Genre, moeurs et justice. Les Marseillaises et la violence au XVIIIe siècle
Regina Christophe
PU PROVENCE
20,00 €
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EAN :9791032000090
Quelles sont les possibilités offertes par la justice criminelle aux femmes à Marseille dans la seconde moitié du XVIIIe siècle ? Quel est le discours de la justice face aux actes violents ? Quel est le discours des plaignant(e)s, des accusé(e)s, des témoins et des voisins, une fois appelés à s’exprimer devant les autorités judiciaires ? Telles sont, entre autres, les questions traitées par l’auteur dans cette étude originale fondée sur le tribunal de la sénéchaussée, espace privilégié de la parole – censée être libre de toute contrainte –, dans lequel les justiciables parviennent à se mettre en scène, à jouer sur les émotions, à écrire le récit de leur vie, ainsi que de leurs difficultés, réelles ou simulées ; à raconter celui de leurs adversaires et à les attaquer, grâce à l’instrument judiciaire que tous savent utiliser au nom de la réparation de l’honneur. Les fonds criminels de la sénéchaussée de la cité phocéenne permettent d’apporter un éclairage novateur sur les actes violents féminins, les affaires de moeurs, les désordres conjugaux, les pratiques et les enjeux d’autres expressions de la violence (infanticide, suicide, morts accidentelles).
Nombre de pages
282
Date de parution
27/11/2015
Poids
448g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9791032000090
Titre
GENRE MOEURS ET JUSTICE
Auteur
Regina Christophe
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
160
Poids
448
Date de parution
20151127
Nombre de pages
282,00 €
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La place des femmes dans nos sociétés fait plus que jamais débat. Christophe Régina se revendiquedu même féminisme qu'Elisabeth Badinter: toute prétention à l'égalité se doit d'être totale. C'est ence sens qu'il a mené et rédigé son étude sur la violence des femmes. Derrière ce thème, il livre unevéritable réflexion sur le genre. L'auteur définit le concept de violence tel qu'il l'acceptera pour l'ensemble de ses analyses: la violence est une impatience dans le rapport avec autrui, un moment dialectique de difficulté sociale. S'appuyant sur de nombreux témoignages de femmes violentes ou de personnes ayant subi la violence d'une femme, ici retranscrits, il s'attache à qualifier la violence des femmes en termes de pratiques et en termes de perceptions. Durant des milliers d'années, la réalité de la violence des femmes a toujours été transformée, détournée. Ces mensonges restent prégnants aujourd'hui. Il revient notamment sur les hommes battus par des femmes. Ils seraient 130 000 chaque année en France. Pourtant aucun centre d'accueil n'existe pour eux dans notre pays,aucune campagne d'information n'est diffusée. Parallèlement, l'auteur questionne les campagnes sur les violences faites aux femmes. Par exemple, Amnesty International n'envisage à aucun moment les violences exercées par des femmes et contribuerait à la mondialisation de la femme victime.Concernant l'infanticide maternel, l'opinion publique et les médias se prennent de passions. Si le meurtrier est le père, la compassion disparaît. L'existence même de ces crimes pose la question du lien qui unit les parents à leurs enfants et remet en cause le concept selon lequel une femme est une mère. L'auteur, tel Simone de Beauvoir, rappelle que la maternité n'est ni un devoir ni une obligation mais une possibilité. Christophe Régina montre ici la persistance des stéréotypes de genre. Par exemple, il est admis que les crimes de femmes seraient surtout liés à des affaires amoureuses et qu'ils ne seraient pas motivés par l'argent. Or 74 % des meurtres commis par des femmes sont liés à l'argent. De même, l'auteur revient sur la cruauté dont les femmes seraient incapables. Que dire d'Irma Gresse, SS à Ravensbrück puis à Auschwitz condamnée à mort pour crimes de guerre, assassinats sommaires, fusillades massives, humiliations sexuelles
Faggion Lucien ; Regina Christophe ; Ribémont Bern
L?objectif de cet ouvrage est de comprendre comment les individus utilisent la machine judiciaire, d?appréhender les pratiques mises en oeuvre par les justiciables dans l?intention d?obtenir réparation, de voir leur honneur rétabli et de gagner face à leurs adversaires, du Moyen Age à nos jours, en France, en Italie, au Pérou, en Castille. Les procédés utilisés, fondés sur le respect des lois et des institutions, mettent en lumière la culture judiciaire de ceux qui sont appelés, tôt ou tard, à faire appel à la justice ou à répondre aux sollicitations des juges. C?est ainsi que, loin d?être des victimes passives devant l?appareil répressif, les justiciables, qu?ils soient victimes, déposants ou prévenus, parviennent à se justifier, à accuser, à sensibiliser, voire à imposer leurs vues aux acteurs de la justice. Ces derniers savent également, à leur tour, jouer de leur savoir et de l?autorité conférée par la maîtrise du droit et de la loi pour décider de l?issue d?une affaire. Reposant sur la transdisciplinarité, cet ouvrage privilégie trois axes de lectures : le genre en justice ; les discours et les critiques formulées à l?encontre de la justice ; enfin, le lien existant entre pouvoir, justice et stratégies.
Faggion Lucien ; Regina Christophe ; Garapon Antoi
Aujourd'hui, la presse écrite et télévisuelle, au même titre que le cinéma, ne cessent d'exposer dans l'espace public l'importance et la richesse des informations livrées par la justice, le fait judiciaire et l'écrit. Fondée sur une solide et ancienne tradition rhétorique, la manière de dire et de raconter un événement, filtré par la justice, rend singulière et originale la perception des faits décrits, met au jour la construction d'images (négatives et positives) et soulève l'ambiguïté du récit lui-même, entre ce qui repose sur la vérité et ce qui relève de la fiction. Ce volume, qui a privilégié une démarche pluridisciplinaire, à la fois synchronique et diachronique, est composé de dix-huit articles dont l'objectif a été de saisir le lien existant entre la justice et le récit en France, en Italie et en Espagne du XIVe siècle au XIXe siècle. L'intérêt a été prêté aux usages de la justice et de l'écriture, en passant du récit judiciaire au récit fictionnel, de l'espace privé à l'espace public, le tribunal étant l'espace où la parole se trouve finalement libérée.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.