à notre monde commun
Revault d'Allonnes MyriamL'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,00 € -

La crise sans fin. Essai sur l'expérience moderne du temps
Revault d'Allonnes MyriamOn ne parle plus aujourd'hui d'une crise succédant à d'autres crises - et préludant à d'autres encore -, mais de "la crise". Désormais globale, touchant aussi bien la finance que l'éducation, la culture, le couple ou l'environnement, elle est aussi devenue permanente. Nous n'en voyons pas l'issue : elle est la trame même de notre existence. La crise, plus qu'un concept, est une métaphore qui ne rend pas seulement compte d'une réalité objective mais aussi d'une expérience vécue. La modernité, dans sa volonté d'arrachement au passé et à la tradition, a dissous les anciens repères de la certitude qui balisaient la compréhension du monde : l'homme habite aujourd'hui un monde incertain qui a vu s'évanouir tour à tour l'idée de temps nouveaux, la croyance au progrès et l'esprit de conquête.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER7,80 €
Du même éditeur
-

Comanche Station de Budd Boetticher
Gabaston PierreEntre 1956 et 1960, au crépuscule du cinéma classique hollywoodien, Budd Boetticher réalise en indépendant sept westerns incisifs, tous portés par le même acteur granitique, Randolph Scott, considéré par beaucoup comme son inamovible double de fiction. De ce cycle émerge une trilogie, tendue tel un arc, dont Comanche Station assure la quintessence. Dans ce film, pas de graisse, aucune fioriture, nul happy end et encore moins de sentimentalisme, sinon asséché, tout juste une succession de déplacements et de pauses, de trajectoires entêtées et de bivouacs faussement réparateurs, menant en droite ligne vers une apparente résolution finale qui, au personnage central, n'offrira ni repos, ni romance, le laissant seul avec ses tourments initiaux. Il fallait bien le visage impassible de Randolph Scott pour ainsi sortir le western du lyrisme ou des chevauchées fantastiques et oser tendre vers l'épure, voire l'abstraction, où la modernité l'attendait. S'il analyse le film avec rigueur ou, mieux, le psychanalyse avec gaieté, Pierre Gabaston s'adresse aussi directement au cinéaste, dans une forme de dialogue imaginaire et complice, convoquant leurs passions communes pour la tauromachie et les paysages indomptés, présence concrète, matière vivante, partenaire à part entière de l'intrigue. Autant dès lors avertir : bien plus qu'une exégèse, cet essai se veut d'abord livre d'amitié cinématographique et probablement un des ouvrages les plus intimes jamais écrits sur un western.En stockCOMMANDER15,00 €



