Des sciences pour comprendre. Vérité et réalisme en sciences humaines
Renaudo Gérard
PU MIDI
28,01 €
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EAN :9782810704194
Pouvons-nous être réalistes et dire le vrai lorsque nous étudions nos manières de faire sens, de nous comporter, de nous entendre ? Les sciences humaines et sociales tendent à éviter ces questions en considérant comme acquis ce qu'elles devraient montrer, le mode d'existence particulier de l'humain, et y fondent la vérité de leurs énoncés. Cette métaphysique par défaut crée une circularité que nous sommes tentés de dépasser en considérant ces énoncés comme des interprétations relatives à nos discours, à nos cultures. Mais s'agit-il alors encore de science ? Un autre point de vue soutient que la compréhension de l'humain est d'abord une activité ordinaire, et que ces questions doivent donc être posées dans les usages du langage. Mais à réduire l'humain à un ensemble d'usages, ne finit-on pas par considérer tout savoir à ce propos comme relatif à des situations ? Montrant que ces sciences peuvent hériter d'une certaine manière de philosopher dans le langage (Cavell, Austin, Diamond), l'auteur s'efforce de dissoudre l'impasse relativiste dans un renversement de perspective permettant une pratique réaliste de ces sciences et un usage de vrai. L'ouvrage analyse de nombreux exemples puisés en anthropologie, psychanalyse, linguistique, sociologie, histoire, et se conclut par une analyse détaillée de l'effort réaliste de Michel Foucault.
Nombre de pages
530
Date de parution
18/08/2016
Poids
658g
Largeur
135mm
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EAN
9782810704194
Titre
Des sciences pour comprendre. Vérité et réalisme en sciences humaines
Auteur
Renaudo Gérard
Editeur
PU MIDI
Largeur
135
Poids
658
Date de parution
20160818
Nombre de pages
530,00 €
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Quand peut-on dire d'une société qu'elle est juste, s'il est vrai que le droit ne s'accorde jamais complètement au fait ? Quels rapports la société entretient-elle avec la religion ? Que veut dire se gouverner soi-même ? A l'aide des enseignements de l'histoire du droit, des leçons de la Révolution française et d'une critique lucide de son propre siècle, Michelet examine les passions du corps social et les mesure au critère du droit. Un droit qu'il conçoit non seulement comme une référence absolue de justice, facteur de cohésion de la société civile, mais aussi comme une norme que le nouveau sujet historique, le peuple, doit se réapproprier et reformuler pour lui-même afin de ne pas demeurer extérieur à ses actions. En faisant du droit l'expression d'une collectivité, le signe du travail de soi sur soi que toute société effectue, Michelet renouvelle l'interrogation classique sur la souveraineté politique. Mais il définit aussi une éthique de la responsabilité à l'échelle de l'histoire lorsqu'il accorde au lien qui unit les membres d'une communauté d'être un lien de mémoire. Relire le grand récit du droit de Michelet, c'est découvrir une véritable politique de la mémoire.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
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Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.