Pour Jão César Monteiro. "Contre tous les feux, le feu, mon feu"
Revault d'Allonnes Fabrice - Colin Ludovic - Da Si
EXHIBITIONS
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EAN :9782873401856
João César Monteiro (1939-2003) a signé plus de vingt films insolites. Sa vie et son ?uvre suscitent divers qualificatifs : dandy libertin-libertaire, poète surréaliste, redoutable provocateur, lutin tragi-comique, insoumis toujours désirant. Ce livre offre enfin une vision complète et fidèle de ce cinéaste pleinement singulier, dont le feu ne cesse de brûler. Voici " le " Monteiro, peut-on dire, car aucun livre ne lui était encore consacré, et parce que cet ouvrage constitue une somme textes de Monteiro qui y affirmait d'emblée sa conception du cinéma, entretien avec lui ; portrait biographique, témoignages de proches et de collaborateurs sur sa personnalité originale et sur sa posture radicale, avec les méthodes de tournage qui en découlent ; ensemble d'analyses cernant la portée à la fois politique, érotique et esthétique de l'?uvre. Le tout étant jusqu'ici inédit.
Nombre de pages
346
Date de parution
12/02/2004
Poids
450g
Plus d'informations
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EAN
9782873401856
Titre
Pour Jão César Monteiro. "Contre tous les feux, le feu, mon feu"
Auteur
Revault d'Allonnes Fabrice - Colin Ludovic - Da Si
Editeur
EXHIBITIONS
Largeur
0
Poids
450
Date de parution
20040212
Nombre de pages
346,00 €
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La lumière ou les lumières? Cet essai pose d'emblée une catégorisation esthétique: classique et baroque, moderne. Il situe ainsi les grands auteurs: Murnau, Lang, Dreyer, Sternberg, Welles, Visconti, Bergman, Tarkovski, Bresson, Godard... Puis il brosse un historique des principaux styles photographiques, des pionniers à nos jours, tout en suivant l'évolution de la pratique et de la technique. S'engage alors une analyse inédite et systématique du langage lumineux, sériant les diverses fonctions de la lumière au cinéma. L'auteur dessine une évolution de ce langage, tout en illustrant les catégories proposées. Il traite enfin de la pratique, dégageant les déterminations et les choix qui régissent concrètement la lumière d'un film, du scénario au tournage et au laboratoire - non sans retrouver dans la pratique même les catégories envisagées.
Cela ressemble à une mauvaise série américaine, avec un Français dans le rôle du « méchant ». Et pas n'importe lequel. Dominique Strauss-Kahn, l'argentier de la planète, l'ex-futur candidat socialiste à la présidence de la République, celui que certains voyaient déjà succéder à Nicolas Sarkozy, qui sombre soudain dans le plus sordide des faits divers. Arrêté à New York pour tentative de viol et agression sexuelle présumée contre une femme de ménage de l'hôtel Sofitel. Comment le managing director du Fonds monétaire international, le meilleur des candidats de la gauche française à l'élection présidentielle de 2012, s'est-il retrouvé dans le rôle principal d'une affaire criminelle mondialisée? En quelques heures, c'est un destin qui bascule. Celui d'un homme qui, après s'être s'approché du seuil de l'Élysée, se voit désormais aux portes de la prison. Car DSK était sur le point de rentrer dans la compétition présidentielle française. Dans les sondages, il atteignait des sommets, imposant peu à peu sa candidature comme une évidence, tant à ses camarades du Parti socialiste qu'à l'opinion française. L'homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, c'était lui. Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, il allait se porter candidat. Depuis des années, il travaillait avec ses équipes pour cela. Quelques jours avant son arrestation, il avait consulté l'ensemble des responsables de son parti afin de préparer son atterrissage. Tout était prêt? L'onde de choc de l'affaire sur la vie politique française est énorme. Pour le Parti socialiste, sidéré par la violence du dossier, traumatisé par la perte brutale de son champion. Pour la droite et l'Élysée, soudainement requinqués par cet ahurissant scandale après plus d'un an de purgatoire? Mais la déflagration politique touche aussi toute la planète. L'affaire DSK, c'est, aussi, un choc de cultures entre une Amérique qui accuse et une France sous le choc. La rencontre entre deux univers qui ne se croisent jamais, le monde judiciaire américain et le monde politique français. Comme l'explique un haut dirigeant socialiste: « D'habitude, les deux hémisphères de notre cerveau sont séparés. L'un suit les séries policières américaines, l'autre les affaires du PS. Et là, les deux étaient réunis? » La parade de l'accusé menotté à Harlem provoque l'indignation hexagonale. L'occasion est trop belle pour que ne resurgissent les vieux antagonismes. Sexe, pouvoir et politique, le cocktail est détonnant. Récit à deux voix, entre Paris et New York, d'une affaire qui passionne l'Amérique et la France, pas forcément pour les mêmes raisons.
L'irruption récente de la notion de "post-vérité", désignée comme mot de l'année 2016 par le dictionnaire d'Oxford, a suscité d'innombrables commentaires journalistiques, notamment sur le phénomène des fake news, mais peu de réflexions de fond. Or, cette notion ne concerne pas seulement les liens entre politique et vérité, elle brouille la distinction essentielle du vrai et du faux, portant atteinte à notre capacité à vivre ensemble dans un monde commun. En questionnant les rapports conflictuels entre politique et vérité, Myriam Revault d'Allonnes déconstruit nombre d'approximations et de confusions. Elle montre que le problème majeur de la politique n'est pas celui de sa conformité à la vérité mais qu'il est lié à la constitution de l'opinion publique et à l'exercice du jugement. L'exploration du "régime de vérité" de la politique éclaire ce qui distingue fondamentalement les systèmes démocratiques, exposés en permanence à la dissolution des repères de la certitude, à la tentation du relativisme et à la transformation des "vérités de fait" en opinions, des systèmes totalitaires, où la toute-puissance de l'idéologie fabrique un monde entièrement fictif. Loin d'enrichir le monde, la "post-vérité" appauvrit l'imaginaire social et met en cause les jugements et les expériences sensibles que nous pouvons partager. Il est urgent de prendre conscience de la nature et de la portée du phénomène si nous voulons en conjurer les effets éthiques et politiques.