Créer des contes avec les enfants. Créations de contes, du conte au théâtre, le conte musical, le co
Renoux Jean-Claude
L'HARMATTAN
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EAN :9782747541817
Pendant dix ans, j'ai créé des contes avec des enfants, exercice aussi passionnant qu'épuisant. Les enseignants me reconnaissant une grande facilité à produire ce type de fiction, il m'a semblé judicieux de faire part de mon expérience, afin qu'elle puisse faire naître d'autres vocations. Plutôt qu'un traité ennuyeux, j'ai préféré opter pour une mise en situation. A partir de deux situations concrètes, j'ai relaté au plus près l'aventure singulière que constitue la création de ces deux contes. Les contes créés avec des enfants ne sont pas toujours bons, il se trouve que ces deux-là sortent du commun; dans le premier cas, il s'agit de toute une école, de la grande section de maternelle au CM2; l'ambition du second était d'être représenté sous forme de conte musical; l'un et l'autre se prêtant à une représentation théâtrale. L'ambition des uns et des autres n'est que celle du travail bien fait, commun à tant d'intervenants sociaux, pédagogiques ou artistiques; en espérant que vous prendrez plaisir à lire nos calembredaines et que vous vous en sentirez partie prenante. Biographie de l'auteur Jean-Claude Renoux est né en 1947 à Nice. Il est Gardois depuis de nombreuses années. Tout à la fois écrivain et conteur, spécialiste reconnu de la petite enfance (crèches et maternelles) tant en France qu'à l'étranger, il est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages, pour la plupart parus aux Editions L'Harmattan (essais, romans, recueils de contes pour tout petits, tous publics, ou pour adultes).
Les contes sont initiation, incitation, totales à l'humain. De par leur diversité : contes merveilleux, contes de sagesse, contes étiologiques, contes d'animaux, de pas leur abondance et de par leurs origines : contes scandinaves, bretons, océaniens, maghrébins, tibétains, ils ouvrent à une foisonnante compréhension du monde. C'est à la redécouverte de cette richesse que les lecteurs son conviés ici : identification des racines historiques du conte, exploration de l'éventail des savoirs et savoir-faire déroulés, mais aussi reconnaissance des grands équilibres humains, écologie du c'ur et de l'esprit, parcours des constellations oniriques qui donnent sens et résonance à la vie et lient les hommes entre eux par l'ombilic des rêves. Objets culturels denses, les contes sont objets pédagogiques par essence. Ils rappellent que les sortilèges ne sont pas tous technologiques, qu'au principe de l'émerveillement, il y a le permier enchantement : celui du regard, de la voix, de l'émotion partagée...
La violence, phénomène de société et sujet de préoccupation très médiatisé, doit-elle toujours faire peur ? Quand il s'agit des enfants et de leur éducation, la tentation est grande de protéger leur regard de toute violence... au risque de ne pas les préparer à y faire face. Mais sait-on vraiment ce qu'en pensent les enfants eux-mêmes, ont-ils si peur de la violence qu'ils ne puissent voir qu'elle est parfois nécessaire ? L'hypothèse de ce travail va en sens inverse : parions que ce sont les éducateurs, plus que les élèves, qui ont peur. Pour sonder les réactions des uns et des autres, un conte de Grimm, Jean-le-fidèle, où un père est amené à sacrifier ses enfants par fidélité à un serviteur, a été raconté dans des classes. Un dialogue a ensuite eu lieu, portant notamment sur les valeurs sous-jacentes du conte, au-delà de la violence. Les réponses obtenues sont souvent surprenantes... Pour éclairer les perspectives ouvertes par cette enquête, une approche plus théorique est d'abord proposée. Elle consiste à savoir, d'une part, quel lien peut être pensé entre les contes et la violence, d'autre part, quelle logique suivent les valeurs morales et la violence elle-même à l'intérieur du conte choisi pour ce travail, par une analyse originale du destin des valeurs dans le récit. Tout éducateur, parent autant qu'enseignant, peut réfléchir sur les réponses culturelles que réclame le phénomène de la violence.