Edgar Allan Poe a-t-il vécu à Paris ? En tout cas, il y situe trois de ses Histoires extraordinaires, " Double Assassinat dans la rue Morgue ", " La Lettre volée " et " Le Mystère de Marie Roget ", trois récits qui n'ont apparemment d'autre lien entre eux que leur protagoniste, le fameux Dupin, un des modèles probables de Sherlock Holmes, et la ville de Paris. Voire... Si l'on se donne la peine de démêler l'écheveau de leurs péripéties, si l'on veut découvrir, comme dit l'autre, les choses qui sont derrière les choses, on constate que les trois récits ressortissent en fait à un drame unique, dont l'auteur s'est appliqué à truquer les ressorts et masquer les vérités. Qu'on les mette au jour, comme le fait ici une figure littéraire du XIXe siècle des plus inattendues, et du coup, le drame en question prend une autre dimension, change de couleur, en même temps que s'éclairent certains mystères dans la vie et l'?uvre du grand écrivain maudit...
Nombre de pages
274
Date de parution
10/01/2002
Poids
260g
Largeur
134mm
Plus d'informations
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EAN
9782080681973
Titre
La vérité sur la rue Morgue
Auteur
Réouven René
Editeur
FLAMMARION
Largeur
134
Poids
260
Date de parution
20020110
Nombre de pages
274,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pourquoi " ? répéta Chaubard, dans sa dernière lueur de conscience. L'individu chuchota : " Je pourrais vous répondre que c'est parce que vous êtes vulgaire et parfaitement antipathique, mais ce ne serait pas exact. C'est surtout parce que vous vous appeler Chaubard, et qu'à ce titre vous devez être trouvé mort sur le pont des Arts à cinq heures du matin ". César Brunel veut devenir riche, mais il lui faut d'abord éliminer son oncle. Comme il se méfie des alibis trop bien réglés, il s'en fabrique un dont le ressort est la littérature : l'ancienne chronique d'un archiviste de la Préfecture de police qui a inspiré Alexandre Dumas pour son Comte de Monte-Cristo. Une machination imparable. Mais qui risque de faire plus de cadavres que n'en a prévu Brunel. Car un Monte-Cristo peut en cacher un autre.
En même temps que Flaubert, Bouvard et Pécuchet ont donc cessé de vivre... Mais on ne peut s'empêcher de penser a ce qu'aurait pu être la suite leur histoire... Après avoir exploré tous les domaines connus du savoir, où leurs expériences s'étaient chaque fois soldées par des échecs, pourquoi ne se seraient-ils pas tournés vers ces sciences qu'on appelle maudites, occultes ou parallèles selon ses convictions? Oui, imaginons qu'un hasard goguenard ait réuni chez eux trois maîtres en la matière: Allan Kardec pour le spiritisme; Frédéric Moreau, échappé a son éducation sentimentale pour se consacrer à tératologie; et enfin, le mystérieux James Horlan, voyageur temporel échoué à chavignolles... Seulement voilà, il en est des passions scientifiques comme des passions amoureuses: elles ont tendance à tourner au vaudeville. Sauf que les portes des placards ne s'ouvrent plus sur des amants cachés mais sur des mondes interdits.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.