En Allemagne, dans les années qui suivirent la Première Guerre mondiale, Dieu était mort. Il fallait donc le réinventer, mais cette tâche délicate ne put être accomplie ni par les libéraux de la République de Weimar, ni par les militaires, encore moins par les communistes. Joseph Goebbels, fils chétif et infirme d'un ouvrier catholique travailleur, réussit là où les autres avaient échoué: il fit de Hitler un dieu, de son parti une église et du pangermanisme une religion nouvelle. L'auteur analyse les motivations qui poussèrent Goebbels et les qualités qui lui assurèrent le succès: sa formation intellectuelle, son refus violent du christianisme traditionnel; ses complexes physiques et sa frustration sociale; sa haine des juifs qui l'avaient empêché d'accéder à un poste dans une maison d'édition qu'ils contrôlaient; son intelligence souple et sa force de travail; enfin, la grande "affaire" de sa vie, sa rencontre avec Hitler et la fascination que celui-ci allait exercer sur celui-là, jusqu'à ce que la mort les unisse. Devenu ministre de la Propagande et de la Culture, Joseph Goebbels sera responsable de la mise en place du plus formidable appareil de propagande de l'Histoire. L'élaboration des méthodes technologiques et psychologiques modernes (mass media, conditionnement par répétition) situent le "petit docteur" à un rang privilégié par rapport aux autres manipulateurs de foules. Dans ce domaine, sa réussite confine au génie.
Nombre de pages
379
Date de parution
08/01/1992
Poids
516g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080606440
Titre
Joseph Goebbels
Auteur
Reimann Viktor ; Ghirardi Marianne
Editeur
FLAMMARION
Largeur
150
Poids
516
Date de parution
19920108
Nombre de pages
379,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Aribert Reimann est né en 1936 à Berlin. Son oeuvre Lear, reprise à l'opéra de Paris en 2019, en a fait l'un des compositeurs contemporains d'opéra les plus joués depuis 1978. Accompagnateur de grands artistes lyriques - celui préféré de Fischer-Dieskau qui lui souffla l'idée de Lear - conscient des voix, il déplace l'écriture vocale au service de la dramaturgie des textes qui l'obsèdent. Strindberg, Kafka, Maeterlinck, Lorca, Goll, Grillparzer ou Euripide se font chez lui l'écho des traumatismes des tragédies européennes qu'il a traversées, de la seconde guerre mondiale à la guerre froide et ne cessent d'être rattrapés par l'actualité - surveillance, réfugiés, écologie. Chacun de ses opéras lui donne l'occasion de se réinventer à l'aune de nouveaux défis techniques qui en font une figure irréductible à une école : loin d'un arbitraire maniériste, il s'agit avant tout pour lui de savoir ce qu'il y a derrière le son. Conçues comme un portrait, ses conversations dessinent, à travers paroles et gravures, les contours d'une grande figure de la musique allemande de la seconde moitié du XXe siècle et de l'opéra d'aujourd'hui.