Depuis qu'en 1954 il a abandonné la pratique du chevalet avec ses Cachets et Allures d'objets, Arman n'a cessé d'être un véritable "montreur d'objets" : avec ses Accumulations d'objets courants d'abord, puis avec ses provocantes Poubelles où l'artiste, en se faisant l'archéologue des décharges, dénonce l'envoûtante et périlleuse production de masse. La dramaturgie ainsi tissée autour de ces déchets s'amplifie lorsque son geste devient Colère, qu'il organise en Coupe, décomposant les objets - mais aussi les Dieux ! - ou encore en Combustion, véritable autodafé de pièces nobles, violons et pianos, commodes et fauteuils de l'Ancien Régime. Accumuler, conserver, couper, brûler... Autant de gestes qu'Arman trouve encore à combiner dans ses Inclusions, autant d'oeuvres qui donnent la mesure de son talent de coloriste. Ouvrez, dépliez : vous découvrirez, à travers la logique et l'emboîtage de ses stratégies de travail, "un peintre qui fait de la sculpture".
Nombre de pages
48
Date de parution
05/02/2004
Poids
1 006g
Largeur
158mm
Plus d'informations
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EAN
9782070117789
Titre
Arman ou L'irréalité des choses
Auteur
Reut Tita
Editeur
GALLIMARD
Largeur
158
Poids
1006
Date de parution
20040205
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Depuis qu'en 1954 il a abandonné la pratique du chevalet avec ses Cachets et Allures d'objets, Arman n'a cessé d'être un véritable " montreur d'objets " : avec ses Accumulations d'objets courants d'abord, puis avec ses provocantes Poubelles où l'artiste, en se faisant l'archéologue des décharges, dénonce l'envoûtante et périlleuse production de masse. La dramaturgie ainsi tissée autour de ces déchets s'amplifie lorsque son geste devient Colère, qu'il organise en Coupe, décomposant les objets - mais aussi les Dieux ! - ou encore en Combustion, véritable autodafé de pièces nobles, violons et pianos, commodes et fauteuils de l'Ancien Régime. Accumuler, conserver, couper, brûler... Autant de gestes qu'Arman trouve encore à combiner dans ses inclusions, autant d'?uvres qui donnent la mesure de son talent de coloriste. Ouvrez, dépliez : vous découvrirez, à travers la logique et l'emboîtage de ses stratégies de travail, " un peintre qui fait de la sculpture ".
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.