?Je crois en mon père qui croyait en Dieu?", la formule magique de Nahum Goldmann, qui présida le Congrès juif mondial, ne vaut pas ici. Le père ne croyait pas en Dieu, mais dans l'Université, bien pâle copie. Très admiré, il n'eut pas le goût d'expliciter sa vision du monde à son fils, à qui lui, juif sépharade immigré, donna de surcroît pour mère, une israélite se prenant pour une Française de souche. C'était rogner sa puissance, en un pays et en un temps où le souvenir des origines pesait peu, au regard du culte passionné de la patrie française. A l'Ecole pratique des Hautes Etudes, puis au Collège de France, ce père enseigna l'histoire des Marranes. Le fils lui, franco-judaïsme obligeant, avait été voué aux études classiques, qui le menèrent à l'Ecole normale supérieure. C'était une impasse, sauf pour l'occasion donnée, dans cet internat pour garçons, d'une première et bien nécessaire éducation sentimentale. Il fallut, pour se désembourber des rapports père-fils, une longue expérience de la psychanalyse. Finalement peu banale, dans une France toujours arrimée au rationalisme qui fit sa gloire. Cela explique qu'une biographie pourtant murie et argumentée de Julien Benda, gloire controversée du franco-judaïsme, auteur de la célèbre Trahison des clercs, reste largement non autorisée. Préface de Dominique Schnapper
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Nombre de pages
136
Date de parution
08/03/2024
Poids
175g
Largeur
148mm
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EAN
9791028431778
Titre
Juifs français, père et fils
Auteur
Revah Louis-Albert
Editeur
VERONE
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148
Poids
175
Date de parution
20240308
Nombre de pages
136,00 €
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Résumé : " Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal... La terre, elle, ne ment pas... " : cette sentence lapidaire qu'Emmanuel Berl (1892-1976) cisela pour le compte du maréchal Pétain, en juin 1940, est inscrite dans l'Histoire. Et elle se dresse, comme un emblème infamant, au-dessus de l'existence d'un écrivain qui, pourtant, reste le symbole de l'intelligence et de la liberté de l'esprit. Comment, en effet, un brillant intellectuel juif, parent et disciple de Bergson, interlocuteur privilégié de Proust, ami de Barbusse, confident d'Edouard Herriot, intime de Malraux autant que de Drieu La Rochelle, en vint-il à accompagner le pétainisme et à lui donner ses lettres de noblesse ? Ce même Berl avait pourtant étonné Paris avec un pamphlet " révolutionnaire ", Mort de la pensée bourgeoise, puis dirigé Marianne, hebdomadaire iconoclaste de centre gauche. Et n'était-il pas, avant guerre, de toutes les provocations, de tous les modernismes ? Ce sont donc la genèse et l'histoire de cette " dérive " - dont il est d'autres exemples - qui sont revisitées dans cette biographie. Louis-Albert Revah s'y est efforcé de saisir, d'un même mouvement, l'homme charnel - amoureux de " Sylvia ", mari de la chanteuse Mireille - et l'idéologue mêlé aux grands débats de son temps. Et il suit, pas à pas, ce " juif de France " qui, instruit par les épreuves, céda, sur le tard, la place à un sage voltairien et à un écrivain aussi audacieux que classique.
Je ne suis qu'un petit garçon qui s'amuse - doublé d'un pasteur protestant qui l'ennuie (André Gide). Remplacez pasteur par rabbin, rajoutez une pincée de tragique et vous obtenez la tonalité de ce récit autobiographique, dont le héros a longtemps été partagé entre la quête du plaisir et la nostalgie de la vérité. Une condition juive subie, sans être expliquée, qui complique les difficultés familiales, favorise un violent refoulement sexuel et affectif. S'ensuivent des études brillantes mais déconnectées de la réalité. Au coeur du microcosme intellectuel parisien des années 60, ni Deleuze, ni Althusser, ni Barthes, ni Foucault, approchés de près, ne répondent à l'angoisse existentielle du jeune homme, indifférent, quoique le coeur à gauche, aux problématiques marxisantes. Autre particularité, la rue d'Ulm fut pour lui le terrain de son éducation sentimentale. Sa solitude resta entière au milieu du tumulte de l'Assemblée Nationale, où il fit carrière de fonctionnaire. Spectateur de la vie politique, il se montra surtout préoccupé de culture, notamment musicale, et de satisfaire ses passions. Seul le long, austère et douloureux travail dans un cabinet de psychanalyste - dont nos contemporains n'ont guère idée - permit de séparer les espoirs légitimes des illusions névrotiques. Ainsi, progressivement réconcilié avec lui-même, l'auteur-personnage peut entrevoir une sagesse qui concilie les acquis de la révolution des moeurs et le respect d'une morale consubstantielle à l'idée même d'humanité.Ancien élève de l'École normale supérieure, Louis-Albert REVAH a fait une carrière de fonctionnaire parlementaire. S'intéressant depuis longtemps à la condition existentielle des intellectuels juifs français, il a écrit les biographies de Julien BENDA (1867-1956) et d'Emmanuel BERL (1892-1976).
