Extrait du prologue:Paris, 1943Jordi Pujol est mon meilleur ami, mais Jordi est catalan du sud, c'est-à-dire espagnol, alors que je suis catalan du nord, c'est-à-dire français.Je m'appelle Albert, en souvenir d'un des frères de ma mère mort au combat en 1914. On aurait aussi bien pu m'appeler François, comme mon autre oncle disparu à Verdun en 1916. Quoi qu'il en soit, c'est pour conjurer la guerre et oublier ses souffrances que j'ai été baptisé ainsi.Je vis en banlieue parisienne avec mes parents qui ont quitté mes Pyrénées natales quelques années après la Grande Guerre. Les vignes de mon grand-père ne suffisaient plus à nous nourrir, et mon père, les poumons gazés à Ypres en 1917, ne pouvait plus reprendre son dur travail de viticulteur. Tous les étés, je descends au «pays» où je suis né et où une de mes tantes m'a gardé jusqu'à mon admission dans un lycée parisien. C'est durant une de ces heureuses périodes de vacances au cours de l'été 1935 que j'ai rencontré Jordi.Jordi était alors mon adversaire le plus sérieux d'une course cycliste organisée par l'amicale des deux vallées catalanes. Nous étions des cadets de même force, mais il était mon maître dans les côtes où je manquais de souffle. Quelques kilomètres avant l'arrivée, nous n'étions plus que tous les deux en tête du peloton. Je fis une mauvaise chute sur des gravillons et cette glissade me fit perdre quelques précieuses minutes que mon rival mit à profit en gagnant. Mais lorsqu'on lui remit la coupe, Jordi tint à m'associer à sa victoire et me serra chaleureusement la main.J'avais quinze ans et j'ai été très impressionné par une telle marque de générosité. À cet instant, mon concurrent est devenu mon meilleur ami.Jordi m'invita à passer quelques jours chez lui, à Gérone, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière, une jolie bourgade où son père tenait une imprimerie. En tant qu'ami d'un fils unique venu sur le tard, je fus reçu comme un roi par sa mère. Je profitai là des meilleurs jours de mes plus belles vacances.Durant l'année scolaire qui suivit, nous échangeâmes de nombreuses lettres. Nous partagions les mêmes goûts pour les courses cyclistes, le rugby que je pratiquais assidûment, les opérettes et la poésie. Jordi m'initia à la lecture des textes de son poète favori: Antonio Machado, dont les plus beaux poèmes sont édités par son père.
Nombre de pages
106
Date de parution
13/03/2008
Poids
135g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782847362633
Titre
Demain la liberté
Auteur
Resplandy Guillemette
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
130
Poids
135
Date de parution
20080313
Nombre de pages
106,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le vieux bonhomme est étrange : sait-il seulement qu'à quelques mètres d'ici le métro court sous la terre pour les mener à Téhéran ? Amir, le poète charmeur d'oiseaux, Réza, rescapé du tremblement de terre qui a anéanti sa ville natale et Nima, réfugié afghan, aiment pourtant ces fleurs aux pétales rouge vif, comme du sang. Ne sont-elle pas devenues pour cette raison le symbole des martyrs de la guerre ? Ne dit-on pas " Sur la tombe d'un soldat mort pour sa patrie fleurira une tulipe rouge ? " Mais de là à parler de trésor ! Non, décidément, l'homme a perdu la tête... Pour cette histoire, Guillemette RESPLANDY s'est inspirée de la folie qui a déchiré les hommes il y a plusieurs siècles, lorsque la tulipe se négociait comme un véritable trésor. Mais ce roman a pour cadre l'Iran d'aujourd'hui, pays qu'elle a visité plusieurs fois.
Des parents qui vivent dans les arbres en Amazonie, des espions qui cachent des micros dans les murs du salon, quo i de plus passionnant à raconter pour devenir le roi de la cour de récréation de cette petite école des Pyrénées. Mais Régis, jaloux, s'en mêle et se moque de Théo ...
Thomas L'aristoloche est élève de sixième dans un collège parisien. Il vit avec sa mère, Emilie, qui l'élève seule. Persuadé d'être le descendant d'un grand explorateur, Thomas passe son temps à ramasser des plantes. C'est son ami, le professeur Potard, éminent botaniste à la faculté de pharmacie, qui lui a appris à les identifier et à connaître leurs secrets. Surtout ceux des plus dangereuses ! Alors, quand il s'agit de dénouer les fils d'une très étrange histoire d'empoisonnements en série, c'est Thomas et son copain, Gaspard, qui sont les meilleurs enquêteurs. Tout en nous tenant en haleine par une intrigue policière palpitante, le livre nous sensibilise à un problème quotidien, malheureusement peu connu de nous tous : celui de l'intoxication par les plantes. Saviez-vous en effet que boire de l'eau dans laquelle un brin de muguet a trempé donne des palpitations et peut provoquer des malaises ? Saviez-vous que le laurier rose est très toxique si on l'ingère, alors que le laurier sauce, de la même famille botanique, aromatise nos plats de viande ? Avec Thomas, les grandes ciguës et autres plantes toxiques n'auront plus de secrets !
Avoir un coeur d'artichaut ", " Faire un tabac ", " Tomber dans les pommes ", " Ne plus avoir un radis ", " Etre souple comme un roseau ", etc. Autant d'expressions qui utilisent le nom des plantes et que l'auteur met en lumière grâce aux aventures d'Adémar et de sa famille. L'enfant peut ainsi les comprendre et se les approprier. Les illustrations pétillantes de Marie-Hélène Tran Duc accompagnent les textes avec humour en leur donnant encore plus de relief.
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
Qu'est-ce qu'un bien de l'enfant ? Un jouet ? Certes, mais pas seulement. Un objet qui lui est destiné? Sa propriété? Un élément présent dans sa chambre, un objet qu'il utilise ? Cet ouvrage se propose, à partir d'une enquête qui mobilise l'histoire ancienne et plus récente, la sociologie et l'anthropologie, les sciences de l'éducation et de la gestion, d'analyser ces objets et les stratégies marketing des marchands et des fabricants. En visitant les domiciles et les chambres d'enfants, il est intéressant de voir quels sont les objets que l'enfant considère comme siens et quelle place ils occupent. De quelle manière adresse-t-on un objet à l'enfant (et à ses parents) ? Comment ceux-ci le réceptionnent-ils, se l'approprient-ils ? Cette approche pluridisciplinaire nous permet d'accéder de façon originale aux mondes des enfants, à ce que l'on fait pour l'enfant et à ce que l'enfant en fait.