
L'Amérique de John Locke. L'expansion coloniale de la philosophie européenne
Farouche adversaire de l'absolutisme, défenseur de la tolérance religieuse, père fondateur du libéralisme, John Locke (1632-1704) est une figure canonique de l'histoire de la pensée politique européenne. Il a forgé son oeuvre au coeur même des batailles politiques qui agitaient l'Angleterre de la fin du XVIIe siècle et qui menèrent à la Glorieuse Révolution de 1688. Ce que l'on sait moins, c'est que Locke a également eu une très riche carrière coloniale au service de l'expansion anglaise en Amérique. Sa philosophie constitue le moment inaugural d'une histoire au cours de laquelle allaient être inextricablement noués libéralisme et colonialisme, construction étatique et formation impériale. Elle révèle également les relations intimes qui ont uni épistémologie et politique depuis la découverte du Nouveau Monde. L'Amérique de John Locke entend mettre en évidence l'émergence d'une géopolitique de la connaissance avec laquelle nous sommes encore loin d'avoir fini.
| Nombre de pages | 205 |
|---|---|
| Date de parution | 21/10/2014 |
| Poids | 260g |
| Largeur | 141mm |
| EAN | 9782354801427 |
|---|---|
| Titre | L'Amérique de John Locke. L'expansion coloniale de la philosophie européenne |
| Auteur | Renault Matthieu |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 141 |
| Poids | 260 |
| Date de parution | 20141021 |
| Nombre de pages | 205,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Frantz Fanon. De l'anticolonialisme à la critique postcoloniale
Renault MatthieuEN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Frantz Fanon. De l'anticolonialisme à la critique postcoloniale
Renault MatthieuSi, depuis le début des années 2000, après des années d'occultation, la figure de Fanon fait retour dans les champs académique et militant francophones, c'est avant tout pour célébrer "l'homme d'action", le révolutionnaire, au détriment de "l'homme de pensée", du théoricien. Cette approche presque exclusivement biographique tend à faire de Fanon un dépassé et, par suite, un "dé-pensé". Elle se révèle en outre étroitement liée à la défiance teintée de méconnaissance à l'égard de la diffusion des études postcoloniales dans les universités françaises. Il est vrai que, si les études postcoloniales et les études fanoniennes anglophones ont eu l'indéniable mérite de réhabiliter Fanon en tant qu'intellectuel et penseur de tout premier ordre, il est légitime de leur reprocher d'avoir également opéré une certaine décontextualisation tendant à gommer la singularité de l'intervention théorique et politique du psychiatre martiniquais. Si nous désirons aujourd'hui faire de Fanon notre contemporain, il est donc nécessaire d'aller au-delà du conflit des interprétations qui oppose les figures exclusives du "Fanon anticolonial" (historique) et du "Fanon postcolonial", au-delà de cet écartèlement entre un passé et un futur qui privent Fanon de tout présent. Il faut s'attacher à comprendre le moment fanonien en tant que moment transitionnel, il faut déceler dans ses écrits le commencement d'un certain postcolonialisme au sein de l'anticolonialisme, d'un postcolonialisme de guerre qui révèle, par contraste, les difficultés de la critique postcoloniale actuelle à théoriser la violence et à penser ensemble, dans la lignée de Fanon, guerre et décolonisation des savoirs. Tel est l'enjeu de ce portrait théorique en situation.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER14,00 € -

L'empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie
Renault MatthieuDans l'imaginaire collectif, la révolution d'Octobre apparaît comme une révolution essentiellement européenne, venue achever, dans tous les sens du terme, les idéaux de la modernité occidentale. Cette vision n'est pas fausse, mais elle occulte le fait que 1917 fut également le fruit d'un décentrement de la théorie et la pratique révolutionnaires aux marges de l'Europe, avant d'être l'origine d'un cycle de luttes d'émancipation, nationale et anticoloniale, en "Orient". Or, celui-ci débuta à l'intérieur même des frontières de cet empire qu'était la Russie, les bolcheviks ayant d'emblée été placés devant une double tâche : propager la révolution aux confins orientaux du pays tout en oeuvrant à leur décolonisation. Comment ont-ils procédé et dans quelle mesure y sont-ils parvenus ? C'est cette question que ce livre explore, en se centrant sur les rapports que Lénine, depuis ses premiers écrits sur la "colonisation intérieure" jusqu'à ses interventions dans le processus révolutionnaire au Turkestan russe, a entretenu avec les minorités musulmanes de l'empire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER11,00 € -

CLR James. La vie révolutionnaire d'un "Platon noir"
Renault MatthieuRésumé : Qui, en France, connaît C.L.R. James ? Né en 1901 à Trinidad, alors colonie de la Couronne britannique, et mort à Londres en 1989, celui que le Times dénomma à la fin de sa vie le "Platon noir de notre génération" est pourtant une figure intellectuelle et politique majeure d'un siècle qu'il aura traversé presque de part en part. Intellectuel diasporique par excellence, militant panafricain de la première heure, James a pris part aux grands mouvements de décolonisation de son temps en Afrique et dans la Caraïbe et fut un acteur de premier plan des luttes noires aux Etats-Unis. Fervent partisan de Trotski avant de rompre avec l'héritage de ce dernier pour défendre la thèse de l'auto-émancipation des masses ouvrières-populages, James eut un destin étroitement imbriqué dans celui du marxisme au XXe siècle. Pour ce "marxiste noir", révolution socialiste et luttes anticoloniales-antiracistes étaient intimement enchevêtrées : elles s'inscrivaient dans l'horizon d'une "révolution mondiale" dont la source et le centre ne pouvaient plus être la seule Europe. C'est à celle-ci que James s'est voué corps et âme pendant plus de cinq décennies, débattant et collaborant avec ses contemporains aux quatre coins du monde. Dans une conjoncture où la gauche radicale éprouve de grandes difficultés à renouveler ses stratégies face aux revendications des minorités non blanches et où la critique de l'eurocentrisme bat de l'aile, méditer la vie et l'oeuvre de James pourrait se révéler essentiel dans la tâche de construction d'une pensée de l'émancipation qui soit, enfin, à la mesure du monde.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,50 €
Du même éditeur
-

Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle
Carbonell Juan SebastianEntreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Nouveau peuple, nouvelle gauche
Talpin Julien ; Fraser Nancy ; Mélenchon Jean-LucL'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

La nouvelle vague. Un cinéma au masculin singulier
Sellier Geneviève ; Chollet Mona ; Lacurie OccitanAu tournant des années 1960, la Nouvelle Vague inaugure une nouvelle façon de faire du cinéma : libération de la mise en scène, réalisme des dialogues, attention portée au montage... Ce mouvement se distingue en outre par sa critique politique de la société de consommation et des normes morales bourgeoises. La critique a toutefois une limite, et de taille : elle évacue presque complètement les aspirations des femmes, nouvelles actrices de la culture de masse. Les créateurs sont majoritairement des figures masculines, et les représentations qu'ils véhiculent empreintes de stéréotypes, quand elles ne tendent pas à invisibiliser les femmes ou, pire, à associer leur émancipation à une régression politique. C'est donc avec une vision monolithique et glorifiante de la Nouvelle Vague que Geneviève Sellier nous invite à rompre. Décentrant la figure de l'auteur, articulant l'analyse des films avec leur contexte de production et de réception, elle nous raconte les transformations des rapports de sexe, et la lutte toujours en cours des femmes pour asseoir leur légitimité en tant que créatrices à part entière.EN STOCKCOMMANDER13,00 €