Il y avait eu un processus psychologique, un état difficile à décrire où le corps n'avait pas entendu ce qui se passait en lui. Mais voilà qu'à la seconde où la gynécologue lui confirmait d'une voix ferme et chaleureuse qu'elle était enceinte, Bénédicte ouvrait ses yeux sur ce qui venait de se passer en elle pendant des semaines. Bénédicte en était là, enceinte pour de vrai. Il était temps de reprendre le fil de cette grossesse, au début. Bénédicte et Guillaume, déjà parents d'une petite Emilie de deux ans, forment un couple heureux. Bénédicte achève ses études de médecine, pourtant ce n'est qu'au bout de quatre mois de grossesse qu'elle comprend et accepte, devant l'évidence des tests médicaux, qu'elle est de nouveau enceinte. Très vite, on diagnostique chez elle des complications. Le corps médical inquiète les parents qui se sentent démunis et en colère... Avec beaucoup de pudeur et de sensibilité, Anne Révah a composé une histoire brève et poignante. Elle est déjà l'auteur de trois romans, dont Quitter Venise.
Résumé : Macha et son petit frère Christov fuient à travers la taïga, en Sibérie, après l'arrestation de leur père pour d'obscures raisons. Sauvés par Vladimir et cachés dans le village d'Anastasya, la chamane, ils verront leurs destins bouleversés, qu'ils restent en Sibérie ou qu'ils rejoignent la France, le pays de leur mère.
Résumé : Plongez dans un récit introspectif où le passé se dévoile sous un jour nouveau, où les souvenirs émergent comme des fragments d'un puzzle émotionnel. Hier n'est plus, c'est une exploration de la mémoire, un voyage à travers les méandres de l'enfance et les silences qui ont façonné une vie. Avec une prose poignante, l'auteur soulève le couvercle du passé, déterrant les histoires enfouies sous le poids du temps. Ce livre est une invitation à comprendre l'absurdité de ce qui a été, à donner sens à ce qui semblait perdu. Un défi lancé au lecteur : retrouver son chemin dans le labyrinthe des jours révolus.
Intégrales de vie et de souvenirs, addition de parenthèses et poésies." La poésie. Vous n'y comprenez peut-être rien ? Au départ, moi non plus. Avec le temps, au travers de la vie, de ses expériences et de ce qu'elle a à offrir, en écrivant, en lisant, en prenant part à ce livre, à la réalité, elle en devient ou redevient l'exposant principal. Le variant qui illumine l'existence. Eclairer l'autre et prendre part à la sobriété lumineuse, le comprendre et peut-être même l'aimer, des personnages anonymes dans un paysage de vie et d'éclats, un enfant qui attend que le monde change pour qu'il puisse grandir...
A son grand dam, marraine dut abdiquer, car Emilienne fit intervenir les forces de l’ordre. Deux gendarmes m’arrachèrent à la femme que j’aimais plus que tout, lui rappelant qu’elle n’avait aucun droit sur moi. Ainsi, après m’avoir abandonnée… Emilienne conservait tous ses droits. Je dus donc la suivre, malgré l’immense chagrin de laisser ma chère marraine pour partir vers l’inconnu le plus total. Quand je regarde en arrière, c’est toujours la petite fille à la robe rouge âgée d’une huitaine d’années que j’étais qui me vient à l’esprit. Cette petite fille qu’un long chemin de vie tortueux attendait.